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L’EAU DANS LA NATURE

A. Eaux superficielles.

i,a mer. — L’eau marine n’est utilisée comme boisson que dans des circonstances exceptionnelles et après une préparation spéciale. Mais elle intéresse sérieusement l’hygiène à d’autres égards.

Sous des noms variables, la mer occupe plus des deux tiers de la surface <lu globe. C’est la réelle collection d’eau et tout le reste n’en est qu’une dépendance. L’épaisseur de celle collection répond à son étendue, s’il est vrai que la mer atteigne par places des profondeurs de 10,000 à 13,000 mètres. Elle nourrit des êtres vivants, zoophyles, mollusques, crustacés, et même des poissons, jusqu’à des profondeurs variant entre 1,000 et 3,000 mètres, ainsi que l’ont montré les dragages opérés par les savants dans ces dernières années (le Challenger, le Travailleur, le Talisman ).

Le fait tout d’abord le plus saillant dans la constitution de l’eau marine, c’est la salure. Celle-ci est essentiellement d’origine géologique; elle s’est faite telle qu’elle est aujourd’hui, selon Dieulafait (de Marseille), à l’époque de la formation de la croûte solide du globe, par l’abaissement de la température, la réaction des acides sur les métaux. Il est vrai aussi que les fleuves apportent incessamment à la mer des sels dissous qui y resteront définitivement, puisque l’évaporation ne reprend que de l’eau.

Le degré de salure est variable et dépend de l’énergie de l’évaporation. Les eaux de la Méditerranée et de la mer Rouge, d’ailleurs presque isolées de la masse océanique, se concentrent positivement par ce mécanisme. Le chlorure de sodium prédomine ; puis, viennent les chlorures, sulfates et carbonates de magnésie et de chaux, le sulfate de soude, des traces de bromures et d’iodures alcalins. 11 va sans dire que la l’ichesse en sels détermine la densité de l’eau de mer.

Proportion de sels pour 1000 d'eau.

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