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PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE DES MICROORGANISMES

D. ScmzoaiYCÈTEs a formes de croissance vahiables. — Ce cadre est ouvert par Flügge à quelques espèces de grande taille, naguère encore rangées parmi les Algues , et chez lesquelles Zopf aurait découvert un cercle étendu de formes de croissance. Nous n’avons aucune compétence pour contrôler ces faits nouveaux et nous énumérons simplement les types de cet ordre : Crenothrix kühniana (voy. page 186), Beggialoa (p. 155), Phragmidiolhrix, Cladothrix, Mo/tas.

La plupart de ces organismes vivent dans les eaux au sein desquelles se putréfient des matières organiques et sont peut-être les agents de cette putréfaction ( Beggialoa alba , B. roseo-persicina , etc.). Pour l’hygiène, ils ne sont rien de plus que des indices suspects.

2° Physiologie générale des microorganismes.

On sait, depuis longtemps, que les Champignons inférieurs font repasser les combinaisons complexes de carbone et d’azote des matières organiques mortes, végétales ou animales, à l’état de combinaisons simples, aptes à rentrer dans le cercle de la vie et tout d’abord en nourrissant les végétaux supérieurs .

Mais les découvertes de Pasteur et des savants qui l’ont suivi ont fait voir que tel n’est point le mode uniforme de nutrition des microorganismes. Beaucoup d’entre eux prennent l’azote aux combinaisons simples (AzH3,Àz05), absolument comme les grands végétaux; d'autres se caractérisent par une modalité vitale inattendue et qui n’est môme pas invariable dans la même espèce. Il n’est guère de constant qu’un seul fait; c’est que les Champignons n’assimilent pas le carbone de CO2.

La nutrition, néanmoins, et par suite le développement, la reproductif des microorganismes, se traduisent par des phénomènes qui intéressent l’hygiène au plus haut point, à savoir, parles fermentations dans la matière organique inanimée, par les maladies chez les êtres vivants, vastes processus qui sont comme les fondions de ces agents infimes. Il n’en faut pas tant pour justifier ce paragraphe.

Nous avons déjà, au cours du précédent article, indiqué un certain nombre des conditions des milieux nourriciers, favorables ou non à la vitalité des microorganismes les plus intéressants, les circonstances de température, d’humidité, de luminosité, auxquelles sont subordonnés leurs succès ou leur ruine, les menaces que constituent pour telle ou telle espèce la concurrence vitale des espèces voisines. Nous ne ferons, dans les lignes qui vont suivre, que formuler à ces divers égards quelques lois générales, méthode que G. Flügge a très judicieusement adoptée.

Vutrition des microorganismes. — 1 . Les Moisissures. — Les moisissures renferment probablement, en dehors de l’eau, 30 p. 100 d’albumine, 40 à oo p. 100 de cellulose et 5 à S p. 100 de cendres. Dans celles-ci, les matières minérales seraient : potasse, 50; soude, 1,5; chaux, 1 ; magnésie, 12 ; oxyde de fer, 1; acide phosphorique, 30; un peu de silice, d’acide chlorhydrique et d acide sulturique. On suppose que l’eau forme aux environs Arnould, Hygiène. 2' édit. 30

4GG LES ORGANISMES INFÉRIEURS. fHygièuc

de 88 p. ICO de leur niasse, comme chez les grands Champignons. Il est possible d’induire, de ces données, les besoins de ces organismes.

Pasteur et Paulin ont fait à cet égard une série d’expériences. Ce dernier a trouvé que le meilleur milieu nourricier pour Aspergillus niger renferme : eau, 1,500 grammes; sucre candi, 70 grammes; acide lartrique, 4 grammes; nitrate d’ammoniaque, 4 grammes; phosphate d’ammoniaque, 0gr,6; carbonate de potasse, 0b'r,4; carbonate de magnésie, 0gr,4; sulfate d’ammoniaque, 0gr,2o et 0gr,Ô7 de sulfate de zinc, de sulfate de fer et de silicate de potasse. Aucun de ces éléments ne pouvait manquer sans qu’il en résultât une diminution dans la récolte.

Suivant Nageli, le besoin d 'azote ne peut être couvert par l’azote libre, ni combiné au carbone (cyanogène) ou à l’oxygène dans les acides picrique et nitrobenzique ; mais l’azote peut être pris aux nitrates, aux sels ammoniacaux, aux chlorures de méthyle etd’éthylamine, étaux corps suivants: triméthylamine, leucine, asparagine, acétamide, oxamyde, urée. En somme, les substances azotées les meilleures sont les albumines solubles et les peptones. Le carbone est pris aux hydrogènes carbonés des groupes CH3 ou GH2; jamais aux combinaisons du carbone avec l’oxygène ou avec l’azote seules, jamais aux acides gras insolubles. L’utilisation du carbone est d’autant plus parfaite que la combinaison du carbone est moins stable. Les meilleures substances sont : les sucres, la mannite, la glycérine ; les acides tartrique, succinique, acétique ; l’alcool éthylique, les acides quinique, benzoïque, salicylique, le phénol, et le carbone de l’asparagine, de la leucine, de la propylamine.

L 'hydrogène est fourni par l’eau. Le soufre , par l’albumine et par les combinaisons sulfuriques, sulfureuses, hyposulfureuses. Les matières minérales peuvent être rares, mais la soude ne saurait remplacer la potasse.

Les Mucédinées ont toujours besoin d 'oxygène libre. Aussi végètent-elles à la surface des liquides et aussi à la surface du corps de l’homme et des animaux et dans leurs voies aériennes. Elles ne pénètrent dans les liquides qu’autant qu’elles y trouvent de l’oxygène dissous et, même, si l’on plonge, par exemple, Mucor mucedo dans un liquide, il change son mode de développement, pousse des bourgeons, comme les levùres dont il fait, en effet, l’ofüce et, finalement, végète; il périrait, si précisément les bulles d’acide carbonique que produit cette levûre nouvelle ne soulevaient ses cellules et ne les ramenaient à la surface où elles rentrent dans les conditions normales de leur existence et reprennent vigueur. La présence de champignons sur l’homme, sur les animaux, sur divers insectes et sur des plantes, le succès des injections, dans le sang, de certains Aspergillus ne prouvent pas contre cette règle. En effet, ces champignons ne produisent, dans le sang, que du mycélium auquel suffit l'oxygène faiblement combiné de l’oxyhémoglobine ; les organes de fructification ne se montrent qu au dehors (Empusa, C or d y ceps, Botrytis Bassiana, Jsaria).

Les moisissures ont besoin d’eau; mais leurs exigences à cet égard sont très variées. On en voit prospérer au-dessous de 50 p. 100 d’eau dans le milieu nourricier, ce qui serait une sécheresse mortelle pour les Scliizo-

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