‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 117 sur 259 · Une · texte numérisé non relu

Une

et une étamine 174. Une graine.

| a un pétale

ï vivace, indigène , qui croit vés. Parties usitées : la racine.

Polygonum bUtorta. L.

les prés

Caractères botaniques. Tige herbacée , droite, de 1 ou 2 pieds de haut; feuil. radicales cordiformes, blanches en dessous, les caulioaires moins grandes, presque sessiles , semi-amplexicaules ; fl. roses , en épi ovoïde ; fr. ovoïde, triangulaire, lisse, à une seule graine.

Propriétés prtsiques. Celte racine, de la grosseur

du doigt, deux ou trois fois contournée sur elle-même , et présentant a chaque conclure , une sorte d'articulation , est brune a l'extérieur , rougeâtra a l'Intérieur , inodore et d une saveur astringente très-prononcée.

Propriétés chimique*. Elle contient un quantité de tannin , de l'acide gallique , de l'amidon et de l'acide oxalique. L'eau et l'alcool dissolvent ses principes actifs.

Usages. C'est un des meilleurs astringents indigènes que possède la matière médicale. On l'emploie aveeavantage dans les flux chroniques, les bémorrhagies passives du poumon et des intestins, lesdiarrbéesatoniques, etc. Unie à la gentiane ou à quelque autre substance amère , on a vanté la bislorte dans les fièvres intermittentes.

Patience oseille Rumex acelosa. L.

Plante Indigène, vivace, qui croit spontanément dans les prés, et qu'on cultive dans les jardins. Parties usitées: les feuilles.

Caractères botaniques. Racine rampante, brune • tige herbacée, de 1 à 3 pieds de haut, cannelée- feuilles radicales péllolées , ovales , obtuses, entières, les caulinaires sessi les, aiguës et embrassantes; fleurs petites, verdâlres, en panicule terminale; cal. à 6 lobes, tubuléi sa base ; 6 étam. insérées au cal.; 3 stigmates glandulaires; fr., akène a trois angles saillants.

PaopRiÉTÉs physiques. Toutes les parties de cette plante ont une saveur acidulé cl agréable, connue de tout le monde.

Propriétés chimiques. Elles contiennent une grande quantilé d'oxalate acide de pelasse, de l'acide tarlarique, du mucilage et de la fécule. L'eau dissout ses principes actifs. r

Usages. L'oseille est employée habituellement comme aliment. Son acidité agréable l'a fait ranger parmi les médicaments tempérants. Bouillie dans l'eau , elle lui communique une saveur aigrelette , et on remploie fréquemment de cette manière pour faciliter l'action des purgatifs.

Le suc exprimé de celle plante a été vanté comme un puissant anliscorbutiquc, et ses feuilles pilées et cuites

n, ixj

DE BOTAMQUE.

sont souvent mises en usage comme cataplasmes matu-

Patibscr commune, ttumcx patientia. L.

. i.diu.

Plaote indigène, vtvace, qui croit abondamment dans les lieux humides. Parties usitées ; la racine , et quel-

CARACTkaxs BOTAPfiQt ris. Tige herbacée, rameuse supérieurement , haute de 4 ou 5 pieds , cylindrique et cannelée ; feuilles alongées , sagillées , à longs pétioles ; rieurs verdàtre* en panicules à l'extrémité des rameaux; cal. turbiné, à 6 div.; 6 élam. insérées au cal.; 3 stigmates; fr., akène triangulaire.

Propriétés physiques . Racine longue, fibreuse, fusi-

inodore , et d'une saveur Acre et ; une saveur acidulé.

Propriétés chimiqurs. Cette substance , dont on n'a pas encore fait d'analyse exacte, parait contenir du soufre libre , de l'oxalalc de chaux , de l'amidon, el des principes •xtraclif* solubles dans l'eau.

Ura«B8. C'est un tonique peu énergique , qui jouit en même temps de propriétés diaphoniques qui ne sont ducs peul-êlre qu'à ce qu'on l'administre ordinairement en décoction chaude. Cette racine s'emploie habituellement dans le traitement des maladies cutanées el surtout de la gale Elle convient encore dans les affections atoniques du canal digestif. Administrée à trop hautes doses, elle occasionne des évacuations alvines et même des nausées. Les feuilles sont quelquefois conseillées comme anliscorbutiques; leur action est analogue à celle

.L. Pl. XXI.

Plante vivace, originaire de la Chine et de la Tartaric, et qu'on cultive en Europe. Parties usitées : la racine et un principe particulier.

Caractères botaniques. Tige simple, dressée, cylindrique , haute de 2 à i pieds , rameuse au sommet ; feuilles très-grandes, pétiolées, dont le limbe est divisé en 7 lobes aigus , incisés latéralement ; fleurs petites , jaunâtres, très-nombreuses, en panicule alongc'c au sommet de la tige ; cal. à 5 ou 6 div.; 9 élam.; 5 stigmates simples , presque sessilcs ; fr., akène à trois angles sail-

dans le i de rhubarbes, savoir :

La Rhubarbe de Moscovie , la plus estimée des trois, qui est en morceaux un peu aplatis, irréguliers, quelquefois anguleux, lisses, d'une couleur jaune à l'extérieur, marbrée irrégulièrement de veines rouges et blanches à l'intérieur, d'une cassure compacte, d'une odeur particulière très-prononcée , d'une saveur amère et astringente, croquant fortement sous la dent, colorant la salive en jaune safrané, et fournissant une poudre d'un jaune pur.

La Rhubarbe de la Chine , qui est en morceaux arrondis, plus gros que ceux de la précédente , moins lisses et moins bien parés , ordinairement percés de petits trous, d'un jaune sale,et recouverts d'une poussière jaunâtre en dehors, d'une texture compacte , d'un rouge terne et marbré de blanc en dedans, d'une cassure terne et raboteuse, croquant sous la dent, d'une saveur amère et d'une odeur analogue à celle de la précédente.

I.a Rhubarbe indigène , la moins estimée de toutes , qui ne provient pas seulement du Rheum pedmatum , mais aussi des R.undulatum et compactum , est en morceaux qui ressemblent beaucoup aux rhubarbes exotiques pour l'aspect et la forme, mais qui s'en distinguent facilement par leur couleur rosée en dehors , par leur odeur moins forte, par leur saveur peu amère , mucilagineuse el sucrée , et surtout parce qu'Us ne crola

Propriétés chimiques. Les rhubarbes de Chine el de Moscovie, dont la composition est, à peu de chose près, la même , contiennent un principe particulier auquel elles doivent leur odeur, leur saveur et leur couleur, cl qu'on a nommé Rhabarbarine , une huile fixe douce , peu abondante, du sur-malate de chaux, de la gomme, de l'amidon , de l'oxalate de chaux dans la proportion d'un tiers du poids , du ligneux et des sels de chaux el de potasse. La rhubarbe indigène en diffère en ce qu'elle ne contient qu'un dixième d'oxalate de chaux , moins de rhabarbarine, une plus grande proportion de tannin, d'amidon , et un principe colorant plus abondant el d'une teinte rougeâtre. L'alcool dissout 2,7 sur 10 de rhubarbe , l'élher 1,5 , et l'eau bouillante presque moitié. 11 est nécessaire de faire remarquer que cette racine perd en grande partie ses propriétés purgatives par flébullilion dans l'eau , et qu'elle devient plus amère el plus aslringenle.

La RHABARBARINE OU U^r.»... v« j.u»,

dans l'eau chaude, dans l'alcool el l'élher, insoluble dans l'eau froide, d'une saveur amère et irès-aprc; elle se volatilise au feu , et donno une vapeur jaune. Les alcalis lui donnent une teinte rouge, et elle forme avec les acides des composés jaunes insolubles.

Substance incomplète. Les acides forts, l'eau de chaux , les sulfates de fer cl de zinc, le nitrate d'argent, l'cméiiquc, le sublimé corrosif, les infusions de cachou, de quinquina et de cascarille.

Usages. La rhubarbe est à la fois tonique el purgative. A petites doses , elle agit seulement comme astringent ; mais à hautes doses, elle détermine d'abord les phénomènes de la purgalion, et ensuite agit à la manière des toniques. On l'emploie avec beaucoup de succès dans les cas de faiblesse de l'estomac, d'inap|»étence, de diarrhée , et en général dans les cas où un purgatif doui et non débilitant est indiqué. C'est un médicament trèsusité dans une foule de circonstances qu'il est impossible d'exposer ici, et qui convient très-bien aux enfauts ; on en vante l'usage dans le début du carreau. La rhubarbe indigène est beaucoup moins active que celle de la Chine . cl , pour en obtenir le même effet , il faut ordinairement tripler la dose.

La racine de Rhapontic, h heu m rhapontfcum , L-, plante très-voisine de la précédente, peut être employée dans le» mêmes cas et de la même manière-, seulement,

comme elle jouit de propriétés toniques assez prononcées, il faut en administrer des doses plus forte» pour produire un effet purgatif.

C/ H ARANT F.- HUITIEME r A. MILLE.

' chénopodées. Chenopodeœ. De Cand. — Atriplicea. lvs$.

fiantes herbacées ou ligneuses, à feuilles alternes ou opposées, sans stipules. Leurs fleurs sont petites, quelquefois unisexuées, disposées soit en grappes rameuses, soit groupées à l'aisselle des feuille». Leur calice monoscpalc, quelquefois lubuleux à sa base, est à trois, quatre ou cinq lobes plus ou moins profonds , persistants. Les étamines varient d'une à cinq ; elles sont insérées , soit à la base du calice , soit sous l'ovaire : ces élamincs sont opposées aux lobes du calice. L'ovaire est libre, uniloculaire, monosperme, contenant un seul ovule dressé, et porté quelquefois sur un podosperme plus ou moins long et grêle. Le style , qui est rarement simple , est à deux , trois ou quatre divisions terminées chacune par un stigmate subulé. Le fruit est un akène ou une petite baie. La graine se compose, tous son tégument propre, d'un embryon cylindrique grêle, recourbé sur un endosperme farineux ou roulé en spirale, et quelquefois sans endosperme.

Cette famille se compose des genres Chenopodium , Atrtplex, Salsola, Beta, SaUeornia, etc. Elle a , d une part , beaucoup de rapporU avec les Polygonées , qui en diffèrent par la gaine slipulaire de leurs feuilles, par leur embryon non recourbé, et leur radicule supérieure. Flic a aussi, d'une autre part, beaucoup d'analogie avec les Amaranthacées, dont celles-ci ne différent en réalité que par leur port et quelques autres caractères de peu d'importance. Les Chénopodées nous offrent l'exemple de genres à insertion périgynique, comme les Beta, BUrwm, Spinacia, et d'autres, en plus grand nombre, qui ont l'insertion hypogynique : tels que les Rivinia , Salsola, Camphorotma, Chenopodium, tic.

M. Robert Brown a proposé de séparer le genre Phytolacca des Cbénopodées , pour en former le type d'une famille particulière, sous le nom de Pbylolaccées. Cette famille, qui nous parait peu distincte , diffère par ses ovaires réunis au nombre de dix à douze , cl soudés en un seul fruit.

PL. XX. Fig. 175. Portion d une tige de Blète effilée, Blitutn virgatum*

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