Le calice ;o le même étalé pour
montrer la position du pistil
Sauge orriciîut*. SaMa ofJMnaUi. L.
Arbuste qui croit dans lo midi de la France. Partie* usitées : les feuilles et les sommités fleuries.
Caractères botaniques. Tiçe rameuse; feuilles alongées, à bords denticulés, à surface rugueuse; fleurs violacées , disposées en épi formé de verticilles rapprochés ; cal. subcampanulé ; cor. tubuleuse; 2 étam. à filets courts ; anthères à 2 loges , séparées par un conneclif filamcutiformc.
Propriétés physique». L'odeur de la sauge est forte , aromatique , et sa sa y eu r chaude , piquante et un peu amère.
Propriétés chimiques. Elle contient une grande quantité d'huile essentielle de couleur verte , qui fournit 0,125 de camphre, un peu d'acide gallique et de l'extractif. L'eau et l'alcool s'emparent des principes actifs de cette plante.
Usages. La sauge est stimulante et tonique On l'emploie avec avantage vers la fin des catarrhes chroniques, dans les dyspepsies , les diarrhées anciennes , les vomissements spasmodlques, etc. On la regarde encore comme puissamment emménagogue et carminative.Son infusion est employée en gargarisme, dans les cas d'angine atonique avec relâchement de la luette.
La Sauce , Salvia telarea , et la Sauge des près , S.pra<enjfr,L. .jouissent des mêmes propriétés.
Romarin orncr-uL. Rosmarinus offlcinaUs. L.
Arbuste toujours vert , qui se trouve au midi de la France. Parties usitées : les feuilles et les sommités fleuries , l'huile essentielle.
Caractères botaniques. Tige de 7 à 8 pieds de hauteur; feuilles sessilcs, alongées, étroites; fleurs d'un hlcu pâle , en petits épis à l'extrémité des rameaux ; cal. à 2 lèvres ; cor. à tube renflé supérieurement ; 2 étam. saillantes; anthères rapprochées; fr., tétrakène.
Propriétés physiques. Cette plante a une saveur âcre , chaude et légèrement astringente , cl une odeur très-forte.
Propriétés chimiques . Elle cont ienl une grande quantité d'huile essentielle incolore et d'une pesanteur spécifique de 0,88 lorsquelle a été rectifiée; elle se compose alors de carbone 82,21 , d'hydrogène 9,42, d'oxygène 7,73, et d'azote 0,64. Proust en a retiré 0,10 de camphre, un principe résineux et un peu de tannin.
Usages. Le romarin jouit des mêmes propriétés que les substances précédentes et s'emploie dans les mêmes cas , et surtout dans les digeslions laborieuses , la chlorose, etc.
Plante vivace, indigène, commune dans les bols. Par-
Caractères botaniques. Tige presque ronde , sousfrutescente , couchée, articulée; feuilles opposées, ovales , crénelées , petites ; fleurs d'un rose foncé , vcrlidllées par quatre; cal. a 2 lèvres , la supérieure à 1 dent , l'inferieure à 4; cor. unilabiée.
Propriétés physiques. Son odeur est faiblement aromatique, et sa saveur amère.
Propriétés chimiques. Le chamédrys contient de l'huile volatile et une grande proportion d'un principe extraclif amer. L'eau dissout ses principes actifs; l'alcool n'en prend qu'une partie.
Usages. C'est un stimulant qui se rapproche beaucoup des toniques , à cause de son principe amer. Il agit aussi comme diaphorétique. On l'emploie assez fréquemment dans le scrofule, le scorbut, les catarrhes chroniques, l'aménorrhée, les rhumatismes chroniques, etc. Enfin il paratt qu'on s'en est servi avec succès pour combattre certaines fièvre» intermittentes.
La Cermandrée ma ri m , Teucrium marum , L. , arbuste du midi delà France, très-voisin du précédent, qui jouit d'une odeur aromatique, analogue à celle de la ci* troonelle et d'une saveur amère, âcre et piquante, duc à une huile volatile assez abondante. On l'a vanté comme diaphorétique et emménagogue; mais il est peu employé de nos jours, quoique assez actif.
Il en est de même de la Gbrmandréi ivittb , Teucrium cKamapitys, L., plante très-commune aux environs de Paris; son odeur rappelle celle du pin , et sa saveur est très-amère.Son infusion chaude est puissamment diaphorétique , et on pourrait l'administrer avec avantage dans les cas qui réclament ce genre de médication.
La Germakdréb musquée, Teucrium iva, L., qui croit dans le midi de la France , ne diffère de la précédente que par son odeur plus aromatique; elle jouit des mêmes propriétés et s'emploie de la même manière.
La Cebmandrée scordium , Teucrium tcordium , L., plante très- voisine des précédentes , dont elle possède toutes les propriétés, était autrefois très-fréquemment employée, et entrait dans un très-grand nombre de préparations pharmaceutiques. L'élecluaire opiacé , qu'on nomme communément DiaseordHtm, lui doit son nom. Elle est presque inusitée aujourd'hui.
Menthe poivbéb. Mentha piperita. L.
Plante vivace , originaire d'Angleterre , cultivée en France. Parties usitée* : toute la plante ; l imite essentielle.
Caractères botaniques. Tige dressée, haute delà 2 pieds, rameuse; feuilles ovales, dentées sur les bords ; fleurs violacées , en épi court et très-serré à l'extrémité
Propriétés physiquis. L'odeur de cette plante est agréable et pénétrante ; sa saveur, piquante , chaude, amarescente est suivie d'une sensation de froid dans la
Propriétés chimiques. Elle conlient,en grande abondance, une huile essentielle jaunâtre et plus légère que l'eau , qui elle-même contient du camphre , un peu de résine et de l'extractif. Ses principes actifs sont soluble» dans l'eau et dans l'alcool.
Usages. La menthe poivrée, en raison de son huile essentielle, possède des propriétés stimulantes trèsprononcées. On l'administre en conséquence, et avec beaucoup d'avantage , dans les affections qui réclament l'emploi des excitants, et surtout dans les affections atoniques et nerveuses de l'estomac, telles que la dyspepsie, les coliques flatulcalcs, les vomissements spasmodiques, la cardialgie , etc. Elle est encore utile dans certaines aménorrhée* , la chlorose , l'hystérie et aulros maladies dites nerveuses. Enfiu on l'associe souvent à d'autres médicaments cl surtout aux purgatifs, pour faciliter leur action ou masquer leur odeur ou leur saveur désagréable.
Les autres piaules du même groupe possèdent, à peu de chose près, les mêmes vertus que la précédente; aussi les emploic-t-on dans les mêmes cas et absolument de la même manière. Les plus usitées sont : la Mrnthe crépue, Mentha crispa, I .; la Menthe vbrtb , M. viridis; la Mbnthb pouliot, M. puUQium, L., et la Menthe élégante, M. çentiUs, !..
Htssopb officinale. Bysopus officinaHs. L.
Arbuste indigèoe , qui croit dans le midi de la France. Parties usitées :\es feuilles et les sommités
fleuries.
Caractères botaniques. Tige sous- frutescente , rameuse, haute d'un pied; feuilles sessiles, étroites, aiguës; fleurs bleues ou roses, réunies à l'aisselle des feuilles supérieures.
Propriétés physiques. L'odeur de lliyssope est agréable et aromatique, et sa saveur chaude , piquante et un peu amère.
PnorniéTÉs chimiques. Il contient une huile volatile jaune, des principes amers, et un peu de soufre. Les principes médicamenteux sont extraits par l'eau et l'alcool.
Usages. Cette substance, légèrement stimulante , est vantée comme béebique et expectorante , et s'emploie très-fréquemment dans les catarrhes pulmonaires chroniques , dans la phthisie et quelques autres affections du poumon.
Glbcome lierrb terrestre. Glecoma hederacea. L.
Plante vivace qui croit dans les buissons et les baies. Parties usitées : les feuilles cl les sommités fleuries.
Caractères botaniques. Tige herbacée , rampante à sa base; fleurs violacées, roses ou blanches.
Propriétés physiques. Son odeur est forte, peu agréable, cl sa saveur amère cl piquante.
Propriétés chimiqi es 11 contient de l'huile essentielle et une matière amère qui noircit par l'addition du sulfate de fer. L'eau et l'alcool s'emparent de ses principes actifs.
Usagbs. Le lierre terrestre est très-employé, et à peu près dans les mêmes cas que l'byssope.
Lavande des jardins on officinale. Lavandula
vera, De C.
Plante Yirace du midi de la France. Parties usitées : les sommité* fleuries ; l'huile essentielle.
Caractères botaniques. Tige ligneuse , rameuse , blanchâtre; feuilles lancéolées , aiguës , entières, glauques; fleurs bleuâtres, verticillées, sessiles, disposées en épis terminaux.
Propriétés physiques. Son odeur est aromatique et irès-agréable, el sa saveur chaude et amère.
Propriétés chimiques. Elle contient une grande proportion d'une huile essentielle de couleur citrine , qui , elle-même, lient en dissolution 0,25 de camphre, elqui a une pesanteur spécifique de 0,87 lorsqu'elle a élé rectifiée. L'eau et l'alcool s'emparent de ses principes actifs.
Usages. Malgré ses propriétés stimulante* très-énergiques, la lavande n'est plus guère employée que comme parfum. Cependant elle peut être administrée avec avantage dans les mêmes cas que les substances précédentes. Quelques praticiens la recommandent dans les cas de céphalées, de tremblements des membres, et autres affections qui tiennent à un défaut d'action du système nerveux. Sa poudre est quelquefois employée comme sternutatoire.
La Lavande spic, Lavandula spica, L., très-voisine de la précédente, avec laquelle elle a presque toujours élé confondue, fournit l'huile essentielle nommée huile daspic.
La Lavande Stoechas , Lavandula steechas , L., plante indigène du midi de la France , ne diffère de la précédente que par son odeur qui est plus agréable ; comme elle, elle contient une huile essentielle très-odoranlc , cl peut a vantaccuscmenl la remplacer ; cependant elle parait moins aelive.
Mélisse officinale. Métissa officinaHs. L.
Piaule vivace , qui croit dans le midi de la France. Parties usitées: loule la plante.
Caractères botaniques. Tige rameuse, haute de 1 à 2 pieds ; feuilles opposées , cordiformes ; fleurs blanches, verticillées; cal. bilabié, la lèvre supérieure à 3div., l'inférieure à 2 div.
Propriétés physiques. La plante fraîche a une odeur Irès-agréable qui se rapproche de celle du citron, et une saveur austère el légèrement aromatique.
Propriétés chimiques. Elle contient de l'huile essentielle blanche et une petite quantité d'une substance exlraclive amère. L'eau et l'alcool dissolvent ses principes actifs.
Usages. La mélisse est un excitant peu énergique , qu'on regarde comme antispasmodique , el qu'on emploie très-fréquemment dans les affections nerveuse*. L'eau distiliéc de celte plante est le véhicule ordinaire
des potions dite* calmantes. Son infusion, prise chaude, est légèrement diaphonique.
La Bétoink officinale. Betonica ofJicinaUs , L., plante vivace, très-commune dans les bois, a une odeur faible et une saveur «mère et âcre. On n'emploie plus guère que la poudre de ses feuilles, comme ïternutatoire. La racine passe pour être émétique et purgative.
cinale, Prunetta vulgatii, L., etc., ont toutes été" employées autrefois; mais elles sont aujourd'hui complètement inusitées, quoiqu'elles possèdent des vertus stimulantes très-prononcées. Elles font partie de quelques composés officinaux , et entre autres de la Thériaque.
SOIX:\NT1-Ot: MR1EHI f AIE IUE.
* bohacixées. Boragineœ. Juss.
Marrubb blanc Ifarrubium vulgare. L.
Plante vivace, indigène , très-commune , qui fleurit pendant tout l'été. Parties usitées : les feuilles.
Caractères botaniques. Tiges relues, blanchâtres ; feuilles ovales , cotonneuses ; fleurs blanches , petites , verticillées; cal. à 10 dents.
Propriétés physiques. Le marrube jouit d'une odeur aromatique et comme musquée ; d'une saveur âcre, chaude et amère.
Propriétés chimiques. Il contient une huile volatile, un principe amer, et de l'acide galliquc. L'eau et l'alcool dissolvent ses principes actifs.
Usages. C'est un stimulant énergique, très-employé à la fin des catarrhes et des péripneumonies , dans la phthisie , les engorgements du foie , etc. On le donne encore comme emménagogue, antispasmodique et diaphonique. A trop liantes doses , il agit quelquefois comme laxatif.
La famille des Labiées fournit encore un grand nombre de plantes qui ont des propriétés excitantes plus ou moins énergiques ; mais comme la plupart d'entre elles ne sont plus employées que rarement , nous nous bornerons à indiquer succinctement les plus remarquables. Ce sont :
L'Origan marjolaine, Origanum majorana, L., et I'Okican commun. O. vulgare, L., plantes indigènes, vivaces, ont une odeur aromatique très-agréable, et une saveur chaude. On se sert de leur infusion, a l'extérieur, en lotions, bains, fumigations, etc. La poudre de marjolaine provoque l'éternuement et entre dans la composition de divers slerniitaloires.
Le Thym commun, Thymus vulgaris, L., petite plante vivace, qu'on cultive dans les jardins, est généralement connu et employé comme condiment. On l'a conseillé comme un excellent carminalif.
Le Thym serpolet, Thymus serpyUum, L., ne diffère du précédent que par son odeur moins aromatique. Il peut d'ailleurs très-bien le remplacer.
Le THYM CALaMENT, Thymus cala min tha , Scopoli, qui croit en Europe, a l'odeur et les autres propriétés de la mélisse, à laquelle on le substitue quelquefois.
Enfin la Catairb officinale, Nepeta eut aria , L., le Basilic, Oeymum basilicum, L., la Sarriette, Satureia hortensis, L-, I'Ortih blanche , Lamium album, L. , I'Agripaume, Leonurus cardtoca, L., la Prunelle offi-
Lcs Boraginées sont des herbes, des arbustes ou mdme quelquefois des arbres élevés , portant des feuilles alternes, souvent recouvertes, ainsi que les tiges, de poils très-rudes. Leurs fleurs Tonnent des épis unilatéraux , roulés en crosse à leur sommet , souvent réunis et formant une sorte de panicule. Leur calice est monosépalc, régulier, persistant cl à cinq lobes ; la corolle est monopétale, régulière, à cinq lobes : elle offre dans un certain nombre de genres , près de sa gorge, cinq appendices saillants, qui sont creux dans leur intérieur et qui s'ouvrent extérieurement à leur base. Les cinq clamincs sont insérées au haut du tube de la corolle , et alternent avec les appendices dont nous venons de parler, quand ceux-ci existent. L ovaire , porté sur un disque bypogyne, annulaire et sinueux, est profondément quadrilobé, à quatre loges monospermes , très-déprimé dans son centre ; le style naît de cette dépression cl se termine par un stigmate à deux loges. Le fruit se compose de quatre carpelles monospermes , plus rarement ils se soudent et forment un fruit sec ou charnu , à deux ou quatre loges, quelquefois osseuses, ou nniloculaire par avortement. Les graines ont leur embryon renversé dans un endospermo charnu , très-mince , et qui même quelquefois n'existe pas.
La famille des Boraginées a des rapports avec les Labiées par la structure de son pistil qui est la même, et ' avec les Scrophularinées. Mais on la distingue des premières par sa tige cylindrique, ses feuilles alternes , sa corolle régulière , ses étamincs au nombre de cinq, etc. ; des secondes par la structure de son ovaire et de son fruit.
Nous citerons ici comme exemples de genres de celle famille le» suivants :
S L Genres sans appendices à la corolle : Eehium, Lithospermum , Pulmonaria , Onosma, Cordia, etc.
S IL Cenres munis d'appendices : Symphytum , Lyeopsis, Anchusa , florago , Cynoglossum , etc.
Vcntenat avait proposé de séparer des Boraginées le genre Cordia , à cause de son fruit simple et charnu , cl d'en former une famille sous le nom de Sébesténibrs. Rob. Brown (Prodr. fl. nov. BoU.) pense que les genres ttydrophyllum, Ellisia et Phacelia, qui ont un fruit capsulaire, un gros endosperme corné, et des feuilles composées ou profondément lobées, forment une famille distincte qu'il nomme Hydrophyllées. Enfin, le professeur Schradcr , dans son excellent Mémoire sur les Boraginées, propose de les diviser en trois ordres distincts,
savoir : ta Boraglnécs, Ici Hj drophyllécs et le» Héliotroplées. Mai* les différences qui existent entre ces trois groupes, nous paraissent de trop peu d'importance pour justifier leur séparation comme familles distinctes. Pl.. XXIV. Fig. 243. Fragment d une tige de Vipérine ligneuse, EcMumfïuticotum.
211. Le pistil enveloppé à sa base par le calice persistant; a le même dépouillé du calice.