‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 14 sur 259 · DE BO · texte numérisé non relu

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vidu el la greffe, comme dans les animaux la lymphe coagulable s'interpose entre les deux lèvres d'une plaie récente qu'elle réunit et rapproche. Lorsque l'on examine la plaie d'une greffe, environ quinze jours après l'opération, on voit entre lo> deux parties rapprochées une couche mince de petites granulations verdi 1res dispersées dans un fluide visqueux. Ces petites granulations, rudiments de l'organisation végétale, sont produites par le cambium, qui se solidiûe et s'organise; phénomèue qui se répète toutes les fois que l'on fait une plaie superficielle à un arbre, el qu'on la garantit du contact de l'air.

Ce roojen de multiplication procure plusieurs avantages dans l'art de la culture : 1° il sert à conserver el à multiplier des variétés ou monstruosités remarquables, qui ne pourraient se reproduire au moyen des graines; 2° à procurer promplement un grand nombre d'arbres intéressants, qui se multiplient difficilement par lotit autre mo,ien; 3° à accélérer de plusieurs années la fructification de certains végétaux ; 4° à bonifier et à propager les variétés d'arbres à fruits, etc.

Le professeur Thouio a publié une excellente monographie des greffes, dans laquelle il rapporte tous les procèdes connus aux quatre seclious suivantes : 1° greffes par approche; 2° greffes par scions; 3° greffes pargemmes ou bourgeons; 4° enfin , greffes des végétaux herbacés. Nous allons faire connaître rapidement les procédés mis en usage pour opérer ces différentes greffes.

§ I. Greffes par approche.

Elles s'exécutent entredeux individus enracinés que l'on veut réunir et souder ensemble par un on plusieurs points de Icurlonguenr. Pourcela on fait anx parties que l'on veul greffer des plaies qui se correspondent exactement; et, en enlevant des plaques d'écorce d'égale grandeur, on réunit ces plaies, on les tient rapprochées , el on les garantit du contact de l'air.

On peut greffer par ce procédé des tiges, des branches, des racines entre elles, des fruits el même des fleurs avec des feuilles.

§ 2. Greffes par scions.

On pratique les greffes par scions avec déjeunes rameaux , ou même avec des racines que l'on sépare de leur individu pour les placer sur un autre, afin qu'ils)- vivent ets'v développent a ses dépens. Ordinairement on sépare les ramilles que l'on veut greffer, quelques jours, quelquefois même plusieurs mois avant de pratiquer celte opération, afin qu'ils soient moins en sève que les sujets sur lesquels ils doivent être placés. On a soin , dans ce cas, de les conserver, en plongeant leur extrémité inférieure dans l'eau ou dans la terre.

Avant d'opérer celte espèce de greffe, on coupe ordinairement la tête du sujet sur lequel on veut

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