‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 2 sur 259 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

les mouvements de l'animal : ce sont les Obres musculaires. Dans les végétaux, rien d'analogue; toutes les fibres sont en quelque sorte inertes et impassibles ; chez eux encore il n'y a rien de semblable au système nerveux , quoiqu'un ingénieux expérimentateur, M. Dutrochet, les ait sous ce rapport assimilés aux animaux. Dans ceuxci, les substances qui doivent servir à la nutrition sont d'abord absorbées à l'extérieur; elles séjournent pendant un certain temps dans une cavité particulière, où elles éprouvent une élaboration convenable avant d'être prises par les vaisseaux chylifères destinés à les répandre dans le torrent de la circulation. Mais dans les végétaux la nutrition se fait d'une manière plus simple:

les substances absorbées sont directement répandues dans toutes les parties du végétal, sans éprouver d'altération préalable ; en sorte que chez eux nous ne trou- Tons ni canal intestinal, ni estomac , puisqu'il n'y a point de digestion .

lies végétaux diffèrent encore des animaux par la marche de leurs fluides. Dans ces derniers , en effet , sauf un petit nombre d'exceptions , il y a une véritable circulation , c'est-à-dire que le sang ou fluide nutritif part d'un point où il reçoit son impulsion , se répand dans toutes les parties du corps , où il dépose, chemin faisant , les principes qui doivent servir à leur nutrition , pour revenir ensuite au point d'où il est parti. Mais dans les végétaux il n'y a

point de circulation à proprement parler :

les fluides nourriciers parcourent le végétal ; mais ils manquent de cet agent d'impulsion , du cœur , à la fois point de départ et de terminaison du^sang dans les animaux.

Les animaux se nourrissent toujours de substances organisées végétales et animales; dans les végétaux, au contraire, la nutrition se fait au moyen de substances inorganiques. Ce sont des gaz, de l'eau, des sels , etc. , qui servent au développement des parties de la plante.

Chez les végétaux , il n'y a pas non plus de poumons : cependant il y a une véritable respiration , ainsi que nous le ferons voir plus tard en traitant de la nutrition.

Mais la nature des gaz rejetés au dehors est très-différente dans les uns et dans les autres. Ainsi , dans les animaux c'est de l'acide carbonique, tandis que dans les végétaux c'est de l'oxigène.

La composition chimique offre encore quelques moyens de distinguer les végétaux des animaux. Ainsi tandis que les premiers se composent essentiellement d'oxigène d'hydrogène et de carbone, on trouve de plus , dans tous les animaux, de l'azote.

Il nous serait facile de pousser plus loin cette comparaison entre les végétaux et les animaux ; mais nous croyons en avoir dit assez pour faire connattre les différences principales qui existent entre eux.

BT DR

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