‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 3 sur 259 · A NATO MIE VÉGÉTALE · texte numérisé non relu

A NATO MIE VÉGÉTALE

Lorsqc'on examine l'organisation intérieure d'un -végétal à l'œil nu , ou mieux encore à l'œil aidé d'une forte loupe ou d'un microscope , on Toit qu'il se compose de cellules à parois minces et diaphanes , d'une petitesse extrême , d'une forme variable , tantôt régulière, tantôt irrégnliére, et de tubes ou vaisseaux cylindriques, épars ou réunis en faisceaux. Telles sont les deux formes principales sous lesquelles se présentent les parties élémentaires qui entrent dans la compotition des végétaux, et auxquelles on a donné les noms de tissu cellulaire et de t issu vasculaire. Nous allons les étudier successivement l'une et l'autre.

Vit TISSr CFXLELAIHE.

La première modification du tissu élémentaire des végétaux est le tissu cellulaire ou uiriculaire. Il se compose de cellules ou utricules contiguës les nnes aux autres , et dont la forme dépend en général des résistances qu'elles éprouvent. Quelques auteurs l'ont comparé à la mousse ou écume légère qui se forme sur l'eau de savon par l'agitation de ce liquide, ou à la surface des liqueurs en fermentation. On avait généralement pensé que les parois des cellules contiguës les unes aux

autres étaient communes aux deux cellules qui se touchaient. Mais cependant Malpighi avait déjà émis l'opinion que le tissu cellulaire était composé de vésicules d'abord distinctes, puis soudées, qu'il nommait utricules. Le professeur Sprengel de Ilalle, en 1 802 , plus récemment M. Dutrochet, et une foule d'autres phy siologistes distingués ont fait des observations qui confirment cette opinion. On peut isoler les unes des autres les cellules sans déchirement ; ce qui prouve que chaque cellule forme une sorte de petitcvésicnle qui a ses parois distinctes, et que là où deux cellules se touchent, la membrane qui les sépare est formée de deux feuillets , qui appartiennent k chacune d'elles. Les recherches récentes du professeur Amici, et surtout celles de M. Mirbel srir le développement du Marchantia , s'accordent avec celte opinion. Cette séparation des vésicules formant le tissu cellulaire peut s'opérer soit par la simple coction dans l'eau, ainsi que l'a fait le professeur Link, soit par l'ébnllition dans l'acide nitrique, comme l'a conseillé M. Dutrochet. Mais néanmoins, quelquefois les parois des cellules se soudent si intimement qu'il est presque impossible de les séparer les unes des autres.

On a émis sur la formation et la multiplication du tissu cellulaire plusieurs hypothèses dîfféren-

tes. Ainsi, suivant MM. Tréviranus cl Turpin, quand on observe le développement et la formation du tissu cellulaire dan6 les végétaux, on acquiert la certitude qu'il se compose de cellules d'abord isolées, mais qui, par les progrès de leur développement , finissent par se souder plus ou moins entre elles. En effet , suivant ces auteurs, dans les vésicules du tissu cellulaire on aperçoit, au moyen du microscope , des corpuscules ovoïdes ou arrondis, généralement de couleur verte, mais néanmoins offrant toutes les teintes possibles suivant les parties dans lesquelles on les observe. Ce sont ces corpuscules qui colorent le tissu cellulaire, dont les parois sont toujours diaphanes. M. Turpin, qui, dans un excellent mémoire (Méin. Mus., vol. xu), a de nouveau appelé l'attention sur ces corpuscules, leur a donné le nom générique de globuline. Cbaque grain de globuline est une petite vésicule, dans laquelle se forment plus lard d'autres petits granules { globulins, Turp. ) qui, s' accroissant successivement, Gnissent par rompre la vésicule qui les renfermait. Alors chacun d'eux devient à son tour une petite vésicule dans laquelle se développent de nouveaux granules qui présentent les mêmes phénomènes. M. De Candollc, considérant que c'est cette substance granuleuse qui colore toutes les parties des végétaux, a récemment proposé de lui donner le nom de chromule.

D'autres physiologistes expliquent d'une manière différente l'évolution du tissu cellulaire. C'est dans l'épaisseur même des parois des cellules que se développent celles qui viennent en augmenter le nombre. Aussi ce développement, cette multiplication n'a-t-clle lieu que tant que ces parois conservent une certaine épaisseur. On sait en effet que quand le tissu cellulaire et desséché, il n'est plus susceptible d'accroissement.

Le professeur Kicser dit que la multiplication des cellules prov ient de ces globules organiques que l'on trouve épars et nageant dans les fluides végétaux, et qui, après s'être fixés en une place, s'y développent et forment de nouvelles cellules.

Le beau travail que le professeur Mirbel a publié dans le courant de l'année 1032, sur l'organisation du Marchantia, tend à jeter un jour tout nouveau sur cette importante question. Pour arriver à un résultat plus certain, M. Mirbel a pris le Marchanda strictement ab oco, c'est-à-dire qu'il a suivi sa formation organique, depuis la graine ou séminule , jusqu'à son entier développement. Or, ces séminules de Marchantia sont aussi simplet que possible ; ce sont des ntricules membraneuses transparentes, remplies de globules jaunes. En les soumettant à la germination sur des lames de verre hnmides ou dans du sable très-fin , elles se gonflent, deviennent sphériques, et leurs globules prennent une teinte verte ; bientôt cbaque u trirule s'a 1 onge dans un point de m périphérie en no tube clof à «on extrémité. Ce tube se renfle

bicutôt en une nouvelle ulricule, émettant un tube, cl ainsi de suite. Dans ces nouvelles utricules et souvent dans les tubes , on voit des granules verts; chaque jeune individu représente une sorte de chapelet ou de cordon noueux , souvent ramifié. Le nombre des utricules allant ainsi en croissant, il en résulte d'abord une masse amorphe, mais qui petit à petit prend l'apparence foliacée, que la plante adulte doit conserver. De cette observation nouvelle l'auteur déduit cette conclusion : Que ce n'est pas par l'alliance d'utricules d'abord libres, que le tissu cellulairedu Marchantia se produit, mais par la force génératrice d'une première utriculc qui en engendre d'autres douées de la mémo propriété.

Cependant ce n'est pas là le seul mode de formation et de multiplication du tissu cellulaire. On peut rapporter à trois types différents ces divers modes. Ainsi, tantôt les nouvelles cellules se développent à la surface extérieure et libre des utricules déjà existantes ; et l'on peut appeler extrautriculaire ce mode de multiplication , dont le Marchantia nous offre un exemple ; tantôt c'est entre les utricules déjà existantes qu'apparaissent les nouvelles: formation intcr-utriculaire. Enfin de la paroi interne d'une utriculc peuvent naître un grand nombre d'autres utricules, qui finissent par absorber et faire disparaître l'utricule mère, dans laquelle elles se sont développées : c'esl la formation intra-utriculaire.

Quand elles n'éprouvent que la résistance occasionnée par la présence des cellules adjacentes, il n'est pas rare de trouver à ces cellules une forme à peu près hexagonale , en sorte qu'elles ressemblent assez bien aux alvéoles construites par les abeilles (Foy.fig. I,pl. 1). Mais elles peuvent être plus ou moins alongées, globuleuses ou comprimées , suivant les obstacles qui s'opposent à leur libre développement. U est même fort rare de leur trouver cette forme régulière et hexagonale que nous venons de signaler tout à l'heure.

Leurs parois sont minces et transparentes ; elles communiquent toutes ensemble , soit que leurs cavités s'ouvrent mutuellement l'une dans l'autre, soit qu'il existe sur leurs parois des pores, on même des fentes. Ces pores, qui sont à peine v isibles au moyen des instruments d'optique les plus forts , ont été aperçus par Lcuwenhoek et Ilill, et dans ces dentiers temps MM. Mirbel et Amici en ont de nouveau reconnu l'existence.

Moldenhaver a vn de semblables pores dans le tissu cellulaire du pétiole du Cycat revoluta et dans la moelle du sureau. Le professeur Link néanmoins en nie l'existence. Ce qu'il y a de certain, c'est que le tissu cellulaire d'un grand nombre de végétaux en parait tout-à-fait dépourvu, tandis qu'ils existent évidemment sur celui de quelques autres. Selon plusieurs physiologistes, et en particulier MM. Rudolpbi et Sprengel, les

diverses cellules communiquent entre elles par un point où leurs parois sont interrompues. -Mai? Bern hardi, le premier, démontra que la communication entre les cellules avait uniquement lieu par les pores invisibles de leurs parois. Cette dernière opiniooest généralement admise aujourd'hui. Ainsi il parait très-probable que c'est par exsudation que les fluides passent d'une cellule dans une autre.

Dans les parties ligneuses, les cellules du tissu aréolaire sont fort alongées, et forment des espéces de petits tubes parallèles entre eux, que M. Cassioi a proposé de nommer t «billes. Leurs parois sont opaques, épaissies; quelquefois mêruc elles finissent par s'oblitérer entièrement. C'est à celte modification que H. Link a donné les noms de / issu a longé et de prosen chyme.

Ce tissu alongé existe en abondance dans les végétaux ligneux. Il y est beaucoup plut commun que le tissu cellulaire régulier, et se compose de petits tunes étranglés de distance endistance. D'autres fois ils sont fusiformes, c'est-à-dire amincis insensîblementa leurs deux extrémités. C'est à cette modification des cellules du Ustu alongé que M. Dulrochet a donné le nom de clostre» ( Voy. fig. 2 , pl . 1 ) . Ils sont en général parallèles entre eux, plus ou moins opaques, et trèwmondants dans le Km ligneux. Il arrive parfois que les cellules du tissu alongé ne peuvent se toucher que par les points les plus gonflés, d'où il résulte entre eux des intervalles ou vides. Ce sont ces espaces vides qu'lledwig a nommés vasa retehentia ; Tréviranus, tneatus intercellularea , et Link ductus intercellulares. Leur forme est le plus souvent prismatique et triangulaire , quelquefois hexagonale. On les appelle méats.

Selon l'opinion du professeur Âmici, ces espaces ne contiennent jamais de liquide, mais seulement de l'air ; car les stomates ou grands pores de l'épiderme, qui, ainsi que nous le verrons prochainement en parlant de celle membrane, sont des organes qui ne livrent passage qu'à de l'air, sont toujours placé» devant un de ces espaces. Quand le tissu est trop compacte et les petits tubes trop serrés pour offrir de ces espaces, on ne trouve pas non plus de pores corticaux.

C'est dans l'intérieur de ces méats intcrcellulaires ou quelquefois dans les cellules de quelques végétaux à tissu lâche, que l'on trouve ces corpuscules en forme d'aiguilles, que M. De Candolle a désignés sous le nom de raphides. Us sont ordinairement réunis en faisceaux , sans adhérence manifeste avec les parois des cellules où on les observe ; leur consistance est ferme et roide. On les a vus dans le piper magnoliœfolium, la balsamine, la belle de nuit, le tritoma, etc. Selon il. Raspail, ces corps ne seraient que des cristaux très-fins d'oxalalc de chanx. De nouvelles observations sont encore nécessaires pour éclaircir ce sujet.

11 est encore une autre modification du tissu alongé qui mérite d'être mentionnée ici : ce sont les cellules qui forment les insertions on rayons médullaires de la tige des végétaux dicotylédons. Elles sont fort petites, alongées et placées horizontalement, au lieu d'être verticales.

Le tissu cellulaire, dans son état de pureté native , a peu de consistance ; il se déchire facilement. Aussi trouve l-on souvent dans certains végétaux des espaces vides, remplis seulement par de l'air, et qui résultent de la rupture des parois de plusieurs cellules. Ces espaces, auxquelsM. Mirbel a donné le nom de lacunes, se rencontrent surtout dans les végétaux qui vivent dans l'eau , et dans lesquels ils semblent s'opposer à la submersion et à la macération que ces plantes subiraient infailliblement par leur séjour prolongé dans ce liquide.

M Amici a une opinion toui-à-faii différente de celle que nous venons d'exposer sur les lacunes. Selon lui, elles ne sont pas, comme le pense M. Mlrbel , le résultat du déchirement des cellules. Ce sont des espaces plus ou moins réguliers, contenant constamment de l'air. Quelquefois elles offrent sur leur paroi interne des poils d'une nature particulière , en forme de houppe ou de pinceau, qui ont été vus par MM. Mirbel et Amici. On peut distinguer deux espèces de lacunes : les unes ont pour orifice les pores corticaux et communiquent avec l'air extérieur ; les autres n'ont aucune communication ev terne. Ces dernières existent surtout dans les plantes qui manquent de tubes poreux.

M. Link en distingue les cellules eosttpnsées, qui existent également dans le tissu cellulaire de* plantes aquatiques, et qui sont des cellules plus grandes dont les parois sont formées de cellules prismatiques disposées par séries alternes. Elles offrent des diaphragmes également celluleux, et c'est par ce caractère qu'elles diffèrent des lacunes.

Les cellules ne sont pas toujours vides intérieurement, elles contiennent fréquemment différentes matières. Ainsi quelquefois , surtout dans les jeunes végétaux , elles sont remplies de liquides aqueux; d'autres fois on y trouve des grains libres et éparsde fécule; dans un grand nombre de cas, leurs parois intérieures portent ces corpuscules colorés, qui donnent aux diverses parties la coloration qui leur est propre, et qu'on a désignés sous les noms de chlorophylle, glohulinc ou cbromule. Enfin les cellules alongées du bois sont encroûtées intérieurement d'une matière opaque plus ou moins dure, et dont la couleur varie suivant les diverses sortes de bois.

En terminant ici ce qui a rapport à l'organisation du tissu cellulaire , faisons remarquer qu'il jouit de deux propriétés essentielles : l'une qui est sa faculté d'absorber les liquides; la seconde, son excitabilité organique. C'est au moyen de

la

ces deux propriétés fondamentales que l'on peut expliquer plusieurs des phénomènes de la vie végétale, sur lesquels nous reviendrons plus en détail en traitant des fonctions nutritives.

Le tissu cellulaire existe dans tous les végétaux •ans exception. Quelques-uns mémo en sont uniquement composés : tels sont les champignons, les algues, les lichens, etc.

nO TISSC VASCULAIBE.

Le tissu vasculaire ou tubuloire estlasecondo modification du tissu élémentaire.

Les vaisseaux sont tantôt des lames de tissu élémentaire roulées sur elles-mêmes , de manière à former des canaux, tantôt des cellules plus ou moins alongées , placées bout à bout, et dont les diaphragmes ont souvent disparu. Les parois des vaisseaux sont quelquefois asseï épaisses , peu transparentes, et percées d'un grand nombre d'ouvertures au moyen desquelles ils communiquent avec les parties au milieu desquelles ils sont plongés. Ce» vaisseaux ne sont point continus depuis la base jusqu'au sommet de la plante , mais ils s'anastomosent fréquemment entre eux , et finissent quelquefois par se changer en tissu cellulaire.

On connaît sept espèces principalesde vaisseaux, savoir :

1° Les vaisseaux en chapelet ou moniliformes ; 2° les vaisseaux poreux ; 3° les vaisseaux fendus ou fausses trachées ; 4° les trachées ; les vaisseaux mixtes; G° les vaisseaux propres; 7° les tubes ou vaisseaux simples.

1° Vaisseauxen chapelet (fi%. 3, pl. I ). Ce sont des tubes poreux ou ponctués , resserrés de distance en distance, et coupés de diaphragmes percés de trous à la manière des cribles. Selon la plupart des anatomistes, ces diaphragmes n'existent pas. On les trouve principalement au point de jonction de la racine et de la tige, de la tige et des branches, etc. Ils sont simples ou rameux. Ces vaisseaux pourraient bien, selon nous, être considérés comme de simples cellules de tissu aréolaire , régulièrement disposées par séries ou lignes longitudinales.

3° Vaisseaux ponctués (fig. 4, pl. I). Us représententdes tubes continus, offrant un grand nombre de points opaques , que d'autres ont considérés comme des pores disposés par lignes transversales. M. Mirbel les nomme vaisseaux poreux. On les trouve dans les couches ligneuses de la lige , des racines et des branches.

8° Faussestrachées(û^. 4, S, pl. ]), tubes coupés do fentes transversales, suivant l'opinion la plus généralement adoptée. Us sont désignés par M. De Candolle sous le nom de vaisseaux annulaires, fendus ou rayés. Us sont très-abondanls dans les couches ligneuses des végétaux dicotj lédons , et dans les faisceaux ligneux des monocotylédons. Les bords de la fente sont plus épais et moins

transparents. La balsamine des jardinsen présente d'une grosseur remarquable. Beaucoup d'auteurs ont nié l'existence de ces fentes ; je puis assurer les avoir parfaitement vues et distinguées, sur des préparations que M. Amici m'a fait voir pendant son séjour à Paris.

4° Le» trachée s (Ûg. 6, pl. l), que Malpighi et Uedwig avaient comparées a l'organe respiratoire

transparente , roulée sur elle-même en spirale , et dont les bordB un peu plus épais se touchent de manière à ne laisser aucun espace entre eux, sans cependant contracter d'adhérence (l). Quelquefois néanmoins les spires des trachées ne se déroulent pas ; c'est à cette sorte de tube que Link a donné le nom de vaisseaux en spirale soudée. Selon MM. Link et Schrader, la lame roulée en spirale est creusée engouttière sur son côté interne. Dans les dicotylédons , on les observe autour de la moelle; et dans les monocotylédons, c'est ordinairement au centre des filets ligneux. L ccorce et les couches annuelles du bois n'en contiennent jamais. On en trouve quelquefois dans les racines, et il est très-facile de les dérouler encore dans les nervures des feuilles, les pétales, les filets des étamincs, etc. A leurs extrémités, les trachées so terminent en tissu cellulaire, selon M. Mirbel, tandis que, d'après M. Dutrocbet, elles finissent par une sorte de cône plus ou moins aigu.

Uedwig considérait les vaisseaux spiraux ou trachées, queGrew appelait vaisseaux aériens, comme composés de deux parties , savoir : d'un tube droit et central, rempli d'air, et qu'il nommait pour celle raison vaisseau pnoumatophore , et d'un tube roulé en spirale sur le précédent , rempli de fluide aqueux, et auquel il donnait les noms de vaisseau adducteur, chyiifère, etc. M. Link pense également que la lame spirale est un véritable tube , souvent d'un diamètre assez grand pour pouvoir être facilement aperçu au microscope ; en un mot , il adopte tout-à-fait l'opinion d'Uedwig. M. Viviani, de Gênes-, se range également à cette manière d'envisager les trachées, dans le Traité d'anatomie et physiologie végétales qu'il vient de publier cette année 1832. M. Bernhardi les considère comme formées d'un tube extérieur très-mince , dans lequel une petite lame argentine est roulée en spirale , de manière a en tenir les parois écartées. Enfin, quelques auteurs admettent que les spires des trachées sont unies entre elles par une membrane tres-mince, qui se déchire très-facilement quand le fil spiral vient à se dérouler. Cette manière de voir a aussi été adoptée par Moldcnhaver.

Les trachées ne sout pas toujours simples ; on trouve souvent des trachées à double ( Voy. fig. 7, pl . 1 ) , triple, et mémeà un très-grand nombre de spi-

(Ij Elles ont la plus grande ressemblance avec le» élastiques en fil de lailon «pic I on met dans les bretelles.

raies parallèles, comme on l'observe dans beauroop de plantes monocotylédones , et le bananier en particulier.

3° Les vaisseaux mixtes, découverts par M. Mifbel , participent à la fois de la nature de tous les autres, c'est-à-dire qu'ils sont alternativement poreux , fendus ou roulés en spirale dans différents pointsdeleurétendue. Cependant M. Aniici, qui a fait un grand nombre d'observations micros-

les fausses trachées ne deviennent des trachées. D'ailleurs, ainsi qu'il le fait remarquer, ces deux sortes de vaisseaux occupent une place tout-a-fait différente dans l'intérieur du végétal.

6° Les vaisseau r propres , que l'on désigne encore sous le nom de réservoirs des sucs propres, sont des tubes courts, non poreux, contenant un suc propre , particulier à chaque végétal. Ainsi , dans les conifères , ils contiennent de la résine ; dans les euphorbes, un suc blanc et laiteux, etc.

On les trouve dans les écorces, la moelle, les feuilles et les fleurs. Ils sont tantôt solitaires, tantôt réunis en faisceaux.

M. Mirbel, et après lui M. Tréviranus, divisent les vaisseaux du suc propre en simples et en composés. Les premiers sont des rangées simples de cellules montant le long du tissu cellulaire ; les seconds sont des faisceaux de vaisseaux propres simples, qui, par leur réunion , laissent entre eux un espace vide, dans lequel ils déposent leur suc propre. Cette opinion sur la structure des vaisseaux propres simples diffère beaucoup de celle de MM. Mirbel et Schultz , qui les considèrent comme de véritables tubes, et non des rangées de cellules superposées. J'ai vu également dans quelques plantes à suc propre, comme dans les figuiers, par ciemple, que ce suc était contenu dans de véritables canaux simples et cylindriques, sans apparence d'aucune espèce de diaphragme.

7° Les tubes simples sont des vaisseaux d'un volume variable , souvent ramifiés et anastomosés entre eux, servant au mouvement circulatoire de la sève, et dont les parois minces, ou plus ou moins opaques, ne présentent aucun pore visible.

Ces différentes espèces de vaisseaux, auxquelles on pourrait ajouter un grand nombre d'autres modifications , se réunissent souvent plusieurs entre elles, et constituent des faisceaux alongés, soudés ensemble par du tissu cellulaire; elles forment alors les fibres proprement dites. Ce sont ces fibres on faisceaux de tubes qui constituent la trame et en quelque sorte le squelette de la plupart des organes foliacés de* végétaux.

On appelle, au contraire, parenchyme , la partie ordinairement molle, composée essentiellement de tissu cellulaire, que l'on observe dans les fruits, dans les feuilles, etc. Cette expression s'emploie par opposilionau taoXfibie. Toute partie

qui n'est point fibreuse est composée de parenchyme.

C'est en «'unissant de diverses manières que les tissus parenchymateux et fibreux constituent les différents organes végétaux. Dans tous, en effet, nous ne trouvons par l'analyse que ces deux modifications essentielles du tissu fondamental.

Suivant la nature des fluides qu'ils contiennent, beaucoup de physiologistes avaient divisé les vaisseaux en vaisseaux lymphatiques ou séveux, vaisseaux du suc propre , et vaisseaux aériens. Mais les différents auteurs d anatomie et de ph) siologic végétales sont loin d'être d'accord sur la classe I laquelle on doit rapporter les diverses espèces de vaisseaux que nous avons fait connaître. Ainsi, par exemple , Malpighi , (irevv , Hedwig et plusieurs autres botanistes anciens considéraient les trachées comme des vaisseaux destinés à ne contenir que de l'air. I.ink a soutenu la même opinion, qu'il a étendue aux vaisseaux poreux et aux fausses trachées. D'après les observations du pro-. fesseur Mirbel , l'existence des vaisseaux aériens avait été révoquée eu doute, et même niée absolument. Ainsi il considérait tous les tubes des végétaux comme uniquement destinés à la circulalion de la sève. Cette opinion vient d'être combattue par le professeur Amiri. Cet habile observateur dit positivement qu il s'est assuré par l'observation, que les trachées, les fausses trachées, les vaisseaux poreux , et en général tous les organes lubuleux ou cellulaires des végétaux qui offrent des trous ou fentes visibles, ne contiennent jamais qne de l'air. Quand le diamètre de ces tubes est assez grand, on peut facilement vérifier celte observation en coupant ces tubes en travers, on les trouve constamment vides; si l'on fait cette section sous l'eau , on voit que chacun d eux présente à son orifice une petite bulle d'air.

Maintenant un très-grand nombre de physiologistes partagent cette opinion , et les tubes dont les parois offrent des pores ou des fentes , ne sont plus considérés généralement que comme des organes propres à la transmission des fluides aérîforraes. Nous reviendrons au reste plus en détail sur cette importante question , quand nous traiterons de la nutrition.

Les ouvertures ou pores dont sont percés les vaisseaux poreux sont très-fréquemment organisés comme les pores de l'épiderme , c'est-à-dire qu'ils offrent à leur contour une sorte de bourrelet circulaire, ou de rebord. Cette observation , due à M. Mirbel, a été confirmée par M. Amici. Ce dernier tire de cette ressemblance une induction de plus en faveur de son opinion sur la nature du fluide contenu dans ces vaisseaux. En effet, ainsi que nous le verrons plus tard, les grands pores de 1 epidcrmcnelivrent jamais passage qu'à des fluides aéri formes.

L'air contenu dans les vaisseaux poreux ne corn, mimique pas avec l'air extérieur. M. Amici pense

qu'il est produit dans l'intérieur même du tissu végétal , mais sa nature n'est pas encore parfaitement connue.

Dans les végétaux ligneux, où les vaisseaux aériens finissent par disparaître , les rayons médullaires en tiennent lieu et remplissent les mêmes fonctions. Ils sont, en effet, composés de petits tubes placés horizontalement, ou de cellules poreuses alongées en travers, qui, suivant le professeur de Hodène, servent à établir la communication des parties intérieures du végétal avec l'extérieur. Ces tubes ou cellules ne contiennent jamais que de l'air.

D'après ce que nous avons dit précédemment, on voit qu'il existe deux moyens principaux de communication entre les diverses parties du tissu végétal. Dans les cellules ou les tubes aériens , la communication a lieu par le moyen de pores intermoléculaires ou de fentes extrêmement petites, mais doul on peut constater l'existence et reconnaître l'organisation parle secours du microscope. Ces pores manquent absolument dans le tissu cellulaire proprement dit, et dans les vaisseaux que nous avons désignés sous le nom de tubes simples. Dans cette partie du tissu des végétaux , la commnnicalion a lieu, soit par une sorte d'imbibillon, soit par les espaces intermoléculaires des lames du tissu cellulaire.

Quoique les porcs que l'on observe sur les parois des cellules alongées des vaisseaux moniliformes et des vaisseaux poreux aient été vus et décrits avec une exactitude minutieuse par un grand nombre d'auteurs modernes, et spécialement par MM. Mirbel et Amici , néanmoins M. -Dutrocbet , dans son mémoire sur l'analomie de la sensilive, vient tout récemment d'en nier l'existence. C'est sur cette assertion qu'il a fondé un système que nous exposerons ici en peu de mots. Cet observateur prétend que les organes décrits par M. Mirbel comme des pores entourés d'un bourrelet saillant, ne sont rien autre chose que de petites cellules globuleuses placées dans l'épaisseur des parois des aréoles du tissu cellulaire ou des vaisseaux , et remplies d'une matière verte transparente. Ces cellules, dit l'auteur, en leur qualité de corps sphériques transparents , rassemblant les rayons lumineux dans un foyer central, doivent paraître opaques dans leur pourtour et transparentes à leur centre ; ce qui les aura fait croire perforées. Il n'y a donc pas de pores. Mais il nous semble évideut que M. Dutrochet s'est entièrement mépris. Les corpuscules qu'il a examinés , et qu'il a cru être les pores décrits par M. Mirbel, sont des organes lout-à-fail différents de ces derniers : il n'est donc pas étonnant qu'il ne les ail pas vus perforés. Ce sont ces grains de substance amylacée ou ces petits corps glanduleux verdâtres, dissémiués en abondance dans toutes les parties du tissu végétal, et auxquels M. Turpin a récemment donné le nom de globulinc. La dé-

négation de M. Dutrochet tombe donc tout-a-fait d'elle-même, puisque ses observations ont rapport à un organe tont-à-fait différent.

Croyantque les pores du tissu cellulaireétaientdes cellules pleines d'une substance verdâtre , l'habile expérimentateur que nous combattons ici devait faire l'application de cette observation aux vaisseaux sur lesquels on avait décrit des trous ou des fentes. Aussi a-t-il prétendu que les vaisseaux poreux ne sont que des tubes qui offrent de ces cellules globuleuses et verdilres disposées d'une manière plus ou moins symétrique, et que les fausses trachées ou vaisseaux fendus présentent ces cellules rangées par ligues transversales.

L'auteur a examiné ensuite quelle est la nature de cette matière verdâtre, etqucls sont ses usages. L'ayant essayée par les réactifs chimiques, il a reconnu qu'elle était concrescible par le moyen de l'acide nitrique, et qu'ensuite les alcalis la ramenaient à son état primitif. Or, c'est absolument de celte manière que la substance cérébrale des animaux se comporte avec les mêmes réactifs. Il arrive donc à cette conséquence , que cette matière verdâtre est un véritable système nerveux , ou plutôt en sont les éléments épars ; il les nomme corpuscules nerveux. Cette considération, dit-il, appuyée sur l'analogie de la nature chimique des corpuscules globuleux, est encore fortifiée par l'observation de la structure intime du système nerveux de certains animaux. Ainsi, dans les mollusques gastéropodes, la substance médullaire du cerveau est composée de cellules globuleuses agglomérées, sur les parois desquelles il existe une grande quantité de corpuscules globuleux ou ovoïdes, qui ue sont que de très-petites cellules remplies de substance médullaire nerveuse. La similitude de cette organisation avec celle que nous venons d'indiquer dans les végétaux est parfaite , selon M. Dutrochet, et force à convenir que les végétaux sont pourvus d'un système nerveux.

Nous nous sommes contenté d'exposer ici les opinions émises récemment par ce célèbre physiologiste : nous les examinerons plus en détail en parlant de la mobilité des végétaux, après avoir étudié les fonctions des feuilles.

On a beaucoup discuté sur la nature et principalement sur l'origine des vaisseaux des végétaux. Quand on examine une plante à son état naissant, elle n'est encore composée que de tissu cellulaire; plus tard, au contraire , on y trouve des vaisseaux. On a dû naturellement se demander comment ces nouveaux organes s'étaient formés au milieu du tissu cellulaire, où on les observe alors et où ils n'existaient pas avant. Cette question de la plus haute importance a été souvent agitée, sans qu'on ait pu jusqu'à ce jour la résoudre directement par l'observation. Ainsi, les uns ont dit que c'était la sève qui, en s'élevant des racines vers les parties supérieures du végétal, se frayait des conduilsà travers le tissu cellulaire, et qu'ainsi les vaisseaux n'étaient

formes en quelque corte que par une cause mécanique. Mais en admettant que cette hypothèse fui vraie, ce que nous sommrs loin de croire, elle n'expliquerait pas cette diversité de forme et de structure qui existe dans les diverses sortes de vaisseaux et spécialement celles des trachées.

D'antres ont avancé que les tubes nelaientqu'une modification du tissu cellulaire, et nous nous étions nous-roéme range à cette opinion sans pouvoir l'admettre autrement que par le raisonnement. On disait que les organes tubuleux des plantes ne sont que des lames de tissu cellulaire diversement enroulées sur elles-mêmes.

Le second mémoire que le professeur Mirbel a lu (S décembre 1032 et 7 janvier 1833) à l'académie des Sciences , nous parait propre à jeter un jour tout nouveau sur cet important problème. Partant toujours de ce principe, qui entre ses mains a déjà été si fécond en résultats nouveaux, quepourbien connaître un organe, il faut le suivre dans toutes les phases de son développement, M.Mirbel, en étudiant la structure des orgXnes reproducteurs du marckantia polymorphe/, est arrivé à l'un de ers grands résultats qui marquent une époque nouvelle dans une science. La face inférieure de cette expansion foliacée en forme de chapeau découpé, où sont placés les organes reproducteurs femelles, présente i l'époque de sa maturité des lames contournées en hélices ou tire-bouchon , qui servent à lancer comme autant de ressorts les propagulcs dont leurs parois sont recouvertes. Ces organes ont été nommés il a lires , et il est impossible de n'y pas reconnaître lamémcstructure que dans les vaisseaux trachées; cette analogie a été admise par plusieurs phytotemistes. Or, en examinant les organes au moment où on commence à les apercevoir, le célèbre physiologiste dont nous analysons le travail, a reconnu qu'ils consistaient d'abord chacun en une simple utricule. Ce fait est tellement important que nous laisserons M. Mirbel parler lui-même :

« Quand le pistil eut atteint le degré de développement que j'ai indiqué précédemment, les utriculcs intérieures se détachèrent les unes des autres , tandis que celles de la superficie restèrent étroitement unies, et constituèrent un sac balonné bien clos, dans lequel les utricules intérieures se trouvèrent emprisonnées. Celles-ci n'eurent pas toutes le même sort; il y en eut qui se développèrent en longs tubes grêles, pointus aux deux bouts, et qui, si je ne me trompe , adhéraient par l'un de ces boutsà la face interne du sac, et d'autres en beaucoup plus grand nombre, qui.de polyèdres qu'elles étaient d'abord, passèrentà la forme sphérique en arrondissant insensiblement leurs angles. Sur chaque utricule alongéc en tube était faiblement collée une double série de ces utricules arrondies : les

noies vertes.

» En avançant en ige, les utricules composant le sac et les utricules «longées en tubes éprouvè-

rent des modifications sur lesquelles je doisattirer toute l'attention des physiologistes. Trois ou quatre anneaux placés parallèlement l'un au-dessous de l'autre parurent en léger relief sur chaque utricule du sac. Ils faisaient corps avec la membrane ntriculaire, et toutefois ils s'en distinguaient par leur opacité. Sans la présence de cette membrane, je les aurais confondus avec les tubes à jour auxquels on a donné le nom de vaisseaux aumilaires. ^ » Les utricules l ongées en tubes ne différaient d'abord des autres utricules que par la forme; elles avaient donc une paroi membraneuse, mince, unie, diaphane, entière, incolore; mais elles ne tardèrent pas à s'épaissir, à perdre leur transparence, et elles se marquèrent tour a tour dans toute leur longueur, de deux stries parallèles très-rapprochées et tracées en hélice. Puis elles grandirent . et leurs stries devinrent des fentes qui découpèrent d'un bout à l'autre la paroi de chacune en deux filets, et les circonvolutions des filets s'écartèrent, imitant les circonvolutions du tire-bourre. Enfin, les deux filets se colorèrent en jaune de rouille et la métamorphose fut si complète, que si je n'avais pas suivi les modifications pas à pas, je me garderais bien de dire aujourd'hui que ces deux filets furent primitivement unesimple utricule; mais le fait est constant, et j'ai la conviction que quiconque recommencerait la série de mes observations avec la forte volonté de ne rien laisser échapper de ce qu'il est possible de voir, arriverait au même résultat que moi.

» Chaque paire de filets roulée en hélice est désignée sous le nomd elatère par les botanistes. L'identité organique est notoire entre les élatères du marchant ia polymorpha , et les tubes découpés en hélice que Grew a nommés aertesielsei Malpighif/ac/iée*. »

Plus loin l'autenr arrive iun résultat tout-a-fai( semblable, en examinant la structure progressive deectte lame intérieure de tissu cellulaire qui revêt la face interne des anthères dans les végétaux phanérogames. A l'époque où les loges de l'anthère s'ouvrent pour laisser échapper le pollen, les utri cules de cette lame celluleuse se présentent sous des formes très-variées, mais plus souvent découpée» en lanières étroites et enroulées en hélice :

« A l'origine des utricules (j'entends à l ige le plus jeune où il me fut possible de les observer) je trouvai qu'elles étaient membraneuses et closes. Cet état de choses dura presque jusqu'au moment de la déhiscence de l'anthère et de la maturité du pollen. Ce fut alors seulement qu'un changement extraordinaire se manifesta dans une ou plusieurs couches d'ulriculcs placées immédiatement au-dessous de la lame utriculaire superficielle. Ses utricules s'agrandirent dans tous les sens, et leurs parois te divisèrent en lanières ou en filets, dont la position rappelait très-bien la forme primitive des utricules. La métamorphose ne se faisait pas par transitions appréciables; elle était si brusque, que

je ne pus jamais surprendre la nature à l'œuvre. Quoi qu'il en soit , j'obtins la preuve la plus positive que lesulriculcs à elaire-voie étaient de simples transformations des utricules closes, et non des formations nouvelles.

» Ainsidans les anthères, les utricules percées de trous comme les tubes poreux, fendues comme les fausses trachées, partagées en anneaux comme les tubes annulaires, découpées en hélice comme les trachées, ont été originairement des utricules membraneuses et closes, et ne sont, après leur métamorphose, que lesanalogues des tubes poreux, des fausses trachées, des tubes annulaires ou des trachées, lors même qu'elles ne s'alongenl pas. Eu effet, la forme tubuleuse n'est qu'un caractère accidentel; n'avons-nous pas vu dans le marc ha ntia les utricules s'alongcr en tubes pour former des racines ou desélatères, et les élatères devenir de tout point semblables aux trachées? »

D'après ces belles observations, il est impossible de révoquer en doute la transformation d'ulricules d'abord parfaitement closes en utricules et en tubes plus ou moins alongés , percés de fentes ou découpés en lanières étroites, enroulés en manière de tire-bourre. Ce n'est pas forcer la conséquence, que de dire que très-probablement les vaisseaux ou tubes qu'on trouve dans les plantes ont eu pour point de départ, pour origine commune, une utrîcule. Cette ulricule, ainsi que nous l'avons vu pour celles qui donnent naissance aux élatères du marchant t'a , ne diffère en rien de toutes Icsautres au milieu desquelles elle se trouve placée, et cependant quel changement n'éprouvet-elle pas. Nous devons donc admettre que toutes les utricules ne jouissent pas absolument des mêmes propriétés ; il en est quelques-unes qui , sans qu'on puisse le reconnaître par aucun caractère extérieur, ont la faculté de pouvoir se modifier sous l'influence de certaines causes, et même de changer entièrement de nature. Ainsi , la cellule qui jouit de la propriété de pouvoir devenir un tube fendn ou une trachée , n'offre rien h l'extérieur qui la distingue des autres. Cette utriculc, une fois qu'elle a éprouvé les modifications nouvelles dont elle est susceptible , s'accroît avec ses nouveaux caractères , comme toutes les antres parties de la plante, par suite de l'assimilation des matériaux que lui fournit la nutrition.

Pour terminer tout ce qui a rapport à l'examen de l'anatomic des différentes parties constituantes et élémentaires de l'organisation végétale, nous devons nous qccuper des glandes et des poils considérés dans leur structure analomique. Quant à l'épiderme qui revêt toutes les parties du végétal, nous exposerons plus loin sa structure, quand nous parlerons de l'organisation des tiges, et de celle des feuilles.

Les Glandes sont des organes particuliers qu'on observe sur presque toutes les parties des plantes, et qui sont destinés à séparer de la masse générale

deshumeursun fluide quelconque. Par leursusagcs et leur structure, elles ont la plus grande analogie avec celles des animaux. Elles paraissent formées, ainsi qu'il résulte des recherches de M. Mirbel, soit uniquement de tissu cellulaire, soit de tissu cellulaire très-fin dans lequel se ramifient un grand nombre de vaisseaux. Dans le premier cas, elles sont destinées à sécréter un liquide excrémentiliel, qui suinte à l'extérieur et recouvre leur surface; dans le second, le fluide qu'elles sécrètent est reporté dans le tissu général , où il parait servir à la nutrition.

Leur forme et leur structure particulière sont très-variées, et les ont fait distinguer en plusieurs espèces. Mais on a également donné ce nom à des corps ou organes fort différents , et qui ne sont pas destinés à sécréter des humeurs. Ainsi, par exemple, Guetlard, à qui on doit un travail étendu sur ce sujet, nommait glandes miliaires les stomates ou pores de l'épiderme.

1° On nomme glandes vésiculaires de petits réservoirs remplis d'huile essentielle, logés dans l'enveloppe herbacée des végétaux. Elles sont trèsapparentes dans les feuilles du myrte et de l'omnger, et se présentent sous l'aspect de petits points transparents lorsqu'on place ces feuilles entre l'œil et la lumière. Ces prétendues glandes ne sont peut-être que des réservoirs où s'amasse le suc propre.

2° Glandes globulaires. Leur forme est sphérique ; elles n'adhèrent à l'épiderme que par un point. On les observe surtout dans les Labiées. Elles contiennent de l'huile volatile.

3° Glandes utriculakes ou en ampoules. Elles sont remplies d'un fluide aqueux, incolore, comme dans la glaciale, où ces glandes, placées sur toutes les parties herbacées de cette plante, lui forment comme une couche inégale et glacée.

4° Glandes papillaires. Elles forment des espèces de mamelons ou de papilles, qu'on a comparées à celles de la langue. On les trouve dans plusieurs Labiées, par exemple dans la sariette (*atureia hortennis).

Enfin il y en a de lenticulaires , de sessilcs, d'autres qui sont portées sur des poils. La tribu des drupac es dans la famille des Rosacées, la famille des Passiflores et beaucoup de Légumineuses, de Malvacées, offrent sur leur pétiole ou le limbe de leurs feuilles, des glandes d'une forme très-variée, et qui souvent fournissent de bons caractères pour distinguer les espèces.

Les Poils sont des organes filamenteux , plus nu moins déliés, servant h l'absorption et à l'exhalation dans les végétaux. Il est peu de plantes qui en soient dépourvuoe. On les observe principalement sur celles qui vivent dans les lieux secs et arides. Dans ce cas, ils ont été regardés par quelques botanistes comme servant a multiplier et à augmenter retendue de la surface absorbante des végétaux. Aussi n'en voit-on pas dans 1rs plantes

très-succulentes , comme les plantes grasses , ou relies qui virent habituellement dans l'eau.

Les poils paraissent être, dans beaucoup de cas, les canaux excréteurs des glandes végétales. En effet , ils sont fréquemment implantés sur une glande papillaire. Ne sait-on pas que les poils des orties ne déterminent cette sensation brûlante et la formation d'ampoules sur la peau que parce qu'en s'y enfonçant, ils y versent en même temps un fluide irritant , sécrété par les glandes sur lesquelles ils sont implantés. Quand, par la dessiccation, ce fluide s'est évaporé, les poils des orties oc produisent plus le même effet?

On distingue les poils en glandulifères, excréteurs , et eu lymphatiques. Les premiers sont ou appliques immédiatement sur une glande , ou surmontés par un petit corps glandulaire particulier, comme dans la fraxinelle (dictamnus albu»); les seconds sont placés sur des glandes dont ils paraissent être les canaux excréteurs, destinés à verser au dehors les fluides sécrétés; enfin, les troi- »ièmcs no sont qu'un simple prolongement de fépiderme.

La forme des poils offre un grand nombre de variétés. Ainsi il y en a de simple» , de rameux, de subtiles, de capité». D'autres sont creux et coupés de dislance en distance par des diaphragmes horizontaux. Dans les Malpigbiacéesitsont la forme d'une navette, et sa position horizoutale.

Ils sont quelquefois solitaire», ou bien rassemblés en faisceaux , en étoiles, etc.

La structure anatomique des poils est généralement très-simple. Quelquefois ils sont composés d'une seule cellule plus ou moins alongée; d'autres fois ce sont plusieurs cellules placées bout à bout, de telle sorte que le poil semble être un tube cloisonné intérieurement. Enfin , dans certains cas, le poil est formé d'un nombre plus ou moins considérable de cellules diversement groupée».

Quant à lenr disposition sur nne partie (disposition que l'on désigne sous le nom depube»cence), nous en parlerons en traitant, sous ce rapport, des modifications de la tige.

Nous venons de considérer la structure anatomique des végétaux , de pénétrer dans l'intérieur de leur tissu, de séparer et d'analyser les rudiments ou orties élémentaires de leur organisation ; étudions maintenant le végétal considéré dans son ensemble : voyons quels sont les organes ou parties qui le composent dans son état parfait de développement.

Cn végétal, dans son dernier degré de développement et de perfection, offre à considérer les organes suivants :

1° La racine, ou cette partie qui, le terminant inférieurcment , s'enfonce ordinairement dans la

terre où elle fixe le végétal , flotte dans l'eau , quand celui-ci nage à la surface de ce liquide.

a° La lige qui , croissant en sens inverse de la racine, se dirige toujours vers le ciel, du moins au moment où elle commence à se développer, se couvre de feuilles , de fleurs et de fruits, et se divise cn branches et rameaux.

3° Les feuilles, ou ces espèces d'appendices membraneux, insérés sur la lige et ses divisions, ou bien partant immédiatement du collet de la racine.

4° Les fleur», c'est-à-dire des parties très-complexes, renfermant les organes de la reproduction dans deux enveloppes particulières, destinées à les contenir et à les protéger : ces organes de la reproduction sont le pistil et les étamine». Les enveloppes florales sont la corolle et le calice.

5° Le pistil , ou organe sexuel femelle , simple ou multiple, occupant presque toujours le centre de la fleur, se compose d'une partie inférieure creuse, nommée ovaire, propre à contenir les rudiments des graines, ou les ovule»; d'une partie glanduleuse, située ordinairement au sommet de l'ovaire, destinée A recevoir l'impression de l'organe mAlc, et que l'on appelle ttigmate; quelquefois d'un style, sorte de prolongement filiforme du sommet de l'ovaire, qui supporte alors le stigmate.

G° Les étamine», ou organes sexuels mâles, composées essentiellement d'une anthère, espèce de petite poche membraneuse, le plus souvent à deux loges, renfermant dans son intérieur la substance propre à déterminer la fécondation ou le pollen. Le plus ordinairement l'anthère est portée sur un filet plus ou moins long; dans ce cas Yét aminé se trouve formée d'une anthère ou partie essentielle , d'un filet ou partie accessoire.

7° La corolle, ou l'enveloppe la plus intérieure de la fleur, souvent peinte des plus riches couleurs, quelquefois formée d'une seule pièce et dite alors corolle monopétale; d'autres fois polypétale , c'est-A-dire composée d'un nombre plus ou moins considérable de pièces distinctes, qui portent chacune le nom de pétale.

8° Le calice, ou enveloppe la plus extérieure de la fleur, de nature foliacée, ordinairement vert, composé d'une seule pièce, etdans ce cas nommé monosépale; ou formé de plusieurs pièces distinctes, qui sont nommées sépale»; il est appelé alors poly sépale.

9° Le fruit, c'est-à-dire Y ovaire développé et renfermant les graines fécondées , est formé par le péricarpe et les graine».

1 0° Le péricarpe , de forme , de consistance très-variées, est l'ovaire développé et accru , dans lequel étaient contenus les ovules, qui sont devenus les graines. Il se compose de trois parties , savoir: ïépicarpe, ou membrane extérieure, qui définit la forme du fruit; l'endocarpe , ou membrane qui revêt sa cavité intérieure simple ou mul-

tiplc; enfin une partie parenehy roatcusc située et contenue entre ces deux membranes, et qu on nomme sarcocarpe. Le sarcocarpe est surtout trésdévcloppë dans les fruits charnus.

1 1° Les graines contenues dans un péricarpe, y 6ont attachées au moyen d'un support particulier, formé des vaisseaux qui leur apportent la nourriture ; ce support est le trophosperme , ou placenta. Le point de la surface de la graine où s'attache le trophosperme, se nomme hile ou ombilic.

Quelquefois le trophosperme, au lieu de cesser au pourtour du hile, se prolonge plus ou moins sur la graine, au point de la recouvrir même enlièrcment.C'cstàceprolongemenlparliculierqu'on a donné le nom à'arillc.

La graine se compose essentiellement de deux parties distinctes, ïépisperme et l'amande.

1 2° L'épispcrme est la membrane ou le tégument propre de la graine.

1 3° L'amande est le corps contenu dans ïépisperme.

14° L'amande est composée essentiellement de l' embryon, c'est-à-dire de celte partie qui, mise dans des circonstances convenables, tend à se développer et à produire un végétal parfaitement semblable à celui qui lui a donné naissance.

1 5° Outre l'embryon , l'amande contient encore quelquefois un corps particulier de nature et de consistance variées, sur lequel est appliqué l'cwbryon, ou dans l'intérieur duquel il est entièrement caché ; ce corps a reçu les noms à'endosperme, de périsperme et d'albumen.

L'embryon est la partie essentielle du végétal ; c'est pour concourir à sa formation et à son perfectionnement que tous les autres organes des végétaux paraissent avoir été créés. Il est formé de trois parties: l'une inférieure ou corptradiculaire ; c'est celle qui, dans la germination, donne naissance à la racine ; l'autre, supérieure, est la gemmule; c'est celle qui, en se dévoloppant, produit la tige , les feuilles cl les autres parties qui doivent végéter à l'extérieur; enfin une partie intermédiaire et latérale , qui est le corps cotylédonaire, simple ou divisé en deux parties, nommées cotylédons. De là, la division des végétaux pourvus d'embryon en deux grandes classes : les Monocotylédons, ou ceux dont l'embryon n'a qu'un seul cotylédon; et les Dicotylédons , ou ceux dont l'embryon présente deux cotylédons.

Telle est l'organisation la plus générale et la plus complète des végétaux. Mais on ne doit pas s'attendre à trouver toujours réunies sur la même plante les différentes parties que nous venons d'énumérer rapidement ; plusieurs d'entre elles manqucnltrés-souventsurlc même végétal. C'est ainsi, par exemple, que la tige est quelquefois si peu développée, qu'elle parait ne point exister, comme dans le plantain, la primevère; que les feuilles

n'existent pas du tout dans la cuscute; qu'on ne trouve pas de corolle dans tous les Monocotyledons, c'est-à-dire qu'il n'existe alors qu'une seule enveloppe autour des organes sexuels; que cette seule enveloppe disparaît quelquefois, comme dans lesaule, etc.; que souvent encore la fleur ne renferme que l'un des deux organes sexuels, comme dans le coudrier, ou lesétamincs elles pistils sont contenus dans des fleurs distinctes; ou enfiu que les deux organes sexuels disparaissent quelquefois entièrement, et la fleur alors est dite neutre, comme dans la boulc-dc-ncigc (ciburnum opulus), l'hortensia, etc.

Cependant, dans les différents cas que nous venons do citer , cette absence de certains organes n'est qu'accidentelle, et n'influe pas d'une manière marquée sur le reste de l'organisation ; en sorte que ceux de ces végétaux daus lesquels ces organes manquent, ne s'éloignent point sensiblement, ni dans leurs caractères extérieurs, ni dans leur mode de végétation et de reproduction , de ceux qui les possèdent tous.

Mais il est d'autres végétaux qui, parla privalion constante des organes sexuels, par leurs formes extérieures, la manière dont ils végètent et se reproduisent , s'éloignent tellement des autres plautes connues, que de tout temps ils en ont été séparés pour former une classe à part. C'est à ce» végétaux que Linnée a donné le nom de cryptogames , c'est-à-dire de plantes à organes sexuels cachés ou invisibles, pour les distinguer des autres végétaux connus , dont les organes sexuels sont apparents, et qui avaient reçu pour cette raison le nom de phanérogames.

Les cryptogames sont fort nombreuses; elles constituent environ la septième ou huitième partie des cinquante à soixante mille végétaux connus aujourd'hui.

Comme elles sont dépourvues de graines , et par conséquent d'embryon et de col\ lédons , on les appelle aussi Inembryonées ou Acotylédones. On arrive donc ainsi à trouver dans les végétaux trois grandes divisions fondamentales, tirées de l'embryon , savoir :

1° Les Inembryonés ou Acotylédons , c'est-àdire les plantes dans lesquelles on n'observe ni fleurs proprement dites , ni par conséquent d'enibryou et de cotylédons ; telles sont les Fougères , les Mousses, les Hépatiques, les Lichens , les Champignons , etc.

Les Embryonés ou Phanérogames , plantes pourvues de fleurs bieu évidentes, de graines et d'embryon. On les distingue en :

3° Monocotylédones , ou celles dont le corps cotj lédonaire est d'une seule pièce , et développe une seule feuille par la germination ; tels sont les Graminées, les Palmiers, les Liliacées, etc.;

8» Et en Dicotylédones, ou celles dont l'embryon , offrant deux cotylédons , développe deux feuilles séminales par la germination ; par exem-

pic : les chênes, les ointes, les Labiées, les CYucifêtcs, etc. Le nombre des végétaux dfco/y/érfoii* est plus considérable que celui des acotglédom et des monocolylédons réunis.

Telles sont les grandes divisions fondamentales établies dans lo règne végétal. Nous avons cru devoir les exposer ici en abrégé, et en donner une idée •uccincle, parce que, dans le cours de cet ouvrage, nous serons fréquemment obligés d'employer les noms à'acotylédons , de monocolylédons , et de dicotylèdons , qui , s'ils n'eussent point été définis d'abord , eussent nécessairement arrêté l'ordre naturel des idées. C'est ici que nous sommes forcés du convenir que la marche des sciences naturelles n'est point aussi rigoureuse que celle des sciences physiques et mathématiques. On ne peut pas toujours, dans l'exposition des faits et des notions fondamentales qui appartiennent à l'histoire naturelle, procéder strictement du connu à l'inconnu. Il est souvent impossible d'éviter de passer par certaines idées intermédiaires, non encore définies, et de supposer dans ceux pour lesquels on écrit , des connaissances qu'heureusement ils possèdent presque toujours.

Nous avons , autant que possible , cherché à remédier à cet inconvénient dans l'exposition de ces notions élémentaires. Nous nous sommes efforcés d'exposer les faits dans leur dernier degré de simplicité, afin que ceux même qui n'ont encore aucune connaissance de cette science pussent aisément suivre le développement successif dans lequel nous allons entrer au sujet des différents organes des végétaux.

La vie dans les végétaux so compose de l'exercice

de deux grandes fonctions , la nutrition et la reproduction ou génération. Elle est par conséquent plus simple que dans les animaux, où l'on trouve de plus les fonctions de relation, c'est-à-dire la locomolilité cl la sensibilité, destinées a les mettre en rapport avec les corps ou les êtres qui les environnent. Toutes les parties, ou tous les organes dont se compose le végétal, concourent à l'une ou à l'autre de» deux fonctions qui lui sont propres. Il nous a paru convenable de les diviser en deux classes :

1° Suivant qu'ils servent a leur nutrition , c'està-dire à puiser dans le sein de la terre ou de l'atmosphère les substances nutritives propres à leur développement : on les appelle alors organes de la nutrition ou de la végétation. Tels sont la racine, la Uge , les bourgeons et les feuilles , etc.

2° Suivant qu'ils servent à la reproduction de l'espèce : on les nomme organes de la reproduction ou de la fructification. Tels sont la fleur, ses différentes parties, et le fruit qui leur succède.

Nous commencerons d'abord par étudier les organes de la nutrition ; et nous ferons suivre cette étude de celle des organes de la fructification.

L'ordre le plus naturel des idées eût été sans doute de commencer par étudier les organes de la plante dans la graine qui les renferme déjà à l'état rudlmentaire; d'en suivre ensuite les progrès ultérieur» jusqu'à leur état le plus parfait de développement; mais l'organisation de la graine étant, sans contredit, un des points les plus difficiles de la Botanique, il nous a semblé qu'il fallait d'abord accoutumer en quelque sorte nos lecteurs à des idées et à des faits plus simples , afin de les faire arriver ainsi par degrés aux parties les plus compliquées de l'organisation végétale.

PREMIÈRE CLASSE

onCAÎÏES DB Là BVTB1TIOX OC DR LA V ÉG R T A T I 0 X .

Les organes de la nutrition ou de la végétation sont tous ceux auxquels est confié le soiu de la conservation individuelle des végétaux. Ce sont les racines, les tiges, les bourgeons, les feuilles, les «Upules, et quelques-uns de ces organes dégénérés, tels que les épines , les aiguillons , les vrilles. En

effet, la racine , enfouie dans lo sein de la terre , absorbe nne partie des fluides nutritifs et réparateurs ; la lige transmet ces fluides dans tous les points de la plante, tandis que les points de la plante, tandis que les feuilles, étendues au milieu de l'atmosphère, y remplissent les mêmes fonctions que les

racine* dans la terre, et serrent 41a fols d'organes absorbants et exhalants. On voit, parce court expose de leurs fonctions , que ces différents organes tendent tons à une même ûn ; qu'ils nourrissent le végétal etconcoureutà sa végétation, c'est-à-dire au développement do toutes ses parties.

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