Un groupe de trois fruits ; a un
autre dégagé de son involucre.
Chb>e commun. Quercu.% Bobur. L.
Arbre indigène , très-commun dans toute l'Europe. Parties usitée» : l'écorce.
Caractères botanique». Fleurs mâles, chatons grêles , pendants , écaille caliciforme plane , lobée , 6 à 8 étam. insérées à sou centre; fleurs femelles; 3 stigmates; involucre uniflore, formé d'écaillés imbriquée» ; fruit : gland entouré à sa base d'une cupule écailleuse.
Propriétés phtsiqurs. Cette écorce, épaisse, raboteuse, crevassée, noirâtre au dehors et souvent couverte de lichens lorsqu'elle a été priie sur de grosses branches, est lisse et d'un gris bleuâtre, marquée de larges places blanches, quand elle provient de jeunes pousses; elle est rougeâtre en dedans, et d'une saveur très-styplique ; réduite en poudre, elle porte le nom de fan.
Propriétés chimiques Elle contient une grande quantité de tannin, de l'acide gallique et une matière extractive; tous ces principes sont soluhlesdans l'eau. Conwell et Scaltergood viennent de découvrir, dans l'écorce de plusieurs espèces de chênes de l'Amérique , un nouveau principe immédiat qu'ils nomment Quercine. Cette substance blanche, inodore et insipide, forme des sclscrislallisables avec les acides minéraux , mais ne se combine pas, assurent-ils, avec les acides végétaux.
Usages. L'écorce de chêne est un des astringents les plus énergiques , à cause de la grande quantité de tannin qui entre dans sa composition; aussi faut-il l'administrer à l'intérieur avec ménagement; car, a trop hautes doses ou trop long temps continuée , elle fatigue l'estomac , et produit la cardlalgie. On l'a beaucoup vantée , il y a quelques années , comme fébrifuge ; mais elle ne saurait remplacer le quinquina. On l'emploie avec avantage , comme astringent, dans certaines dysenteries, dans les diarrhées rebelles, dans les bémorrhagies passives, les leucorrhées et autres écoulements muqueux aloniques. A l'extérieur, on s'eo sert en lotions et en gargarismes.
Chêne agallb. Çuereu* infectoria. Oliv.
Arbre élevé qui croit dans ÏAsie-Mïneurc. Parties
Propriétés phtsiqces. Corp* charnus, globuleux, de la grosseur d'une cerise, durs, pesants, raboteux, d'une couleur brune ou verdAlre, et d'une saveur amère et astringente. Ceux qui sont blancs , légers , percés d'un trou, sont beaucoup moins estimés.
Propriétés chimiques. Suivant H. Davy, les noix de galle contiennent sur 500 : tannin 130, acidegalliqueSI; mucilage 12, matières salines 12 ; le reste est une substance ligneuse. L'eau et l'alcool s'emparent des principes actifs.
Usages. L'action astringente de cette substance est encore plus forte que celle de la précédente; à trop hautes doses , elle occasionne des douleurs d'estomac et des vomissements. Ses usage» sont à peu près les mêmes que ceux de l'écorce de chêne. Kn gargarismes, on l'emploie avec beaucoup d'avantages pour combattre la salivation mercurielle.
Tout le monde connaît les usages du liège qui est la couche épidermoïde de l'espèce de Chêne portant le même nom, Quercus suber, L.; celte écorce contient un acide particulier que les chimistes ont nommé subérique. Il est sous forme de poudre blanche , terreuse , d'une saveur acide assez prononcée, rougissant le papier de tournesol , solublc dans l'eau chaude, s'unissant aux bases salifiables, etc On l'obtient en distillant de l'acide nitrique sur du liège rapé.