CENT .SOIXANTE-DEUXIEME FAMILLE
conifères. Cvniferœ. J. Rich.
Cette famille se compose de tous ces arbrisseaux et grands arbres atant de l'analogie avec le Pin et le Sapin , et que l'ou désigne communément sou» le nom d'arbres verts el résineux. Leurs feuilles, coriaces et roides, persistent dans toutes les espèces , excepte dans le Mélèze et le Gingo. Ces feuilles sont tantôt linéaires, subulées, réunies au nombre de deux à cinq, et accompagnées à leur base d'une petite gaine scarieuse, ou bien elles sont en forme d'écaillés imbriquées ou lancéolées , etc. Les fleurs sont constamment unisexuées, et en général disposées en cônes ou chatons. Le» fleur» mâles consistent essentiellement chacune dans uoe étamine tantôt nue, tantôt accompagnée d'une écaille â l'aisselle ou à la face inférieure de laquelle elle est placée ; assez souvent plusieurs étamioes s'entregreffenl ensemble par leurs filets el leur» anthères, qui sont uniloculaires ou biloculaires , restent distinctes ou se soudent. L'inflorescence des fleurs femelles est très-variable, quoique généralement elles forment de» cônes ou chatons écail-
Les amandes du Noisetier ou Coudrier, Cotytusavellana, L., donnent par expression, une huile grasse, siccative , bonne à manger, et que l'on fait entrer dans la préparation de plusieurs médicaments.
leux : ainsi, elles sont quelquefois solitaires, terminales ou axillaires, ou bien réunies dans un involucrc charnu ou sec. Chacune de ces fleurs présente un calice monosépale, adhérent avec l'ovaire, qui est en partie ou en totalité infère. Son limbe, quelquefois tubuleux , est tantôt entier et taulût àdeux lobes divariqués, glanduleux sur leur face interne, et que l'on a généralement considérés comme deux stigmates. L'ovaire , à une seule loge, contient un seul ovule. A son sommet il présente communément une petite cicatrice qui est le véritable stigmate. Tantôt ces fleurs femelles sont dressées à l'aisselle des écailles ou dans l'involucre où elles sont placées ; tantôt elles sont renversées et soudées deux à deux , par un de leurs côtés, à la face interne et vers la base des écailles qui forment le cône. Le fruit est généralement un cône écaillcux ou bien un galbule, dont les écailles sont quelquefois charnues, se soudent, et représentent une sorte de baie, comme dans les Genévriers par exemple. Chaque fruit en particulier, c'est-à-dire chaque pistil fécondé, a un péricarpe souvent cruslacé, quelquefois muni d'une aile membraneuse et marginale. Le tégument propre de la graine est adhérent avec le péricarpe , et recouvre une amande composée d'un endosperme charnu, contenant un embrvon axile et cylindrique, dont la radicule est soudée avec I endosperme, et dont l'extrémité cotylédonairc se divise en deux, trois, quatre et jusqu'à dix cotylédons.
La famille des Conifères , sur laquelle Richard père a publié un si beau travail (Commentatio Dutanicade Coniferis, in-ful., fig. Paris , 1826), peut se diviser en trois ordre» :
1* Taxinées : fleurs femelles distinctes les unes des autres , attachées à une écaille ou dans une capsule. Fruit simple. Ex.: Podocarpus , Dacrydium , Taxus, Saltiburia, Phyllocladus, Ephedra.
2" Ci;pressi>krh : Heurs femelles dressées , réunies plusieurs ensemble à l'aisselle d'écaillés peu nombreuses, formant un galbule quelquefois charnu. Ex.: Juniperus, Thuya, Callilrix, Cupressus, Taxodium.
3" Abietinéks. Ici se trouvent réunis tous les genres qui ont les Heurs femelles renversées , et pour fruit un véritable cône écailleux. Ex. : Pinxu, Abies, Cunninghamm. Araucaria, etc.
PL. XLV. Fig. 678. Rameau d'If commun , Taxus baecala, chargé de fleurs et de fruits.