CHAPITRE IX
DU PISTIL OC 0BGA5E SEXt'EI. FEMELLE.
Le pistil, comme nous l'avons déjà vu précédemment, est l'organe sexuel femelle dans les végétaux (voy. pl. VI, fig. 103). Il occupe presque constamment le centre de la fleur, et te compose de trois parties, savoir: 1° de l'ovaire, 2° du style, 3° du stigmate.
Ordinairement on ne rencontre qu'un seul pistil dans une (leur, comme dans le lis, la jacinthe , lo pavot, etc.
D'autres fois il y en a plusieurs dans la même fleur, comme dans la rose, les renoncules, etc.
Le pistil ou les pistils, lorsqu'il y en a plusieurs, sont souvent attachés à un prolongement particulier du réceptacle , plus ou moins épais et saillant, auquclon donne le nom de gynophore(voy. pl. VI, fig. 104, a).
Il ne faut pas confondre le gynophore avec le podogyne, amincissement de la base de l'ovaire qui élève un peu le pistil au-dessus du fond de la fleur. Le gynophore. en effet, n'appartient pas essentiellement au pistil ; il reste au fond de la fleur, quand celui-ci vient à s'en détacher. Le podogyne (voy. pl. VI, fig. 103), au contraire, qui fait partie du pistil, l'accompagne dans toutes les époques de son développement. Il y a un gynophore) dans le fraisier , le framboisier, et un podogyne dans le raprier, le pavot, etc. Lorsqu'il y a plusieurs pistils dans une Heur, il
n'est pas rare de voir le gynophore devenir épais et charnu : c'est ce qu'on observe d'une manière très-manifeste dans le framboisier, et surtout le fraisier. La partie de la fraise qui est pulpeuse . sucrée, et que nous mangeons, n'est qu'un gynophore très-développé ; les petits grains brillants qui la recouvrent sont autant de pistils. Il est facile de reconnaître la nature de ces différentes parties, et d'eu suivre les développements successifs dans la fleur.
La base du pistil est toujours représentée par le point au moyen duquel il s'attache au réceptacle. Le sommet, au contraire, correspond toujours au point où les shles ou bien le stigmate sont insérés sur l'ovaire. Comme quelquefois cette insertion a lieu latéralement, on conçoit que le sommet organique de l'ovaire ne répond pas toujours à son sommet géométrique. Ce dernier, en effet, est le point lo plus élevé par lequel psse une ligne qui traverse l'ovaire dans sa partie centrale.
§ 1 . De l'Ovaire.
L'ovaire (ovarium) occupe toujours la partie inférieure du pistil. Son caractère essentiel est de présenter, quand on le coupe lougitudinalemenl ou en travers, une ou plusieurs cavités, nommées loges, dans lesquelles sont contenus les rudimeuls des graines ou les ovules. C'est dans Tint rieur de 1 ovaireque ietovules acquièrent tout leur développement et se changent vu y roi un. Cet organe peut donc être considéré , sous le rapport de ses fonctions , comme l'analogue de l'ovaire et de l'utérus dans les animaux.
La forme la plus générale et la plus habituelle de l'ovaire est d'être ovoïde ; cependant il est plu* ou moins comprimé et alongé dans certaines familles de plantes, comme dans les Crucifères, les Légumineuses, etc.
L'ovaire est le plus souvent libre au fond de la fleur ; c'est-à-dire que sa base correspond au point du réceptacle, oùs'insèrenlégalemenl lesétaminca et les enveloppes florales, sans qu'il contracte d'adhérence avec le calice , comme on le voit dans la jacinthe, le lis, la tulipe, etc. (voy. pl. VI, fig. 1 00).
Mais quelquefois on ne rencontre pas l'ovairo dans le fond de la fleur . il semble placé entièrement au-dessous du point d'insertion des autres parties ; c'est-à-dire que , faisant corps par tous les points de sa périphérie avec le tube du calice, son suininet seul se trouve libre au fond de la fleur. Dans ce cas, l'ovaire a été appelé adhèrent ou infère (ovarium inferum), pour le distinguer de celui où, étant libre, il porte le nom d'ovaire supère (ovarium superum) : les Iris, les Narcisses, les Myrtes, ]c Famus , ont un ovaire infère (voy. pl. VI, fig. 107).
Lors donc qu'au fond d'une fleuron ne trouvera pas l'ovaire, mais que le centre en sera occupé par un style et un stigmate, on devra examiner si au-
dessous du fond de celte fleur on ne Toit pas un renflement particulier, distinct du sommet du pédoncule. Si ce renflement, coupé en travers, offre une ou plusieurs cavités contenant des ovules, on sera dans la certitude qu'il existe un ovaire infère.
La position de l'ovaire infère ou tu père fournit les caractères les plus précieux pour le groupement des genres en familles naturelles.
Toutes les fois que l'ovaire est infère , le calice est nécessaintueul monosépale , puisque son tube est intimement uni avec la périphérie de l'ovaire.
Quelquefois l'ovaire n'est pas entièrement infère, c'est-à-dire qu'il est libre par son tiers, sa moitié ou ses deux tiers supérieurs. Le genre Saxifrage offre ces différentes nuances.
Mais il est une position de l'ovaire qui, presque toujours confondue avec l'ovaire infère, mérite cependant d'en être distinguée. C'est le cas où plusieurs pistils réunisdans une fleur sont attachés à la paroi interne d'un calice très-resserré à sa partie supérieure , en sorte qu'au premier coup d'œil il représente un ovaire infère. Ces ovaires reçoivent alors le nom d'ovaires pariétaux (ovaria parietalia). comme dans la rose , et un grand nombre d'autres Rosacées (voy. pl. VI, fig. 108).
L'ovaire infère étant celui qui fait corps par tous les points de sa périphérie avec le tube du calice, il découle de là une loi générale à laquelle on n'a point fait attention : c'est que la position infère de l'ovaire exclut nécessairement la multiplicité des pistils dans la même fleur. En effet, dans le cas d'ovaires pariétaux, on voit qu'ils ne touchent au calice que par un seul point : il est de toute impossibilité que cet organe en enveloppe plusieurs par toute leur périphérie. Il suit donc de là que ces ovaires ne sont pas infères, mais seulement pariétaux , puisqu'ils ne font pas corps par tous les points de leur périphérie avec le tube du calice Celte modification mérite d'être signalée.
Nous devons également faire connaître une modification de l'ovaire, à laquelle on a donné le nom A' ovaire gynobasique (voy. pl. VI, fig. 109). Un grand nombre de familles en présentent des exemples : telles sont entre autres les Labiées, les Borraginées, les Ochnacées, les Simaroubées, etc. L'ovaire appliqué sur un disque hypogyne, qui, dans ce cas, a reçu le nom particulier de gynobase , est plus ou moins profondément partagé en nn certain nombre de lobes correspondants à celui des loges, et son axe central est tellement déprimé, qu'il parait en quelque sorte nul, et que le style semble naître immédiatement du disque ; en sorte qu'à l'époque de la maturité chacune des parties on coques dont se compose l'ovaire , se sépare , et semble en quelque sorte constituer un fruit particulier.
L'ovaire et testile au fond de la fleur (ovarium sessile), quand il n'est élevé snr aucun support particulier, comme dans le lis, la jacinthe, etc.
Il peut élre stipité (ovarium stipitatum). quand
il est porté sur un podogync très-alongé , comme dans le câprier (Capparis spinosa).
Coupé transversalement , l'ovaire offre souvent une seule cavité intérieure ou loge, contenant les ovules. Il est dit uniloculairt (ovarium uniloculare) , comme celui de l'amandier, du cerisier, de l'œillet, etc.
On l'appelle biloculaire (ovarium biloculare) quand il est composé de deux loges; par exemple, dans le lilas, la linaire, la digitale, etc.;
Triloculaire (ovarium triloculare); tel est celui du lis, de lïris, de la tulipe, etc. (voy. pl. VI, fig. 100) ;
Quadriloculaire ( ovarium quadriloculart ) .
comme dans le Sagina procumbens;
Quinquèloculaire ( ovarium quinqueloeulare ) . comme dans le lierre (Hedera Hélix) ;
Multiloculaire (ovarium multiloculare) , quand il présente un grand nombre de loges ; exemple , le nénuphar.
Chaque loge d'un ovaire multiloculaire doit être considérée comme une partie ou organe distinct, auquel on donne le nom de Carpelle. L'ovaire biloculaire, par exemple, résulte de la soudure intime de deux carpelles formant un seul et même ovaire. Il en est absolument de même lorsqu'il y a trois, quatre, cinq, ou un grand nombre de loges. Il se passe ici le même phénomène que pour la corolle gamopétale, qui se compose d'autant de pétales soudés ensemble qu'il y a de divisions à la corolle. C'est ce que l'on comprendra encore beaucoup mieux, lorsque nous aurons développé plus lard la théorie de l'organisation de la fleur, comme formée de plusieurs verticillcs de feuilles plus ou moins modifiées et altérées.
Mais chaque loge peut contenir un nombre d'ovules plus ou moins considérable. Ainsi il y a des loges qui ne renferment jamais qu'un seul ovule : on les appelle uniovulées ( locula uniovulata ) , comme dans les Graminées, les Synanlhérées, les Lal.iées, les Ombellifères, etc.
D'autres fois, chaque loge contient deux ovules, c'esl-à-dire qu'elle est biovulèe (locula biovulala). Dans le cas où chaque loge d'un ovaire renferme deux ovules seulement, il est très-important d'étudier leur position respective. Tantôt, en effet, les deux ovules naissent d'un même point et à la même hauteur; dans ce cas,ils sont dits apposés (ovulis appositis). comme dans les Euphorbiacées (voy. pl. VI, fig. 110). D'autres fois, au contraire, ils naissent l'un au-dessus de l'autre; on les appelle alors superposés (ovulis superpositis). comme dans le Tamus eommunis (voy. pl. VI.
fig. 107).
On dit, au contraire, qu'ils sont alternes (ovulis atternis), lorsque les points d'attache des ovules ne sont pas sur le même plan, quoique les ovules se touchent latéralement : par exemple , dans le pommier, le poirier, etc. (ooy. pl. VI, fig. III).
Nous reviendrons plus en détail sur les différentes positions des ovules entre eux, et relativement à l'ovaire, en parlant de la graine.
Quelquefois enfin chaque loge d'un ovaire renferme un nombre tros-considérable d'ovules, comme dans le tabac, le pavot, etc.; mais ces ovule» peuvent être disposés de diverses manières. Ils sont assez souvent superposés régulièrement les uns au-dessus des autres, sur une ligne longitudinale, comme dans l'aristoloche (Aristolochia Sypho}. On les appelle alors uniièriés (ovulis unistriatit). D'autres fois, ils sont disposés sur deux lignes longitudinales : ils sont bisériés, comme dans les iris, le lis, la tulipe, la jacinthe, etc. [voy. pl. VII, fig. 1 12).
Quelquefois ils sont épars et sans ordre, comme dans la pomme épineuse. D'autres fois, ils sont conglobés. ou réunis et serrés les uns contre les autres, de manière à former un globe, comme dans un grand nombre de Caryophj liées.
Les ovules fécondés deviennent des graines ; mais il arrive fréquemment qu'un certain nombre d'ovules avortent constamment dans le fruit. Quelquefois même plusieurs cloisons se détruisent et disparaissent. 11 est donc essentiel de rechercher dans l'ovaire la véritable structure du fruit. C'est par ce moyen seul qu'on peut rapprocher les uns des autres, dans la série des ordres naturels, certains genres qui, au premier coup d'œil, s'éloignent beaucoup par la structure de leurs fruits et la disposition de leurs graines.
g 2. Du Style.
Le style (stylus) est ce prolongement filiforme dû sommet de l'ovaire qui supporte le stigmate (roy. pl. VI, fig.' 103). Quelquefois il manque entièrement; et alors le stigmate est sessile, comme dans la pavot, la tulipe, les renoncules, etc.
L'ovaire peut être surmonté d'un seul style , comme dans le lis, les Légumineuses; dedeuxstyles, comme dans les Ombellifères; de trois styles, comme dans la viorne (Viburnum lantana) , etc. Il y a quatre styles sur l'ovaire, d'ans le Parnassia ; cinq dans le Statice, le lin, etc.
Presque toujours le style occupe la partie la plus élevée, c'est-à-dire le sommet géométrique de l'ovaire, comme dans les Crucifères, les Liliacées, etc. On l'appelé alors style terminal (stylus UrminaUs).
On le nomme latéral (stylus lateralis) quand il naît des parties latérales de l'ovaire, comme dans la plupart des Rosacées, etc. Il indique alors le sommet orgauiqne de l'ovaire, qui, dans ce cas, est différent du sommet géométrique (voy. pl. VII, fig. 113, a).
Dans quelques circonstances beaucoup plus rares, le si) le parait naître de la base de l'ovaire. On lui a donné le nom de style basilaire (stylus basilaris). comme dans l'alchimille (Alchimilla vul-
garit) (voy. pl. VII, fig. 1 13, b), l'arbre i pain (Arlocarpus incisa).
Quelquefois encore le style, au lieu de naître sur l'ovaire, semble partir du réceptacle, comme dans les Labiées, certaines Borraginées, etc. Celte circonstance se rencontre toutes les fois qu'il y a un gvnobase (voy. pl. VI, fig. 109).
Le style peut être inclus (stylus inclusus), c'està-dire renfermé dans la fleur, de manière à n'être pas visible à l'intérieur, comme dans le lilas (Syringa vutgaris) . le jasmin (Jasminum officinale) , etc.
Il peut être saillant (stylus exsertus) , comme dans la valériane rouge (Cenlranthus ruber).
Les formes du style ne sont pas moins nombreuses que celles des autres organes que nous avons étudiés jusqu'ici. En effet, quoique leplus généralement il soit grêle et filiforme, cependant il offre, dans certains végétaux, une apparence tout-àfait différente. Ainsi il est trigone (stylus trigonus) dans l'Ornithogalum luteum, le Lilium bulbiferum , etc.
Il est claviforme, ou en massue (slylus claviformis) dans le Leucoium astivum.
Il est creujc (stylus fistulosus) dans le lis (Lilium
candidum);
Pètaloide(styluspetaU>ideus), large, mince, membraneux , coloré à la manière des pétales, dans les Iris, etc.
Suivant sa direction, relativement à l'ovaire, il est vertical, dans le lis;
Ascendant (stylus ascendens) , formant un arc dont la convexité est tournée vers le haut de la fleur, comme dans la sauge et plusieurs autres Labiées ;
Décliné (stylus declinatus) ( I ), lorsqu'il s'abaisse vers la partie inférieure de la fleur, comme dans le diclame blanc (Diclamnus albus), certaines Labiées et Légumineuses.
Le style peut être simple (stylus simple*), et sans aucune division , comme dans la pervenche , le lis.
Il est bifide dans le groseillcr rouge (Ribes ntbrum), trifide, dans le glaïeul (Gladiolus communia) ; quinquéfide, dans l'Hibiscus; multifide, dans la mauve, suivant qu'il est fendu en deux, trois, cinq, ou un grand nombre de divisions peu profondes.
Si, au contraire, ces divisions sont très-profondes , et atteignent jusqu'au-dessous de son milieu, il est dit alors biparti, comme dans le groseiller à maquereau (Itibes grossularia) ; triparti, quinquiparti , multiparti , etc., suivant le nombre de ses divisions.
Le style est quelquefois comme articulé avec le
(1) Assez souvent les étamines et le pistil sont déclinés dans la même fleur : on dit alors que les organes sexuels sont décUttés {genitaMa iecUnata), comme dans la fraxinelle.
iommet de l'ovaire , .en sorte qu'il tombe après la fécondation; on lui donne le nom de caduc { slylut eaducus); dans ce cas, il n'en reslc aucune trace sur l'ovaire , comme dans la cerise , la prune , etc. D'autres fois, au contraire , il est persistant (stylus persistens), quand il survit à la fécondation : ainsi, dans les Crucifères, le buis, les Anémones, les Clématites, le style persiste et fait partie du fruit.
Enfin, quelquefois non-seulement il persiste, mais il prend encore de l'accroissement après la fécondation, comme dans les Pulsalillcs, les Clématites, la benoite, etc.
§ 3. Du Stigmate.
Lo stigmate (stigma) est cette partie du pistil ordinairement glandulaire , placée au sommet de l'ovaire ou du style, et qui est destinée à recevoir l'impression de la substance fécondante. Sa surface est en général inégale et plus ou moins visqueuse.
Le stigmate , considéré sous le rapport anatomique, se compose d'ulricules alongés , convergents de sa surface cvlérieurc vers le style, lachemeul unis les uns aux autres par une matière mucilagineusc. Ces ulricules sont généralement nus ; rarement ils sont recouverts par une membrane fort mince et transparente. Nous verrons prochainement, en traitant de la fécondation, que cette différence de structure du stigmate en entraine une dans la manière dont cette fonction s'opère.
Le stigmate est sessile (voy. pl. VII, fig. 114), c'est-à-dire immédiatement attaché au sommet de l'ovaire , quand le slyle manque, comme dans le pavot, la tulipe, les renoncules, etc.
Le nombredes stigmatesësi déterminé par celnl des su les ou des divisions du style. En effet, il y a toujoursautantde stigmatesquedcstylesdistincls ou do divisions manifestes dans le style.
Il n'y a qu'un seul stigmate dans les légumineuses, les Primulacées, etc.
Il y en a deux dans lesOmbelliféreset un grand nombre de Graminées.
On en trouve trois dans les Iridées, les Silène, la rhubarbe, les Rumex{voy. pl. VII, fig. I 13), etc.
il y en a cinq dans le lin ( voy. pl. VII, fig. 110), six et même un nombre plus considérable dans beaucoup d'autres plantes, telles que la mauve.
Le stigmate csi\r plus souvent terminal (stigma terminale), c'est-à-dire situé au sommet du style ou de l'ovaire, comme dans le lis, le pavot, etc.
Il est latéral (stigma latérale), quand il occupe If s côtés du style ou de l'ovaire, lorsque le stylo n'existe pas, comme dans les Rcnonculacécs , le platane, elc.
Selon la nbstance qui le constitue, il est charnu
(stigma carnosum), quand il est épais, ferme et succulent, comme celui du lis;
Glandulaire (stigma glandulare), qnand il est évidemment formé de petites glande* plus on moins rapprochées;
Membraneux (stigma membranaceum), quand il esl aplati cl mince ;
Pêtalo'ide, quand il est mince , membraneux et coloré a la manière des pétales, comme dans les iris, etc.
Suivant sa forme, le stigmate peut être globuleux ou capité ( globulosum, capilatum ), arrondi en forme de petite téle: la primevère ( Primula veris), la belladone (Atropa belladona, la bellede-nuit (Myctago hortensis);
Hémisphérique (stigma hemisphericum), présentant la forme d'une demi-sphère, comme dans la jusquiamejaune(i/j/on-(/<imu4aureiM) (voy. pl. VII, fig. I 17. a);
Discoïde (stigma discoideum), aplati, large et en forme de bouclier, comme dans le pavot, le coquelicot, etc.;
Claviforme ou eu massue ( stigma clavatum ), dans le Jasione montana, etc. ;
Capillaire ou filiforme (stigmata capillare, filiforme), grêle, et très-alongé, comme dans le maïs ou blé de Turquie ;
Linéaire stigma lineare ) étroit et alongé, comme dans les campanules et beaucoup de Carvophy liées;
Trigone ( stigma trigonum ), ayant la forme d'un prisme à trois faces, comme dans la tulipe sauvage (Tulipa sylveslris);
Trilobé ^stigma trilobum), formé de trois lobes arrondis , comme dans le lis ( voy. pl. VI, fig. 103 ;
Étoile (stigma stellum), plane et décoopé en lobes à la manière d'une étoile, comme dans les Éricinées, la pyrole, etc. ;
Ombiliquè (stigma umbilieatum), offrant dans son centre une dépression plus on moins profonde, comme dans le lis, la Viola rothomagtnsis, elc. ;
Semiluni ou en croissant (stigma semilunatum) , comme dans la fn me terre jaune (Corydalis lutea).
De même que le style, le stigmate peut être simple et indivis, comme dans la bourrache ( Borrago officinalis), la primevère, etc.;
Bifide (stigma bifidum) ( voy. pl. VII, fig. 117.6), partagé en deux divisions étroites , comme dans la sauge, et le plus grand nombre des Labiées, des Swianthérécs, etc.;
Trifide (stigma trifidum), dans lacamcke(Cneorum tricoccum), les narcisses, etc.;
(Juadrifide (stigma qttadrifidum), daus la denlelaire (Plumbago europœa), etc.;
Multifide (stiyma multifidum, quand le nombre de ses divisions esl plus considérable.
Il est bilamellè (stigma bilameUatum), formé de
l'f fff
DE BOTANIQLK.
deux lame» mobiles l'une mu l'autre : dans le JMïmulus(voy. pl. VII, flg. 1 17, c).
Suivaut sa direction, on dit du stigmate qu'il est :
Dressé (ttigma «rectum), lorsqu'il est alongé et dirigé suivant l'axe de la fleur ;
Oblique (ttigma obliquum ) quand il se dirige obliquement par rapport à l'axe de la fleur.
Tor$, roulé en tire-bourre, comme dans la Nigetla kitpanica, etc.
La superficie du stigmate est tantôt glabre, tantôt veloutée, comme dans le Chelidonium Glaueium, le Mimulus aurantiacut, etc. Elle est pubescente dans le platane.
Le stigmate est plumeux (ttigma plumosum), quand il est filiforme, et que de chaque côté il offre une rangée de poils disposés comme les barbes d'une plume ; exemple, beaucoup de Graminées (voy. pl. VU, fig. 118);
Pènicilliforme ( ttigma penicilliforme ), ou en forme de pinceau, quand les poils sont rassemblés par petites touffes ou bouquets, et constituent des espèces de Houppes ou de pinceaux , comme dans le TriglocMn marilimum, etc.