C. Glume
D. Ovaire garni de deux paléoles a a for-
mant la glumelle , des trois élamines 6 6 6 et du style c avec ses deux stigmates.
E. La semence grandie par la loupe.
Chiendent. TritlcwTn rtptnt , L.
Plante vivace , très-commune dans les lieux incultes. Parties usitées. La racine.
Caractères botaniques. Racines rampantes ; tiges droites, d'environ 2 pieds de haut ; feuilles molles et vertes ; épi alongé et comprimé ; épillets distiques , sans aréles , renfermanl 4 à 5 fleurs.
Propriétés physiques. La racine du chiendent est longue , cylindrique, grêle, noueuse, blanche à l'intérieur, jaune et luisante en dehors , inodore et d'une saveur farineuse légèrement sucrée.
Propriétés chimiques. Elle contient, suivant M. Chevallier , du sucre cristallisable , de la fécule, du mucilage , et une matière aromatique dont l'odeur se rapproche de celle de la vanille. D'après ce chimiste , la matière sucrée est assez abondante pour donner , par la fermentation, une certaine quantité d'alcool. L'eau s'empare de ses principes actifs.
Usages. Le chiendent est une des substances émollientes le plus fréquemment employées. On l'adtninislre en décoction dans la plupart des maladies inflammatoires, cl surtout dans celles des voies urinaires. On la vantait autrefois comme un puissant diurétique» el on l'employait comme tel dans les hydropisies ; mais aujourd'hui l'on sait a quoi s'en tenir à cet égard.
Froment cultivé. Trlticum sativum , Lam.
On en obtient la fécule amilacée ou amidon.
Seiclr cultivé. Seeale céréale , L.
Ergot ou Seigle KncoTÉ. Seeale calcaralutn tcu cor-
nufutn. Clavus secaJinus. Excroissance fungiforme, qui («développe, dans certaines circonstances, entre les valves de la glume de plusieurs céréales , et surtout du Seigle, Secale céréale, L. M. De Candolle la regarde comme une espèce de champignon parasite qu'il nomme Sderottum clavus ; mais M. Léveillé neveu pense qu'elle est composée de l'ovaire non fécondé , altéré et dénaturé, et d une sorte de champignon placé à son sommet , et à laquelle il a donné le nom de SphaeeHa segetum.
Propriétés physiqufs. L'ergot est alongé, recourbé en arc, cylindrique, renflé à sa partie moyenne , et en général marqué d'un sillon longitudinal sur un de ses côtés. Il est en outre fragile, dur, comme corné, comme crevassé et d'une couleur violette plus ou moins foncée à l'extérieur, blanchâtre et nuancée de violet à l'intérieur , d'une saveur âcre et mordicante , et d'une odeur faible , désagréable , qui ne se manifeste que quand il est en quantités considérables.
Propriétés chimiques. Le seigle ergoté contient, d'après Vauquelin , une matière colorante jaune foncé, soluble dans l'alcool , une matière huileuse blanche, une matière colorante violette , insoluble dans l'alcool , un acide libre , qui parait être de l'acide phosphorique , de l'ammoniaque libre , et une matière azotée très-putré- Aable. Un chimiste allemand , M. Winkler , qui s'est occupé dernièrement de l'analyse de cette substance, y a trouvé un peu de gomme , de losmazôme , des sels de soude et d'ammoniaque , de la fécule modifiée et unie a une matière colorante, une huile épaisse , rance et légèrement âcre , et un liquide rougeâlre , d'une odeur empyreumatique très-désagréable et d'une saveur âcre, qui parait être composé principalement de résine et de matière colorante et exlractive. Jusqu'ici on n'a pas cherché à constater quels sont les principes actifs du seigle ergoté , mais on sait que l'eau et l'alcool s'en emparent.
Usaoks. L'usage du seigle ergoté , comme aliment , est suivi d'accidents très-graves ; tels que des convulsions violentes , des douleurs aiguës et brûlantes dans les extrémités, la gangrène de ces parties et même la mort. On a donné le nom d'ergot isme à l'ensemble de ces accidents. A petites doses , cette substance agit d'une manière spéciale sur l'utérus, dont elle paraît exciter vivement les contractions. On l'emploie en conséquence dans les accouchements laborieux par inertie de cet organe , et dans les hémorrhagies si fatales, qui dépendent de la même cause. C'est surtout dans l'Amérique du Nord qu'on fait usage do ce moyen. On s'en sert en Europe depuis quelque temps , et on en a obtenu de très- bons effet». On ne doit jamais administrer cette substance que quand les douleurs naturelles ont cessé de se faire sentir, ou qu'elles sont trop faibles pour procurer l'accouchement , et il est en outre indispensable que l'orifice utérin soit suffisamment dilaté , pour permettre au travail de s'accomplir.
Orcb. Uorteum vulgare .
Parties usitées. Les graines.
' Caractères botaniques. Chaume de î 15 pieds de haut, flsluleux; feuilles alternes, engainantes, planes, lancéolées , aiguës et rudes au toucher : fl hermaphrodites , en épi serré à l'extrémité de la lige, formé par
un axe denté portant 3 fl. ses* il es à chaque dent; épicène a 2 valves ; glume à 2 paillettes dont l'extérieur* plus grande se termine par une longue soie raide et finement dentée sur les bords ; 3 élam. ; fr. ovoïde, tronqué à son sommet et marqué d'an sillon longitudinal.
Propriétés pbysiques. Le grain de l'orge est ovoïde, jaunâtre , à sommet tronqué, dur, farineux à l'intérieur, et d'une saveur douce et sucrée. On trouve encore, dans le commerce, l'orge dépouillé de son enveloppe corticale: c'est l'Orpe mondé , ou bien en grains blancs , polis et plusou moins arrondis : c'est VOrge perte.
PROPRIÉTÉ* chimiques. La farine d'orge , suivant M Proust, est composée de : amidon 32; sucre 5; gomme 4; gluten 3; résine jaune I , et IlordéHie 55. Ce dernier principe diffère de l'amidon , duquel il se rapproche par son aspect extérieur, en ce qu'il est rude au loucher , assez semblable à de la sciure de bois , et complètement insoluble dans l'eau. L'orge germé et séché a l'élu ve(JYatt ou Dréche) , renferme 12 dtiordéine, 56 d'amidon , 15 de sucre , 15 de gomme, et seulement 1 de gluten. Enfin l'enveloppe corticale de cette graine contient un principe amer. L'eau bouillante s'empare des principes émollients.
Préparations. Pour les besoins de la médecine, on dépouille l'orge de son écorce , au moyen d'une meule courante, et on l'arrondit à l'aide d'une machine parlicu
Usages. L'orge est une des substances émollientes les plus employées. On l'administre en décoction, dans presque toutes les affections inflammatoires. La farine de cette céréale est souvent mêlée à celle de la graine du lin pour préparer des cataplasmes émollients. Enfin , c'est avec la drèche qu'on prépare la Bière , boisson fermen- (ée, connue de tout le monde , et qui remplace le vin dans le nord de l'Europe.
Avoine cultivée. Avena saliva. L.
On se sert de ses graines que Von dépouille de leur» enveloppes corticales , et qui portent alors le nom de gruau , pour la préparation d'une tisane émolliente.
Cantte de Provence. Arundo donax. L.
Plante vivace, qui croit dans le midi de la France. Parties usitées. La racine.
Caractères botaniques. Chaume ligneux, de 8 à 10 pieds de haut; feuilles rudes au toucher, de 2 pieds de long; fleurs en panicule très grande, rameuse, terminale; épillels solitaires; cal. extérieur triflore, à2 balles ; glume entourée de soies persistantes ; 3 étamioes.
Propriétés physiques. Celte racine se trouve dans le commerce en tranches ou tronçons de grandeur et de grosseur diverses. Elle est spongieuse et cependant dure à l'intérieur, d'une couleur jaunâtre, couverte d'un épiderme jaune, luisant, marquée d'un grand nombre d'anneaux ; d'une saveur douce , secrée et sans odeur.
Propriétés chimiques Elle contient, suivant M. Chevallier, une matière muqueuse un peu amère , une matière résineuse analogue à celle de la vanille, une huile essentielle, une snbstance azotée, du sucre et des sels de
potasse et de chaux. L'eau «'empare de ses principes actif*.
Usages. La canne est un médicament peu actif, auquel on attribue cependant des vertus diaphoniques el diurétiques. C'est un remède vulgaire et journellement employé contre la trop grande abondance de lait , après l'accouchement. Les femmes, en général, le regardent comme l'aolilaileux par excellence.
Le Rosrau a balais, ^rundo phragmites, L., jouit des mêmes propriétés que le précédent.
Ca*k* a suent. Saeeharum officinale. L.
Plante originaire d'Asie, naturalisée et cullivée en Amérique.
Caractruks hotaniquis. Tiges droites, de 12 à 15 pieds de haut, cylindriques, à nœuds rapprochés; feuil. engainantes, longues de 2 à 3 pieds, aiguës au sommet , rudes au toucher et larges de 2 pouces; H. en paniciite terminale très-grande et pyramidale ; épillets triflorc»; valves du lépicene couvertes de longs poils soyeux.
Propriétés physiques. Le sucre pur est solide, blanc, translucide, en masses formées d'un amas confus de petits cristaux ( Sucre raffiné), ou bien cristallisé en prismes a six pans , incolores et transparents ( Sucre candi). Sa saveur douce est connue de tout le monde ; ta pesanteur spécifique est de 1,6085. Il est inaltérable à l'air, el phosphorescent par le frottement dans l'obscurité. Le sucre impur, Cassonade ou Moscouede, est en poudre grossière, cristalline, d'une couleur grise ou jaunâtre, et d'une saveur un peu différente de celle du sncre pur.
Propriétés chimiques. Le sucre, selon MM. Cay-Lussac et Thénard , est composé de : carbone 42,47; oxigène 50,63, et hydrogène 6,90. 11 est soluble dans son poids d'eau froide, et en toute proportion dans ce liquide bouillant. Une partie d'eau et trois de sucre forment une solution qu'on a nommée Sirop. L'alcool concentré est presque sans action sur lui; l'acool faible le dissout , moins bien cependant que l'eau. L'acide sulfurique le charbonne rapidement ; l'acide nitrique le décompose et le convertit en acide oxalique. Les alcalis et surtout la chaux le rendent amer , astringent el iocrislallisablc. Chauffé, il fond, se boursoufle , noircit et exhale une odeur particulière.
Préparations. On l'obtient en faisant bouillir, dans de vastes chaudières, le suc exprimé de la canne, auquel on ajoule*ine certaine quantité de lait de chaux, pour séparer la fécule et le mucilage; on concentre ensuite le sirop ainsi obtenu par l'évaporalion, puis on lefaktcristalliser. On laisse alors égoutter le sucre pour le séparer de la mélasse ou sucre incrislallisable , el l'on obtient ainsi la cassonade ou Sucre brut. Pour le purifier, ou , comme on dit, le raffiner, on le dissout dans une petite quantité d'eau ; on clarifie ce sirop avec des blancs d'oeufs ou du sang de boeuf; on le décolore à l'aide du charbon animal; on le fait cristalliser dans des moules de forme conique, el enfin on le dépouille du sirop coloré qu'il retient encore, en appliquant sur la base du cône de sucre une couche d'argile humectée d'eau ; ce liquide , en filtrant à travers le sucre, achève de le purifier.
Usagks. Les nombreux usages de celte substance sont trop généralement connus pour que nous nous y arrêtions ici. On ne l'emploie guère seul comme médicament ; mais il entre comme excipient ou comme con diment,dans une foule de préparations pharmaceutiques.
Ru cultivé. Orysa saliva. L.
Plante originaire de l'Inde , maintenant cultivée en Italie , en Espagne et en Amérique, connue de loul le monde, et d'un usage habituel comme aliment, surtout dans certaines contrées. Il diffère des autres céréales en ce qu'il ne contient pas de gluten, et qu'il esl presque entièrement formé de fécule amilacée. On l'emploie très-souvent comme émollieot dans les maladies inflammatoires, surtout dans celles du canal intestinal. On lui attribua il autrefois certaines propriétés astringentes, qui le faisaient principalement conseiller dans les diarrhées et la dysenterie ; mais aujourd'hui on sait qu'il n'agii que comme émoliient. On 1'adminislre en décoction.