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CATHÉTÉRISME DE LA TROMPE D'EUSTACHE

Le cathétérisme de la trompe d'Eustache consiste à passer une sonde ou une bougie dans ce conduit par son orifice pharyngien ou pavillon.

On y a recours soit dans un but diagnostique, soit dans un but thérapeutique (dilatation graduelle, douche d'air avec la poire de Politzer, introduction de vapeurs, de liquides, de gaz médicamenteux, de bougies caustiques).

On se sert généralement de la sonde d'Itard (fig. 454).

FI G. toi.

Préparation du sujet dans les exercices d'amphithéâlre. — Après avoir enlevé renccpliale, on fend la tète en deux moitiés latérales en faisant passer le trait de scie [non sur la ligne médiane, mais, à côté d'elle, au niveau dune fosse nasale, de façon à respecter la cloison des fosses nasales; puis on réunit de nouveau exactement les deux moitiés au moyen d'une petite bande de caoutchouc qui passe circulairement à l'occiput et à la racine du nez.

Procédé de Duplay. — Le sujet étant assis, la tète soutenue par un aide, introduire dans la narine le bec de la sonde, la concavité de la courbure regardant directement en bas. En même temps qu'on pousse doucement la sonde d'avant en arrière, élever graduellement la main de manière à donner à l'instrument une direction horizontale, et, par un mouvement des doigts, lui faire exécuter un quart de rotation qui porte son bec en dehors. Le bec répond alors au-dessous du cornet inférieur, excellent point de repère.

ET SUR L APPAREIL AUDITIF G03

Faire glisser doucement la sonde dans la cannelure formée par ce cornet jusqu'à ce que la sensation d'une résistance vaincue indique que le bec de la sonde a dépassé Textrémité postérieure du cornet. Le bec se trouve

FiG. 450. — (D'après Tillaux.j

A orifice pharyngien de la trompe d'Eustache; — B, fossette de Rosenmuller : — C, orilice inférieur du canal nasal; — E, ligne d'insertion du cornet inférieur sur la paroi externe des fosses nasales; — Z." paroi pharyngienne; — P, voile du palais, etc.

presque aussitôt engagé dans le pavillon de la trompe, le pavillon étant à 3 millimètres en arrière et en dehors de Textrémité du cornet (fig. 456).

Au moment où le bec pénètre dans la trompe, rapprocher de la cloison l'extrémité externe de Tinstrument, ce qui tend à enfoncer davantage l'autre extrémité dans la trompe.

Après avoir séparé de nouveau les deux moitiés de la tète, porter son attention vers l'arrière-cavité des fosses nasales et vérifier si la sonde est bien dans la trompe. Sinon, réunir de nouveau les

deux moitiés de la tête, et recommencer Tapplication du procédé jusqu'à succès parfait, en s'aidant des notions anatomiques et en analysant toutes les sensations qu'on éprouve pendant la marche de la sonde .

Souvent le bec s'engage dans la fossette de Rosenmiiller, petite cavité ovoïde située à 8 ou 10 millimètres derrière le pavillon près

Fiù. 456. — Extrémité de la sonde dans le pavillon de la trompe.

de la paroi postérieure du pharynx. On reconnaît la fausse route : 1. à ce que le bec ne se trouve pas fixé et arrêté comme il l'est dans la trompe ; 2. Duplay' à ce que le bec, une fois dégagé de la fossette, butte immédiatement contre la paroi postérieure du jjharynx, tandis qu'il aurait une excursion de dix à quinze millimètres à faire avant dV arriver, s'il était dans la trompe ; 3. à ce que Tair insufflé n'arrive pas dan> la caisse et qu'on ne perçoit rien à l'auscultation de l'oreille et à l'inspection de la membrane du tympan.

La sonde xme fois jAa^cèe dans la trompe, on fera bien de s'exercer à passer des bougies fines (de un millimètre à un millimètre et demi) dans la sonde, et, par la sonde à travers l'isthme de la trompe, jusque dans la caisse du tympan.

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