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AVEC RÉSECTION DE LA PARTIE MOYENNE DE LA MACHOIRE LXFÉRIEURE

Procédé de l'auteur. — Comme Verneuil, faire une in- -^ision parallèle au bord inférieur de la mâchoire, lier et -diviser les faciales, extirper les glandes et les ganglions sous-maxillaires, et lier les deux linguales.

Extraire les premières molaires droite et gauche, par exemple, et faire à ce niveau la section du maxillaire. (Voy. Résection.)

Diviser la langue par deux traits de scie.

Attirer le segment osseux et la langue à travers la plaie •sus-hyoïdienne; enfin séparer la langue avec les divers moyens de diérèse, de préférence les ciseaux. La lèvre respectée relie les deux moitiés du maxillaire.

Cette opération, la plus grave de toutes, n'est justifiée que dans les cas où l'épithéliouie a envahi le corps du maxillaire et où. Ton peut espérer encore aller au delà des limites du mal.

PHARYNGOTOMIE SOUS-HYOIDIENNE

La pharyngotomie sous-hyoïdienne, ainsi dénommée par ■Richet et non par v. Langenbeck, comme le prétendent quelques auteurs allemands, consiste à ouvrir le pharynx en faisant une plaie pénétrante transversale (plus ou moins étendue suivant le but) dans l'espace thyro hyoïdien. C'est Malgaigne qui a le premier décrit et recommandé cette •opération sous le nom de laryngotomie sous-hyo'idienne; et, si d'autres chirurgiens, notamment Langenbeck, y ont apporté quelques modifications, s'ils ont étendu le cercle de .ses applications, l'idée et l'exécution premières n'en appartiennent pas moins à Malgaigne.

La pharyngotomie sous-hyoïdienne donne libre accès .-dans le vestibule de la glotte et sur l'épiglotte, dans la j)artie inférieure du pharynx (sur les côtés et en arrière) et

dans l'entrée de l'œsophage. Elle peut, par conséquent, être indiquée pour l'extraction de corps étrangers, pour l'extirpation partielle ou totale de néoplasmes situés en ces divers points, lorsque l'intervention chirurgicale a échoué ou ne peut avoir lieu par les voies naturelles. Axel Iversen * a puhlié une statistique de J8 cas qui se rapportent à cette opération, en même temps qu'il s'est attaché à en faire ressortir la portée pratique.

Une statistique plus récente de Laquer ^ présente 28 cas : ly pour tumeurs du pharynx, 13 pour tumeurs du larynx, de i'épiglotte et pour corps étrangers.

Appareil instrumental :

Vn bistouri droit;

Une pince à dissection ;

Une sonde cannelée;

Une érigne simple ;

Deux écarteurs fenêtres mousses;

Quelques pinces à forcipressure.

Procédé de l'auteur. — La tète étant fortement étendue par un aide sur un rouleau, — après avoir reconnu le bord inférieur de l'os hyoïde, — se placer à gauche, fixer les téguments avec les doigts de la main gauche, et diviser transversalement la peau et le muscle peaueier, sur une étendue de o à 6 centimètres, le long du bord inférieur de l'os hyoïde, de façon que le milieu de l'incision corresponde au milieu du corps de cet os. Forcipresser les quelques veinules qui peuvent donner.

Diviser à petits coups dans la même étendue et au ras de l'os hyoïde l'aponévrose cervicale , puis les muscles omo-hyoïdiens et sterno-hyoïdiens, puis les muscles thyrohyoïdiens, jusqu'à ce que la membrane thyro-hyoïdienne soit à nu.

Diriger maintenant la pointe du bistouri en haut, derrière le corps de Tos hyoïde, dans l'espace séreux qui est entre lui et la membrane thyro-hyoïdienne, et diviser successivement, toujours dans le sens transversal, cette mera-

' Ax. henen {Langenbeck's Ardu, Bd. XX.^I, liefl. 1, ]8'.4, p. Glu . ' Ldi(\VLQr [Thevap. Monatsh., mai 1890j.

()74 OPÉRATIONS SUR l'aPPAREIL DIGESTIF

brane, le tissu glandulo-graisseux sous-jacent, enfin la muqueuse, de façon à arriver au-devant de l'épiglotte, à son union avec la face dorsale de la langue.

Agrandir encore à droite et à gauche, jusqu'à la grande corne du cartilage thyroïde, la partie profonde de la plaie ; enfin attirer en avant l'épiglotte au moyen d'une érigne. On voit ainsi très bien l'entrée du larynx, celle de l'œsophage et la partie inférieure du pharynx.

Sur le vivant, loi^sque l'opération finale (cancer du pharynx, par exemple) doit s'accompagner d'une perte de sang plus ou moins considérable, on place la canule tampon de Trendelenburg avant de faire la pharyngotomie.

Au lieu d'aborder la cavité du pharynx par sa partie antérieure, on peut y pénétrer par un de ses côtés {pi laryngotomie latérale).

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