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B. — CASTRATION PAR L'ABDOMEN

Appareil instrumental :

Les mêmes que pour la laparotomie (voy. Laparotomie) ;

Plus une pince à polype ou celle de Hégar ; ou une pince longuette courbe ;

Une aiguille de Terrier, et du fil de soie ;

Un cautère Paquelin.

Procédé. — l^*" temps : Incision de la paroi abdominale. — Le sujet étant couché sur le dos, membres inférieurs étendus, bassin relevé, — après s'être placé à droite — faire sur la ligne blanche l'incision décrite déjà pour la laparotomie médiane sous-ombilicale, en lui donnant une longueur de G à 8 centimètres (souvent même moins), et en terminant à 2 ou 3 centimètres de la symphyse pubienne (fig. 6G3, A b).

Fixer provisoirement le péritoine aux lèvres de la plaie abdominale par six sutures : une à chaque angle, et deux de chaque côté (Hégar).

2^ temps : Recherche d'un ovaire et son attraction au dehors. — Pendant qu'on déprime d'une main la paroi abdominale, introduire l'index et le médius de l'autre main dans Tabdomen, au bas de la plaie ; refouler en haut le grand épiploon et la masse intestinale, aller à la recherche du fond de l'utérus ; puis se guidant sur le ligament large, rechercher en dehors et en arrière de l'utérus l'ovaire droit par exemple.

Dès qu'on l'a trouvé et bien reconnu, le faire passer entre les deux doigts, l'attirer peu à peu vers la plaie abdominale, le saisir alors avec une pince à polypes, et étreindre

son bile entre les mors d'une pince longuette courbe (fig. 004} .

Il n'est pas toujours facile d'attirer l'ovaire ou, du moins, de l'attirer assez près de la plaie abdominale, soit adhérences périovariennes, soit développement de l'abdomen ; on est obligé alors de

A B, incision médiane pour la castration bilatérale ou unilatérale : — C, D, incision adoptée par quelques chirurgiens pour la castration undatcrale.

faire la ligature et la section du pédicule dans l'abdomen. Parfois même l'un des ovaires ou tous les deux sont absolument nnmobilisables, et il faut renoncer à l'opération.

a*-' temps : Ligature et section du pédicule. — Avec un fil de soie suffisamment long qu'on passe au moyen d'une

aiguille, partager le pédicule de l'ovaire au-dessous de la pince longuette, le plus loin possible du hile, en deux ou trois faisceaux, en y comprenant une partie plus ou moins étendue de la trompe, ce qui facilite beaucoup l'exérèse. Serrer chaque anse, après s'être assuré qu'on n'a pincé avec le fil ni l'intestin ni un autre organe ; faire un double

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nœud et couper les chefs au ras du nœud (ligatures perdues).

Avec le bistouri ou les ciseaux, sectionner le pédicule à 1 centimètre au moins des ligatures, et cautériser la surface de section avec le Paquelin ou une solution de chlorure de zinc 10 p. dOO.

4® temps : Recherche et attraction de V ovaire gauche.

5^ temps : Ligature et section de son pédicule.

6*^ temps : Suture de la plaie abdominale. — Enlever les points de suture qui ont fixé le péritoine jusqu'à présent, et réunir la plaie comme il a été dit à propos de la laparotomie.

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La nioi'talitê de la castration paraît aujourd'hui n'être plus que de 2 à à p. 100. Quant à ses résultats thérapeutiques, il est permis de dire ([u'ils ont été gcaéraleuieut favorables dans le traitement des myômes et de plusieurs autres all'ections, mais qu'ils se sont montrés assez souvent négatifs ou peu sensibles dans celui des maladies nerveuses, surtout générales, parce qu'il est difficile de déterminer exactement d'avance la relation causale qui peut exister entre elles et les ovaires.

A la suite de la castration il serait intéressant de décrire Vvvariotomle proprement dite ainsi que Vablation des annexes utérines dite encore opération de L. Tait, salpingoopJiorectomie, et pratiquée soit pour des salpingo-ovarites, soit pour un hématosalpinx ou un hydrosalpinx ; mais ces opérations ne rentrent pas dans le cadre de l'ouvrage.

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