DÉSARTICULATIONS LONGITUDINALES MOYENNES DE L' AUTEUR
1 . Désarticulation du deuxième métatarsien et du deuxième cunéiforme.
Même procédé que pour la désarticulation longitudinale interne n" 1 .
2. Désarticulation du deuxième et du troisième métatarsiens^ ainsi que du deuxième et du troisième cunéiformes.
Même procédé que pour la désarticulation longitudinale interne n*^ 2.
DÉSARTICULATION LONGITUDINALE EXTERNE OU CUBOÏDO-MÉTATARSIENNE
DE l'auteur. — Il s'agit d'enlever le cuboïde et les deux métatarsiens qui s'articulent avec lui.
Procédé circulaire à fente en X- — L'incision circulaire embrasse la base des deux derniers orteils. L'incision longitudinale suit le bord externe du quatrième métatarsien et s'étend sur le cuboïde jusqu'à pj^,, 340.
io millimètres en arrière du tubercule du cinquième métatarsien. L'incis'o.i transversale s'étend du bord externe du pied jusqu'au niveau de l'axe du troisième métatarsien (fig. 34-0, cd).
Dissection des deux valves.
476 OPÉRATIONS MUTILANTES
Ouverture de Tarticulation calnéo-cuboïdienne par le côté externe et par le dos.
Ouverture de l'interligne cunéo-scaphoïdo-cuboïdien.
Enfin, détachement du cuboïde et des métatarsiens d'avec les parties molles.
Tarse postérieur. — Amputation astragalo-calca- NÉENNE OU amputation DE P. Roux (de Blasius, pour les Allemands). — Cette opération, plus facile et plus rapide que la désarticulation de Chopart, consiste à amputer le pied au niveau de la tète de l'astragale et de la grosse apophyse du calcanéum. Il est prudent (même avec la méthode antiseptique, sur le vivant) d'arrêter la ligne de diérèse à 1 centimètre au delà de l'interligne astragaloscaphoïdien, afin de ne pas ouvrir l'articulation îibio- tarsienne.
Point de repère interne : la tubérosité du scaphoïde; l'extrémité interne de la ligne de diérèse doit être à 15 millimètres en arrière de cette tubérosité. — Point de repère externe : le tubercule du cinquièm^e métatarsien; l'extrémité externe de la ligne de diérèse doit être à '2lj millimètres en arrière de ce tubercule.
Mêmes procédés que pour la désarticulation de Chopart. 11 faut scier soit, de haut en bas, d'abord l'astragale, puis le calcanéum, soit, de dehors* en dedans, les deux os à la fois, sans ouvrir l'articulation médio-tarsienne.
Mêmes remarques cliniques.
Widmer ' nous h donné le résultat de 14 amputations astragalocalcanéennes pratiquées par Rose (de Zurich) de 1869 à 1881; il y eut ime seule fois un faible renversement du talon.
Amputation mixte calcanéo-sous-astragalienne de Tripier (de Lyon). — Pour prévenir Téquin-valgus du moignon de Chopart, le professeur Tripier a eu l'idée de scier le calcanéum au-dessous de la petite apophyse de façon que le membre repose sur un plan horizontal (fig. 3 41, ab) qui ne bascule dans aucun sens.
Au fond, la nouvelle opération ne diffère de la désarticulation sous-astragahenne de Malgaigne qui sera décrite
' Widmer (fn D. Zurich, 1S■^1).
à la suile que par la conservation d'un plateau osseux, et Ton peut se demander si, avec le temps, à la suite de la résorption osseuse ordinaire, le résultat ne devient pas le même ou à peu près le même que pour l'opération de Malgaigne. Ainsi me semble justifiée la dénomination que
AB, ligne de section du calcanéam dans Tampulation de Tripier.
je donne à l'opération de Thabile chirurgien lyonnais, opération qui ne ressemble guère plus à celle de Chopart.
Procédé ovalaire à raquette (d'après le D'" Duchamp i). — Tracer une ligne concave par en haut et en dedans qui commence sur la partie externe du tendon d'Achille, au niveau de la malléole externe, passe à deux travers de doigt au-dessus de cette malléole et cà un travers de doigt au-dessus de la tubérosité du cinquième métatarsien, et s'arrête sur le côté interne du tendon de l'extenseur propre du gros orteil, à deux travers de doigt en avant de l'articulation médio-tarsienne. Là, commencer une autre ligne concave en arrière et en dedans, qui contourne le premier cunéiforme, prend son maximum de courbure à l'union du tiers interne avec les deux tiers externes de la plante, à un travers de doigt au-devant "du point d'arrêt de la pre-
' Ducliamp Th. de Lyon, 1879).
478 OPERATIONS MUTILANTES
mière ligne, puis se prolonge en dehors et en arrière pour rejoindre cette ligne au-dessous delà malléole externe (fig. 34^2, abc).
Diviser la peau suivant le tracé, en commençant par l'incision dorsale.
Repasser de la même façon le couteau au ras de la peau jusqu'à l'aponévrose ; puis, au niveau de la face dorsale, en dehors et en dedans, la disséquer dans l'étendue de 1 centimètre environ.
a h c, tracé des incisions pour l'amputalion de Tripier.
Couper les muscles obliquement jusqu'aux os, à la face dorsale d'abord, puis à la face plantaire.
Désarticuler le tarse comme dans l'opération de Chopart.
Avec un couteau-rugine. pour ne pas s'égarer et ne pas léser les vaisseauxplantaires dans la gouttière calcanéenne, détacher le périoste sur toute la face inférieure du calcanéum jusqu'à ce qu'on soit arrivé en dedans à la hauteur de sa petite apophyse.
Saisir avec un davier la partie postérieure du calcanéum, l'attirer en avant, et la scier de dedans en dehors immédiatement au-dessous de la petite apophyse. Enfin, pour que les parties soient arrondies en avant, abattre d'un trait
de scie l'angle que forme la surface de section avec la face cuboïdienne du calcanéum. Suture et drainage (fig. 243).
Hémostase : les artères pédieuse, dorsale du tarse, plantaire interne et plantaire externe.
Fia. 343. — Moignon drainé et suturé après l'amputation de Tripier.
Xeurectomie : les nerfs pédieux, plantaire interne et plantaire externe.
L'amputation de Tripier a été faite avec un bon résultat fonctionnel par J. Hayes ',2 cas. 1881) et par J. Kellock Barton, de Dublin (un ca^. 1882).