II
Ce procède a au fond les mêmes avantages que celui de Jaboulay et Laguaite. Je Fai employé avec un beau résultat.
Procédé d'Ollier K — D'un point situé à 8 centimètres au-dessus de la tubérosité postérieure du calcanéum et répondant au coté externe du tendon d'Achille, diriger en bas une incision cutanée le long de ce tendon ; la prolonger dans la même direction en arrière et au-dessous du talon, et la continuer sur le milieu de la face plantaire, en Tinclinant en dehors vers l'apophyse du cinquième métatarsien pour suivre la direction du nerf plantaire externe et ne couper ni ce nerf ni même l'artère plantaire externe qui l'accompagne (fig. 36 i).
Diviser le tendon d'Achille. Inciser profondément en coupant tous les tissus jusqu'à l'articulation tibio-tarsienne en haut, et jusque sur le calcanéum dans le reste de son étendue. On doit disséquer couche par couche au niveau de la partie inférieure et oblique de l'incision plantaire, pour ne pas couper le nerf plantaire externe qu'on éloignera en dedans si on l'aperçoit dans la plaie.
S'il s'agit d'une ostéite, détacher la gaine périostique du calcanéum et de l'astragale, ce qui dispense de s'oc-
' Ollicr. Tr. des résect... t. III. p. 691, 189J.
AMPUTATIONS ET DESARTICULATIONS
tupcr des nerfs el des vaisseaux. Quand on a alï'aire à un néoplasme, faire une résection parostale et disséquer soigneusement le paquet vasculo-nerveux.
En tout cas, le calcanéum dénudé, l'extirper. Extirper l'astragale. Par la large plaie, faire saillir l'avant-pied, et sectionner sur la région antérieure du tarse ou le métatarse. Scier ensuite les extrémités tibiale et péronière.
Toutes les parties molles conservées en arrière forment un bourrelet saillant, épais et très disgracieux quand on rapproche l'avant-pied du tibia. On peut en retrancher ce qu'on veut en conservant le paquet vasculo-nerveux.
Fixer les os par la suture ou le vissage.
Il est évidoiit que le choix entre ces divers procédés doit varier sur le vivant suivant l'état des téguments au niveau du talon et de Tarrière-pied.
L'opération de "Wladiniirotf-Mickulicz n'est pas plus grave que la tarsectomie postérieure totale, puisque Kohlliaas' ne compte qu'un cas de mort (pyohémie) sur soixante-treize opéra tions. Mais celle-ci lui est supérieure au point •de vue des résultats fonctionnels, ainsi que l'ont I)arfaitement établi Ollier, Kummer, Gross ; il faut donc la préférer toutes les fois que le ■:hoix est possible. riG. 3G4.