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COCOTIER

vert, passe au brun par un excès de réactif et se teint en violet, si on y ajoute un alcali, tandis qu’il se fait un abondant précipité noirâtre.

Flückiger n’a pu retirer de la Gatéchine des graines d’Arec. Il en conclut que l’extrait aqueux de ces graines diffère essentiellement des Cachous de Y Acacia Cateclm et du Nauclea] il considère cette matière tannique, comme analogue au Rouge de Ratanhia et au Rouge de Cinchona.

La Noix d’Arec paraît efficace contre le Ténia et les Ascarides; on l’administre à la dose de 4-6 drachmes, dans du lait.

Le Cacliou de V Arec sera étudié, en même temps que le Cachou de l’Acacia.

Cocotier

Le Cocotier ( Cocos nucifera , L.) est surtout cultivé pour son fruit, qui renferme, avant sa maturité, un liquide laiteux, doux et sucré. L’amande mûre est comestible et donne, par expression, la moitié de son poids d’une huile incolore, appelée Huile de Coco.

L’Huile de Coco est fluide au-dessus de 18°, solide audessous de cette température ; elle devient alors blanche et opaque. Cette huile fournit des savons qui moussent beau coup, mais sont très cassants ; elle rancit très vite et, dès lors, ne peut servir qu’à l’éclairage. Elle est formée par un mélange de divers glycérides, dont l’acide gras (ac. Cocinique et ac. Cocostêarique ) est peu connu et paraît être composé par de l’acide laurique additionné d’acides palmitique et myristique.

L’amande débarrassée de sa coque, concassée et séchée au soleil, est appelée Coprah. On l’exporte des colonies, sous forme de morceaux de grandeurs diverses,, blancs, blancsjaunàtres ou blancs-grisâtres et recouverts d’un mince tégument veiné, gris brun ou rouge brun. Le Coprah brûle au contact d’une allumette enflammée ; il sert, en Europe, à la fabrication de l’Huile de Coco.

PALMIERS

Palmier Avoira

Le Palmier Avoira ( Elaeis guineensis , Jacq.) est un arbre originaire des côtes occidentales de l’Afrique tropicale. Il a été transporté au Brésil, à la Guyane et aux Antilles. Son fruit est une drupe, de la grosseur d’une noix. Ce fruit est formé par un sarcocarpe fibreux et huileux ; il contient une amande grasse, incluse dans un noyau très dur. On en retire deux sortes d’huile :

1° L’huile extraite de l’amande ; celle-ci est solide, blanche et analogue à l’huile de Coco.

2° L’huile obtenue du sarcocarpe ; on la désigne, selon sa consistance, sous les noms d 'Huile de P aime on de Beurre de Palme.

L’Huile de Palme est jaune et douée d’une odeur d’iris ; elle possède une saveur douce et parfumée.

De consistance liquide, en Afrique, elle est solide dans nos climats, et de couleur rouge orangé. Elle fond entre 30° et 35° ; l’alcool la dissout complètement à froid ; à chaud, elle se dissout en plus grande quantité dans ce véhicule, mais se précipite en partie par le refroidissement ; elle est soluble en toute proportion dans l’éther, très facilement saponifiable et forme un savon jaune. Cette huile contient environ les deux tiers de son poids d’un acide particulier, Y acide Palmitique (C22H320J). Elle s’acidifie spontanément et devient presque entièrement acide au bout d’un certain temps; la lumière et les corps oxydants la décolorent facilement.

On en connaît trois sortes commerciales : la sorte ordinaire, appelée Huile de Lagor , qui est de couleur jaune ; la bonne moyenne , qui est jaune vert, et Y Huile de Cochin , qui est jaune brun.

On falsifie l’huile de Palme avec des résines, du suif , des matières grasses, de la cire jaune ; parfois, on la fabrique de toutes pièces, à l’aide de ces substances, que l’on colore avec du Curcuma et qu'on aromatise avec de la poudre d'iris. Ces falsifications sont déterminées : 1° par Y éther acétique , qui ne dissout que l’huile de Palme: 2° par Y alcool, qui

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CEROXYLE DES ANDES ET CARNAUBÀ 383

ne dissout que la. résine; 3° par l’action d’un alcali, qui rougit le Curcuma et permet d’en constater la présence. Selon Holmes, un partie de l’huile de Palme du commerce ni est fournie par VE. melanococca, Gaertn.

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Céroxyle des Andes et Carnauba

Le Céroxyle des Andes ( Iriartea [ Ceroxylon , H. B] andicola, Spreng.) produit une Cire, dite Cerade Palma, qui découle spontanément des feuilles et du tronc, à l'endroit îles anneaux.

La Cire de Céroxyle se présente, à l’état brut, sous forme d’une poudre blanc grisâtre, qui recouvre l’épiderme du Palmier. Les Indiens raclent cet épiderme, font bouillir les raclures dans l’eau et séparent ainsi la cire de ses impuretés. Purifiée par un traitement à l’eau et à l’alcool bouillant, elle est d’un blanc jaunâtre sale, poreuse, friable, inodore, insipide ' et fusible à 72°. Les Indiens y ajoutent un peu de suif, pour la rendre moins fragile. Selon Boussingault, elle est formée d’une résine jaunâtre, un peu amère, soluble dans l’alcool froid, et d’une autre résine ( Cèroxyline ), cristallisable et r soluble seulement dans l’alcool bouillant.

On trouve au Brésil un autre Palmier, le Carnauba ( Cory pha \Coipernicia , Mart.] cerifera, L , Arrud.), qui fournit une cire analogue à celle des Abeilles, selon Brandes, bien qu’elle soit d’un blanc jaunâtre, sèche, dure, fort cassante et à cassure lisse, luisante, non grenue.

La Cire de Carnauba est produite par les feuilles, d’où on la retire sous forme d’une poudre écailleuse, gris jaunâtre, que l’on fait fondre à une assez forte chaleur. La cire ainsi obtenue est mise en morceaux plus ou moins gros. Cette cire se laisse aisément pulvériser ; elle fond à 83°, 5 et se dissout dans l’alcool bouillant et dans l’éther; parle refroidissement, elle se prend en une masse cristalline.

Selon Bérard , la partie soluble dans l’alcool est de Y acide Cèrotique ; l’autre partie est l’éther d’un alcool analogue à Y alcool Mèlyssique .

PALMIERS

Sang-Dragon

Cette substance est fournie surtout par un Rotang, le

Calamus Draco , Willd., plante remarquable, comme les

autres Palmiers de ce genre, par la longueur presque indé- ■,/, finie de sa tige, dont la grosseur est relativement très faible. I/, Ses fruits sont ovoïdes, de la grosseur d’une noisette et garnis I , d'écailles nombreuses, imbriquées, épaisses, lisses et sillonnées, qui, à la maturité du fruit, se recouvrent d’une abon-

dante résine rouge, très friable.

Suivant Rumpliius, on recueille cette résine en secouant I les fruits dans une toile rude, qui la laisse passer, sous forme I

d'une poussière, laquelle est fondue à une douce chaleur et

roulée en globules. Ceux-ci sont enveloppés dans des feuilles de Licuala spinosa , Thunb. et constituent la première sorte de Sang-Dragon.

Ensuite, on concasse les fruits, on les fait bouillir dans l’eau, on recueille la résine qui surnage et l’on en fait des I

galettes

c’est la deuxieme sorte de Sang-Dragon.

Enfin, le marc lui-même est mis en boules, grâce à la I quantité de résine qu’il contient encore et constitue le Sang--\ Dragon commun ou en masses.

On trouve le Sang-Dragon sous quatre formes, dans le

commerce : 1° en baguettes ; 2° en olives ou en globules ; I 3° en galettes ; 4° en masses. Les deux premières sortes, nommées Sang-Dragon en roseau , correspondent à lapre- X mière sorte de Rumpliius; la troisième correspond à la deuxième sorte ; la quatrième, à la troisième. Cette dernière sorte est d’un beau rouge et, sans les débris de fruit qu’elle renferme, elle serait presque aussi bonne que les autres. Elle est, d’ailleurs, supérieure à la sorte dite en galettes, qui contient peu de résine.

Le Sang-Dragon en p.aguettes est en bâtons longs ch 30 à 50 centim., épais comme le doigt, entourés de feuillet j de Licuala , qui sont fixées tout autour, au moyen d’une lanière très mince de tige de Rotang.

Le Sang-Dragon en globules est en boules de 18 à 20

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