afran d' Autriche, brun pourpre, sans styles
Le Safran du Gàtinais, qui renferme des débris jaunes lu style.
Le Safran de Bavière ressemble à celui du Gàtinais.
Les Safrans : turc, d' Angoulême, d' Avignon, d'Espagne, d'Italie sont plus pâles, ou moins bien triés ou falsifiés et sont moins estimés.
Le Safran est habituellement conservé dans un lieu humide, Où il absorbe de l’eau et augmente de poids, mais
IRIDEES
fermente et se détériore. Il convient, au contraire, de le tasser dans des boites en bois, que l’on met dans un local bien sec.
On le falsifie de plusieurs manières :
1° Avec des corolles et des pétales de fleurs, ou rouges I ou colorées artificiellement : Carthame , Souci, Grenadier, f Saponaire, etc.
Cette falsification est aisée à reconnaître, soit qu’on étale le Safran suspect, sur une feuille de papier et qu’on l’examine à la loupe, soit qu’on en projette une pincée dans l’eau tiède, qui restitue leur forme aux diverses substances étrangères, aussi bien qu’au Safran. Les corolles ou leurs parties seront reconnues à leur minceur relative et à ce qu'elles ont une largeur à peu près égale dans toute leur étendue.
2° Avec la partie inférieure des styles du Safran, colorés au moyen d’une teinture concentrée de Safran, à l’aidt d’un décocté de bois de Campêche,etc. Ces styles ainsi colorés sont désignés, dans le commerce, sous le nom de Fèminelle On les reconnaît par les procédés ci-dessus et encore miein en faisant l’essai comparatif du pouvoir colorant du Safrar suspect et d’un Safran pur. On verra plus loin le procéda employé par Hepp, pour reconnaître la présence de Fémi nelle colorée par du Campêche.
3° Avec les étamines du Safran et celles du Crocus vernus (Bentley, Guibourt). Les étamines du 1er sont reconnue: à leur filet jaune, court, surmonté d’une anthère sagittée | celles du second ont des anthères arrondies.
4° Avec du Safran épuisé. Le mélange est moins odorant pressé entre les doigts, il les tache à peine; il est feraet rouge pâle; essayé par l’eau, il lui donne une teinte plu faible. L’acide sulfurique ne doit pas le colorer en bleu1.
1 On nous a soumis un Safran, contenant une assez forte proportion d styles, comme beaucoup de Safrans de bon aloi et qui ne différait de ceux-i que par une odeur plus faible et par une teinte générale purpurine. U I examen attentif y a montré, en effet, la présence d'une grande quantité d stigmates de couleur pourpre, mêlés à du Safran ordinaire.
Ce Safran étant humecté tachait les doigts en rouge.
L’analyse qui en a été faite par le docteur Linossier, agrégé de noti Faculté, a montré que ce Safran avait été coloré avec du sulfo-conjuguè c Roccelline. En plongeant successivement des écheveaux de laine dans far infusion de Safran adultèiè et répétant la même opération avec une infusic