‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 135 sur 214 · SAFRAN · texte numérisé non relu

SAFRAN

5° Avec les stigmates du Crocus vernus , qui sont inoores, orangés, plus courts et finement denticulés au sommet. 6° Avec des fibres musculaires desséchées, qui dégarnit, par la combustion, une odeur caractéristique, et qui lanchissent dans l’eau .

7° 11 arrive fréquemment que le Safran a été mouillé ou ’/ibibé d'huile. Pressé entre deux feuilles de papier, il les telle ou les graisse, ce que ne fait pas le Safran pur et sec. 8° Parfois aussi l’on y ajoute du miel, soit seul, soit addi- ’onné de sable ou de craie colorée en jaune orangé. ette falsification est décelée au moyen de l’eau, qui dissout • miel et laisse déposer le corps étranger. Il suffit de relercher la présence de la glvcose dans la solution et 'examiner le dépôt.

9'1 II peut arriver aussi que la substance minérale soit outée au Safran préalablement huilé. Le traitement par ■ther. qui dissout l’huile, mais non ou à peine la matière dorante, permet de reconnaître cette falsification.

10° Enfin, on mêle quelquefois, au Safran, du sable, du ’omb , etc., pour augmenter son poids. En le soulevant avec s doigts écartés et le secouant au-dessus d’une feuille de ipier, les corps étrangers se séparent et tombent.

11° E. Baudrimont rapporte que l’on mélange parfois, au ifran, les fleurs du Lyperia crocea (Scrofularinées). Cette sification nous parait impossible, les fleurs du Lyperia mt noires, à l’état sec. 11 est vrai qu’elles ont une odeur Safran et que, humectées d’eau, elles tachent les doigts jaune.

Le Safran offre les mêmes colorations que la polychroïte,

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Safran pur, M. Linossier a pu obtenir une double gamme de coloration, teinte du premier écheveau de la série du Safran adultéré était pourpre | peu orangé; celle du dernier écheveau était à peine nankin.

■es teintes obtenues du Safran pur étaient normales; le dernier èchevean ) it encore une couleur serin intense. M. l.inossier en a conclu que le Safran I mis à l'examen avait été épuisé, au préalable. La présence de styles dans (Safran et, d’autre part, la constatation faite a la loupe, que cette subside contenait une assez forte quantité de stigmates pourvus de leur colo- 1 on habituelle, enfin l’odeur que dégageait la masse, nous portent à i poser que le Safran examiné était constitué par un mélange de Safran et de Safran épuisé au préalable, puis coloré artificiellement.

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quand on lo traite par les acides sulfurique ou azotique. Ces réactions doivent être employées, pour l’essai de cette substance, comme le prouve l’exemple suivant :

Il y a quelques années, on présenta, à l’hôpital civil du Strasbourg, un Safran absolument dépourvu des parties jaunes, que les meilleurs Safrans présentent toujours. Ce Safran 111 étant traité par l’acide sulfurique, une bonne partie de se; IL filaments ne se colora pas en bleu. En faisant chauffer cet ira filaments avec de l’ammoniaque, Hepp les vit prendre h fri teinte jaune propre aux styles de Safran et reconnut qu'il: |jti avaient été colorés en rouge, par le bois de Campêche Après un triage attentif, on arriva à constater que les style: ainsi colorés étaient mêlés au Safran, dans la proportior de 40 0/0.

On ne doit jamais acheter du Safran en poudre, celui-c pouvant être falsifié de toutes les façons. Le seul moyen di s’assurer alors de son efficacité est de faire l’essai de soi pouvoir colorant ou encore de le traiter par l’acide sulfurique, sous le microscope : le safran seul sera coloré en bleu Toutefois, il ne faut pas oublier que la coloration ainsi obtenue est fugace. L’on devra donc n’ajouter l’acide à la poudre qu’au moment même où l’on fait l’examen microscopique.

Le Safran est employé dans le midi de l’Europe, commcondiment. Jadis usité, en médecine, comme emménagogue et aussi comme antispamodique, il est aujourd’hui à peu prè tombé en désuétude, ces propriétés lui ayant été vivemen

contestées. On lui attribue maintenant une action narcotiquet sédative, action due sans doute à l’essence qu’il renferme C’est peut-être à ce titre qu’il agit, dans le Laudanum d> Sydenham et dans le sirop de Delabarre. 11 entre, on lisait pourquoi, dans le Caustique safranè de Velpeau (oi mieux de Rust ), et dans divers emplâtres. On le prescri habituellement sous forme de Teinture.

Nothnagel lui refuse toute valeur thérapeutique. Cette opi nion peut sembler exagérée, du moins en ce qui concern l’action du sirop Delabarre, dont les bons effets sont cons tâtés depuis longtemps et qui atténue sensiblement les crise: h douloureuses de la première dentition.

tir

amomees. arrow-root

AMOMÉES

Arrow-root

Les Amomées fournissent quelques fécules alimentaires, connues sous le nom générique tl 'Arrow -root.

La plus répandue de ces fécules est tirée du Mdranta arundinacca, L., plante originaire des Antilles et transportée par les Anglais dans la Guyane , dans l'Inde, dans leurs colonies africaines de Natal, de Sierra-Lcone, etc.

Fia. 273.— Arrow-root do Mnranla (Ilassall) 200/i.

Cette fécule est appelée, en France, Arrow-root des Antilles; les Anglais la désignent, selon le lieu d’origine, sous les noms de Bermuda, Saint- Vincent's,Jamaica,African,etc ., Arroic-root. Elle est blanche, brillante, craque sous les doigts et donne à l’eau moins de consistance que l’amidon du Blé. Elle est généralement inodore, insipide et souvent

AMOMEES

agglomérée en morceaux irréguliers, qui se divisent à la moindre pression.

Ses granules (fig. 275) sont nacrés, transparents, égaux entre eux, souvent fissurés, et ovoïdes ou sphériques ou anguleux ou presque triangulaires, comme ceux de la Pomme de terre, mais plus petits, de la grandeur des plus gros grains d amidon et de forme générale plus irrégulière. Leur hile est punctiforme et entouré de zones cencentriques.

Cet Arrow-root est préparé de la manière suivante :

On lave les rhizomes et on les débarrasse de leurs écailles, puis on les broie ou bien on les râpe 5 la pulpe est ensuite lavée sur des tamis, pour en extraire l’amidon. Celui-ci se dépose au fond de l’eau de lavage ; on l’égoutte, et 011 le fait sécher à une douce chaleur. Les rhizomes en fournissent 1/6 de leur poids.

Les Rhizomes du C. edulis, Ker. fournissent une sorte d’ Arrow-root, connue sous le nom de Tous-les-Mois ou Tolo-

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