BOURGEONS DE SAPIN
Sandaraque
La Sandaraque est produite par le Callitris qucidrival vis , Rich. (Thuya articulât a , Desf.), arbre des montagnes de -l’Atlas, en Algérie et au Maroc. Cette résine est en larmes ovoïdes, d’un jaune pâle, fragiles, à cassure vitreuse, de saveur nulle et d’odeur faible, térébinthacée, plus prononcée à chaud. Leur surface est couverte d’une poussière blanchâtre; elles se ramollissent au-dessus de 100° et fondent, en se boursouflant, vers 145°. Leur densité est de 1,066. On y a signalé l’existence de trois résines.
On la mêle frauduleusement au Mastic, dont elle se distingue aisément.
La Sandaraque est en larmes plus allongées, que celles du Mastic et se réduit en poudre sous la dent. Elle est soluble dans l’alcool, à peine soluble dans l’éther et pas du tout dans l'essence de térébenthine, tandis que le Mastic se ramollit sous la dent et se dissout en entier dans l’éther et dans l’essence de térébenthine; l’alcool froid le dissout incomplètement.
Bourgeons de Sapin
Ces bourgeons, improprement dits de Sapin, sont fournis parle Pin de Russie ou Pinasse (Pinus sylvestris, L.), arbre pouvant atteindre jusqu’à 40 mètres de hauteur, et qui forme de grandes forêts dans le nord de l’Europe et de l’Asie. Le Pin Sylvestre habite aussi les montagnes de l’Europe centrale (Alpes, Vosges, Cévennes, Pyrénées, etc.). 11 fournit la majeure partie du Goudron du commerce.
Les bourgeons de Sapin (fig. 300) sont réunis au nombre de 5-6, dont un médian et terminal, plus gros. Ils sont coniques arrondis, revêtus d’écailles rougeâtres, agglutinées et gorgés d’une résine, qui exsude à leur surface, sous forme de larmes. Ils ont une odeur et une saveur résineuses, légèrement aromatiques, et sont employés en infusion, comme excitants, balsamiques et diurétiques.
Kio. 300 — Bourgeons de Sapin.
En les faisant macérer dans de la bière, avec des feuilles de Cocliléaria et des racines de Raifort, on obtient une bière antiscorbutique, dite S ap mette. G est avec une bière peu différente, que Cook préserva toujours ses équipages du scorbut.
Les meilleurs bourgeons de Sapin viennent de Russie; ceux des Vosges sont moins aromatiques et plus facilement attaqués par les Insectes.
Sève de Pin maritime
Cette matière est extraite du Pin maritime ou Pin de Bordeaux ( Pinus maritima, Lamk.; Pitius Pinaster , Soland.), grand arbre cultivé dans les Landes de Gascogne, mais origin aire du sud-ouest de l’Europe, et qui fournit le liquide oléo-résineux, connu sous le nom de Térébenthine de Bordeaux.
En 1854, Lecoy, inspecteur des eaux et forêts, proposa contre les affections de poitrine, sous le nom de Sèoe du Pin maritime , le liquide qui découle des Pins soumis au procédé du docteur Boucherie, pour la conservation du bois. Ce liquide est lactescent, de saveur et d odeur balsamiques et térébenthinées, non désagréables; selon A . Guibert, il « détermine, dans l'arrière-bouche et dans 1 œsophage, une sensation de fraîcheur et même de froid, analogue à celle que 1 on ressent par l’ingestion des limonades minérales ; celte sensation persiste pendant près d’une demi-heure. »
A faible dose, la Sève du Pin maritime augmente l’appétit et facilite la digestion; à dose plus élévée, elle occasionne de la pesanteur à l’estomac. Elle a été préconisée contre la phthisie commençante; comme l'eau de goudron, elle a paru s'adresser principalement aux symptômes : douleur, toux, expectoration. Sous son l’influence et dès le début, la toux et l’expectoration diminuent. Kévédan 1 administre dans les cas où la toux est sèche, l’expiration prolongée, la respiration rude; quand le malade présente une oppression caractéristique et surtout un crachement de sang. Kérédan dit qu’il n'est pas rare d observer, en peu de jours, un amendement considérable des symptômes.
La sève des Conifères a été analysée par Ilartig, qui 1 obtint en décortiquant un arbre et raclant, avec un fragment de verre, la surface du bois mis à nu. Le liquide filtré do ma de l’albumine, du sucre analogue au sucre de Canne, par sa composition et son pouvoir rotatoire, et des cristaux abondants d’un corps analogue à la salicine.
Écorce de Mélèze
On emploie depuis quelques années, en médecine, l’écorce du Mélèze (L ar ioc europæa , DG., Pinus Larix, L., Abies