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SUCCIN

sectes, les fleurs et autres débris, que l’on voit dans sa masse, il a durci lentement, soit à la surface des végétaux qui le produisaient, soit dans le sol sur lequel il était tombé. On le rencontre d’ordinaire mêlé aux bois fossiles, que l’on trouve dans les lignites tertiaires : toutefois, il se montre fréquemment, du moins en apparence, loin de ce gisement et la sorte de SuccLn la plus estimée est pêchée avec des filets ou recueillie parmi les cailloux roulés, sur les plages de la Baltique, entre Memel et Dantzig.

Le Succin est en morceaux arrondis, de grandeur variable, mais généralement petits, et recouverts d’une croûte terne, assez dure. Débarrassé de cette croûte, il se montre formé par une substance solide, dure, cassante et à cassure conchoïdale, transparente, mais parfois opaque et blanchâtre. L’ambre jaune est ordinairement jaune ou un peu verdâtre, plus rarement brun. Insipide et inodore il exhale une odeur douce, quand il est réuni en masses, dans un vase clos, et quand on le frotte ou qu’on le pulvérise. Lorsqu’on le soumet à la flamme d’une bougie, il brûle en se boursouflant, mais sans couler; il répand alors une odeur aromatique, forte.

Le Succin acquiert, par le frottement, la propriété d’attirer les corps légers. Cette propriété, qui est due à un dégagement d’électricité résineuse, a conduit les physiciens â désigner l’ensemble des phénomènes électriques, par un mot dérivé du nom grec du Succin (y- À sxtcov).

Le Succin a une densité de 1,065 à 1,080. Il est insoluble dans l'eau; à peine soluble dans l’alcool, l’éther, le chloroforme, le sulfure de carbone, les huiles fixes et volatiles; l’essence de Cajeput ne le dissout pas, tandis qu’elle dissout le Copal, ce qui différencié ces deux substances. Un mélange d’alcool et d’essence de Térébenthine le dissout à chaud. Pulvérisé et traité par l’acide sulfurique, il s'y dissout, mais en est presque entièrement précipité par l’eau. Suivant Berzélius, il est en majeure partie constitué par une matière bitumeusc (Bitume cle Succin). Si on le fait bouillir, avec de l'acide nitrique, ou avec de la soude caustique, il s'en sépare une substance blanche, analogue au Camphre des Laurmées

CONIFÈRES

(Doepping) ou au Camphre de Bornéo (Berthelet et Beignet). Selon E. Baudrimont, il contient toujours du soufre.

Le Succin est surtout caractérisé par la présence de V acide Succinique (C4 H0 O*).

Chauffé dans une cornue, il fond, se boursoufle beaucoup et il s’en dégage de l’eau, de l’acide succinique, une matière oléagineuse appelée Huile de Succin, et de l'hydrogène carboné; si l’on continue à chauffer, le résidu entre en ébullition et produit beaucoup d’huile; enfin, en élevant encore latempérature, il se sublime une substance cireuse jaune, qui ne nous intéresse pas.

Les produits de cette distillation étaient jadis usités en médecine, savoir :

1° Y Acide Succinique impur, sous le nom de Sel volatil de Succin;

2° Y Eau, qui contient de l’acide acétique, de l'acide succinique et de l’huile pyrogénee, était appelée Esprit volatil de Succin ;

3° enfin Y Huile, qui est formée par un mélange de diverses huiles pyrogénées, était nommée Huile volatile de Succin. Ges trois produits étaient réputés antispasmodiques.

En mélangeant 1 p. d’huile de Succin, 24 p. d’alcool à 90°, et 96 p. d’ammoniaque liquide, on obtient un liquide appelé Eau, de Luce, Alcoolè d' ammoniaque succinè, etc., employé comme alexipliarmaque, stimulant et antisepque.

Par addition d’acide nitrique. I’Eau de Luce donne un précipité résineux musqué, nommé Musc artificiel .

Le Succin est .réputé antispasmodique; on l’emploie en fumigations ou en teinture. On en fait des objets d’ornement et les bonnes femmes regardent les obiers (T'Ambre jaune comme propres à prévenir les convulsions dentaires. Fonssagrives, en mentionnant cette croyance, rappelle les expériences de A. Gérard, qui a arrêté des accès d’hystérie, etc., au moyen de colliers d’ Ambre et l'observation de Trousseau et Pidoux, qui ont constaté la disparition d'accès d'asthme, sous l'action d'une cfinture d’Ambre jaune. Ces effets, qui seraient explicables par la production d’électricité, auraient besoin de confirma1 ion.

MYHICEES

IYIYRICÉES

Cire de Myrica

Le genre Myrica, L., renferme un certain nombre d’espèces, dont une. le il/, gale Au, qui croit dans le nord de la France et en Hollande, porte des fruits couverts d’une mince couche cireuse. Le M. cerifera, L., le M. pensylvanica, Duli., de l’ Amérique du Nord, et le M. cordi folia. L..du Gap, fournissent beaucoup plus de cire.

La Cire de Myrica est fournie principalement par le Lau rier sauvage de la Louisane (M. cerifera). Les fruits de cet arbuste sont formés de petites drupes pisiformes, disposées en paquets serrés. Leur surface est couverte de corps arrondis, d’odeur et do saveur très poivrées, noirs, glanduleux, velus et qui sont les organes producteurs de la cire. Celle-ci en exsude de toutes parts et forme, à leur surface, une couche uniforme, blanche, brillante, mamelonnée.

La cire de Myrica est obtenue par ébullition des fruits dans l’eau; elle sert à faire des bougies. Cette cire est verte et cassante à l’état brut et douée d’une odeur balsamique.

Purifiée par plusieurs traitements à l’eau bouillante et a l'alcool froid, elle est d’un jaune verdâtre, translucide, aromatique, se ramollit entre les doigts et y adhère ; elle fond se entre 47° et 49°, est incomplètement soluble dans l'alcool et dissout dans 4 p. d’éther bouillant. Sa densité est de 1 ,005.

Elle est saponifiable, suivant Ghevreul, et donne les acides stéarique, margarique et oléique, ainsi que de la glycérine. Selon Moore, les acides obtenus par la saponification seraient les acides Palmitique et La urique. Cette cire serait donc un corps gras ordinaire.

En Amérique, on emploie l’Écorce de la racine du Myrica cerifera. comme médicament.

Cette écorce est en morceaux longs de G à S centimètres, épais, rugueux, d’un gris noirâtre en dehors, d’un gris rougeâtre en dedans, inodores, de saveur âcre, astrin gente. Sa poudre a une saveur piquante et âcre; elle est

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