‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 160 sur 214 · JARORANDI DE RIO-DE-JANEIRO · texte numérisé non relu

JARORANDI DE RIO-DE-JANEIRO

que celui du Cubèbe et environ deux fois plus long que le baie. Il les attribue au P. crassipes, Ivorthals (Cubeba crassipes, Miq.). Il cite aussi, comme très semblables au Cubèbe, les fruits du P. Loioong, Bl. (Cubeba Loioong, Miq.) de Java, et ceux du P. ribesioides , Wall. (Cub, Wallichii , Miq.).

Poivre noir de Guinée

Ce Poivre, aussi appelé Cubèbe africain, est fourni par le Piper ( Cubeba , Miq.) Clusii, G. DC. Il est formé de baies assez analogues à celles du Cubèbe, mais plus petites, moins 'ligueuses, atténuées en un pédicelle grêle, ordinairement recourbé, et disposées autour d’un axe commun. D’abord ’ouges, elles passent au gris cendré, par dessiccation. Elles ont l’odeur et la saveur du Poivre. Stenliouse y a trouvé de a pipérine et non de la cubébine.

Importée jadis, sous le nom de Poivre , à Dieppe et à Rouen, puis sous celui de Pimienta de rabo , par les Porugais, cette drogue n’est plus guère connue en Europe. On emploie, comme condiment, sur la côte occidentale de ’ Afrique, où croit le P. Clusii.

Jaborandi de Rio-de-Janeiro

Le nom de Jaborandi a été attribué à plusieurs plantes, ont la plus importante est le Pilocarpus pennatij'olius , Lemaire (Y. Pilocarpus). Selon Pison, quatre plantes sont ppelées Jaborandi, au Brésil : une fournie par le Monàeriatrifoliata, L. (Rutacées), trois dues à des Pipéracées.

C. de Gandolle ne cite, comme sortes de Jaborandi dePison, ue le P. Jaborandi , Wcll. (Serronia Jaborandi, Gaud.) t leP. citri folium, Lam. (Arthante trichostachya, Miq.). jjndley dit qu’au Brésil on appelle Jaborandi, le P. reticuatum, L. (Enckea reticulata , Miq.) ; il rapporte que la acine de cette plante est aromatique, stimulante et est emloyée comme un sialagogue puissant. H. Bâillon admet ussi, parmi les Jaborandi, le P. reticulatum, L., auxuels il ajoute les P. nodulosum , Liuk et P. mollicomum

PIPERACÉES

(Art/l. mollicoma , Miq.). Or le P. reticulatum, L. croi au Mexique et à la Jamaïque, selon C. de Candolle,qui ne 1< cite pas comme vivant au Brésil. 11 est donc à croire que 1; plante de Bindley est le P. ce ano tin folium, Kunth (P. reticulatum, Well., nec L.), qui croît au Brésil et aux Antilles Ce dernier Piper , d’après G. de Oandolle, est cultive à Tahiti et il y aurait été porté d’Australie, ou il ferait la base d un< liqueur enivrante. Ce serait donc à tort queGubler attribue ai P. reticulatum , L., la plante qu il a étudiée, plante qu H. Bâillon a dit être le P. Jaborandi. Le P . reticulatum, "L. a, d’ailleurs, des feuilles cordées, elliptiques-lancéolées 'e terminées par une pointe assez aiguë, ce qui ne correspdn pas à la description ci-dessous, empruntée à Guider.

Le Jaborandi est un arbrisseau pouvant dépasser beaucou un mètre de hauteur, à tiges fasciculées à la base, simple et dénudées dans la moitié de leur longueur, cylindriques

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très droites et articulées comme celles des Bambous, chargée

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en haut de feuilles alternes, brièvement pétiolées, ovales lancéolées ou un peu obtuses, d un vert fonce, èntremélee parfois de chatons de fleurs males.

Les feuilles du P. Jaborandi se distinguent de celles d Pilocavpus , par leur forme, par leur consistance et aussi pa l’absence de ces glandes ou ponctuations pellucides, que l’o trouve dans celles du Pilocarpus . D ailleurs, ces deinièiw fenii sont pinnées, tandis que les feuilles du Piper sont simples.

La plante entière a une odeur aromatique ; mâchée, ell détermine une saveur très piquante, qui devient, pour ain: dire, cuisante et amène une salivation des plus abondante:

Les applications thérapeutiques faites par Gubler, avec so Piper , montrent que, très agresif pour les glandes buccale! il devient à peu près inerte une fois dans la circulation san guinc, tandis que le Pilocarpus pennatif olius manifesl une action diffusée d’une énergie incomparable. En tout ca: pour en obtenir des effets physiologiques évidents, il fauch employer des doses plus fortes des feuilles ou mieux t l’écorce des racines, qui paraît être le siège du princi]' actif.

Hardy a trouvé, dans le P. Jaborandi, une essence irr:

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