‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 161 sur 214 · POIVRE LONG · texte numérisé non relu

POIVRE LONG

;ant les yeux, ainsi qu’un alcaloïde d’aspect cristallin et de jouleur un peu jaunâtre.

Cet alcaloïde est peut-être celui que Parodi nomma Ja- ') or andine et qu’il trouva dans un Piper du Paraguay : P. Jaborandi villosaï (Wurtz, Dictionnaire , sicpplénent, p.97i). Parodi lui assigna la formule C20 IP0 Az2 O5.

11 semble que le nom donné à ce principe fut l'origine l’une confusion non encore éclaircie. L’auteur de l’arîiçlè 7 abor andine du Dictionnaire de Wurtz, dit que Chastaing a )btenu cette substance au moyen delà Pilocarpine pure, dont die serait un produit d'oxydation. 11 se formerait en même :emps un principe nouveau, la Jaborine (G11 H16 Az2), qui possède les propriétés de l’Atropine. Nous pensons qu’il y a ieu d’être fort réservé, dans l’assimilation de la Jaborandine lu Piper à celle qui provient de la Pilocarpine.

Quoi qu'il eu soit, les propriétés de l’alcaloïde extrait, par Hardy, du P. Jaborandi ont été étudiées par Bochefontaine. D'après Bocheontaine, cet alcaloïde n'agit pas sur !e cœur, il n’influence pas la îontractilité musculaire et n'est pas convulsivant. Il paraît agir suies nerfs mixtes, qui perdent le pouvoir de transmettre aux muscles es excitations mécaniques ou électriques et semble posséder le pouvoir paralysant d’emblée, ce qui le distingue du curare.

Selon Domingo Parodi, le Piper du Paraguay est un puissaut ialagogue, en même temps qu'il détermine aussi une trauspiration ibondante. On prescrit la plante sous forme d'infusion, comme sudo- •ifique, et en applications locales, contre la morsure des Serpents.

Poivre long

Cette substance est produite par le Chaoica (Piper, 9. D. G), of/îcinarum, Miq. (P. longum, Rumphj, plante les lies de la Sonde, des Philippines et de l’Inde.

Le Poivre long se compose de chatons cylindriques, secs, lurs, grisâtres, tuberculeux, formés par de nombreuses baies étroitement serrées sur un axe commun et devenant rougeâtres par le lavage. Ces baies renferment chacune une petite semence rouge ou noire au dehors, blanche à l’intérieur, et d’une saveur très âcre, très bridante, mais d’une odeur moins aromatique que celle du Poivre noir.

PIPÊRACÙES

On le récolte avant la maturité complète. Sa composition paraît être la même que celle du Poivre ordinaire.

Il est consommé principalement, dans l’Inde anglaise, comme épice.

La racine aromatique du Poivre long est très employée par les Hindous, qui l’appellent Pipli-mul.

Le Poivre de RoxburgfCVmumÆ Roocburghii , Miq. ; P. Ion gum, L., G. DG.), présente des baies subtétragonales, convexes au sommet. G’est le Poivre long des Anglais ; il leur arrive de l’Inde.

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Feuilles de Bétel

Ges feuilles sont produites par le Cliavica Belle, Miq. (Piper Betle , L.), plante de l’Inde, des îles Malaises et des Philippines, introduite dans l’Amérique tropicale. Elles servent à envelopper le mélange de noix d’Arec et de chaux, qui sert de masticatoire aux habitants des îles de la Sonde et et que l’on connaît sous le nom de Bétel. Gette matière colore les dents et les excréments en rouge; par son astringence énergique, elle agit puissamment sur le tube digestif et permet de résister à l’action débilitante du climat.

Matico

On désigne sous ce nom, les feuilles du P. ang asti folium. Ruiz et Pav. (Artanthe elongata. Miq.), arbuste des terres humides du Pérou, du Brésil et de l’ancienne Colombie.

On les expédie par la voie de Panama, en balles ou en sacs formant des masses presque sphériques, très comprimées, composées de tiges articulées, portant des feuilles lancéolées-acuminées, cordées et inégales à la base, brièvement pétiolées, un peu épaisses.

Les feuilles de Matico (iig. 310) sont longues de -7 à 13 centim., larges de 1 à 4 centim. ; celles de la variété a, corchdatum , G. DG., peuvent atteindre 18 à 20 centim. de longueur. Ges feuilles sont crénelées sur les bords et offrent

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des faces réticulées : la face supérieure est de couleur

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>run verdâtre; l'inférieure d’un vert pâle, légèrement pu pescente, parsemée de points transparents et garnie de nerures réticulées, très saillantes. Leur face upérieure est pourvue de nervures dé- | mimées, qui lui donnent une apparence marquetée; ces nervures sont, au conraire, saillantes et hérissées de poils, à la lace inférieure.

Les feuilles deMatico ont encodeur aro natique, herbacée, une saveur amère per listante, chaude, âcre, non styptique. Leurs I ropriétés balsamiques, et excitantes paraissent dues à une huile volatile, dont lies contiennent d’ailleurs, une propor- I on assez faible.

L’Essence de Matico est légèrement (extrogyre (0°,7, selon Fluckiger) ; elle Ut composée de deux matières, dont une istille entre 180° et 200°, tandis que Taupe s’épaissit. Fliickiger rapporte que, penant l’hiver, elle laisse déposer une sorte |e camphre, en cristaux longs de plus de centim. et fusibles à 103°. Cette essence Ist faiblement verdâtre et jaunit à la lullière.

Marcotte a signalé, dans les feuilles de | atico, la présence du tannin, d’une résine d'un acide cristallisable, appelé acide vtanthique. Stoll a montré qu’elles ne nntiennent pas de Pipérinc.

Le Matico a été préconisé comme vulnéraire et hémosta- I tue , d’où le nom de Yerba ciel soldado, que lui donnent s Indiens. Trousseau et Guibert le placent parmi les stipulants. On l’emploie avec succès, sous forme de décoction, uitre les écoulements chroniques : leucorrhées, gonorrhées, lénorrhagies, hémorrhoïdes, etc. On l’administre en poudre, i pilules, en infusion, en décoction, en extrait, en Sirop, en inture, etc.

Fig 310. — Fouille de Matico.

PIPÈRACÈES

On lui substitue parfois le P. aduncum, L. (Art. adunca Miq ), plante de l’Amérique du Sud, apportée surtout d l’isthme de Panama.

Les feuilles de ce Piper sont plus larges, plus acuminées moins rugueuses en dessus, à peine pubescentes en dessou et marquées d’un plus grand nombre de nervures parallèles' le parenchyme interposé entre ces nepvures est relativemen lisse et presque glabre. Ces feuilles sont plus fibreuses e moins aisées à pulvériser que celles du Matico vrai, dont elle possèdent l’odeur, sans en avoir les propriétés styptiques.

Sous le nom de Nhandi, ou Piper longum, Pison men tionne le P. aduncum , à cause de l’action stimulante de s;racine et de ses feuilles. Ce Poivre est préconisé commi stimulant, au Brésil, où ses fruits sont usités en place d< Gubèbe.

Selon Triana, le P. lanceaefolmm, H. B. K. est employi comme Matico, à la Nouvelle -Grenade.

En Australie, le Dr Bancroft a administré avec succès' contre la gonorrhée et autres flux des muqueuses, le Pipei Novae Hollandiae (Ausiralian Pepper , des Anglais). C( Poivre est un stimulant puissant des muqueuses. On ne l’s pas encore essayé, en Angleterre. 11 peut, dit-on, être employé aux mêmes usages que le Ivawa.

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Poivre enivrant

Aux îles Sandwich et aux Fidji, on emploie, pour la préparation d'une liqueur enivrante, la racine de YAioa, aussi appelé Awa-irai, K aie a et Kawa-Kaica (Piper methys- ,, ticum, Forst. ; Macropiper lati folium, Miq. ; M. methysticum, Hook. et Arn.). Cette racine, d'abord mâchée et ensuite mêlée avec de l'eau, fournit une boisson qualifiée de mortelle , par Cuzent et que Holmes appelle agent intoxicant. Il paraît qu’en effet, l’abus de cette substance n’est pas sans danger et qu’il détermine des affections cutanées rebelles. On a vu que l’abus du Pulqué amène les mêmes accidents. Toutefois, O’Rorke dit que cette boisson produit un sentiment de bien-être et procure un sommeil calme.

SALICINEES

La racine de l’Awa est un sudorifique puissant et Bouchardat la regarde comme l’un des meilleurs antigonorrhéiques. On y a trouvé deux principes : la Mêthysticine ou Kaioahine , qui parait avoir les mêmes propriétés que le Pipérin, et la Kaicine, matière résineuse, âcre, odorante, molle et incristallisable, que O’Rorke croit être le principe actif du Kawa.

La racine du Piper Parthenium est administrée, au ifrésil, contre l’aménorrhée et la leucorrhée.

SALICINEES

Écorce de Saule

On emploie, sous ce nom, l’écorce des diverses espèces de Saules. Toutefois on préfère, en France, celle du Salix alba, L. ; en Angleterre, celle du S. capraea, L., et, en Allemagne, celle du S. pentandra, L.

Cette écorce se présente dans le commerce français, en fragments provenant de branches d’un assez petit diamètre, mais sans doute âgées de plus d’un an. Ils ont environ 3-4 centim. de long, et leur épaisseur varie de 1 à 2 millim.; leur face externe est grisâtre ou brun rosé, mate ou un peu luisante, faiblement ridée ou mieux striée en long ; leur face interne, de couleur fauve rosée, est lisse ou peu striée. Leur cassure est fibreuse en dedans, parenchymateuse en dehors.

Les Saules sont si communs, que la falsification de leur écorce n’a pas de raison d’être : il ne semble donc pas nécessaire d’en faire connaître la structure histologique.

L’écorce de Saule a une saveur astringente et amère, qui l'a fait employer comme fébrifuge, sous forme de décocté.

Elle contient du tannin et un principe particulier, appelé Salicine.

La Salicine (G13 H18 O7) cristallise en aiguilles ou en lames délicates, blanches, transparentes, d’un éclat satiné, inodores, inaltérables h l’air. Sous l’influence des acides étendus, la Salicine se dédouble en glucose et en Saligènine

Cauvüt, Ma', inéd. 30

SALICINEES

(C7 H8 O2), substance que plusieurs corps oxydants transforment en hydrure de salicyle (Acide Salie y leux ou Essence de Reine-des-prés : C7 H° O2).

La Salicine se convertit en acide carbonique, en'acide for mique et en hydrure de salicyle, quand on la traite par un mélange de bichromate de potasse et d’acide sulfurique. L’acide sulfurique la colore en rouge de sang, ce qui permet de reconnaître sa présence au sein du sulfate de quinine.

Quoi qu’on en ait dit, la salicine est un fébrifuge dont l’action est faible, comparativement à celle de la quinine, mais (pie l’on peut employer à la dose de 1 à 3 grammes et (iui réussit fréquemment.

Produits des Peupliers

Les arbres du genre Peuplier (Populus, L.), fournissent à la médecine peu de produits utiles. En France, on n’emploie guère que les bourgeons du Peuplier noir (P. nigra, L.) et parfois, mais seulement dans les campagnes, l’écorce du 'même arbre.

Les Bourgeons de Peuplier sont ovoïdes, allongés, pointus, formés d’écailles brunes, imbriquées, couvertes d’un enduit vernissé, glutineux et résineux. Ils entrent dans la préparation de X Onguent populcum , sorte de Baume tranquille, dans lequel l’huile d’olive est re^npfacpp^pav de l’axonge.

L’Écorce du Peuplier noir renferme de la Salicine et de la Populine . principe cristallin de saveur sucrée, qui, sous l’influence de l’acide azotique bouillant, se transforme en acides : oxalique, picrique et nitrobenzoïquo; les acides étendus et bouillants transforment la Populine en acide benzoïque, Salir ètine et glucose. 3 > .. ,

En Amérique; l’écorce du P. tremuloides , Michx, est usitée comme amer, tonique et fébrifuge. Celte écorce res- „ semble quelque peu à celle de l’Orme rouge. Elle s’en dis-, { tingue par son amertume et surtout en ce qu'elle 11e possède pas l'odeur de Fenugrec, que dégage lecorce d’Orme.

Les Bourgeons du Peuplier Baumier (P. balsami-

ECORCE DE BOULEAU

fera, L.), que les Américains appellent Tacamahac Poplar, sont employés aux mêmes usages que ceux du Peuplier noir ; on les dit plus actifs.

BÉTULACÉES

Cette famille fournit un petit nombre de produits utilisés en médecine ou dans l’industrie.

Écorce de Bouleau

L’Écorce du Bouleau blanc b\anc(Betulaalba, L.) se présente en fragments aplatis ou cintrés, longs de 3 à G centim. et de largeur variable, blancs, fibreux et papyracés ou satinés à la face interne, qui offre des crevasses longitudinales linéaires ou elliptiques, grises ou brunes et de 1/2 centimètre à 1 centimètre de longueur. Leur face externe est couverte d’un périderme fibreux, rougeâtre ou noirâtre, tantôt rugueux, tantôt lisse et satiné par places.

Cette écorce et celle de YAu\Hecommnn(Alnusglutinosa, Gaertn.) renferment du tannin et peuvent être employées en décoction, comme astringentes.

La Sève du Bouleau, recueillie au printemps, contient une assez forte proportion de sucre. Les habitants des pays froids en obtiennent, par fermentation, une liqueur alcoolique, employée jadis contre la gravclle et la pierre, dans la médecine domestique.

Les Feuilles du Bouleau sont amères; on lésa recommandées comme vermifuges et diurétiques.

Goudron de Bouleau. — Dans le gouvernement do Kostroma (Russie), on fabrique, avec l’éorce extérieure du Bouleau, un Goudron vert, qui sert à la préparation du cuir de Russie et qui donne à ces cuirs leur odeur spéciale et leur souplesse. Ce Goudron parait dépourvu d’acides, d’alcaloïdes et d'hydrocarbures benziniques; selon Fliickiger, il contient beaucoup de pyrocatécbine. Il fournit, par distillation, une huâlerlégè%\

IJQUIDAMBARACEES

contenant 1/15 d’un phénol à odeur de cuir de Russie et une forte proportion de térébène. Les dernières portions, qui bouillent entre 250° et 300°, offrent des effets de dichroïsme remarquable ; elles sont d'un rouge magnifique, par transmission, et d’un vert foncé, par réflexion.

Le Goudron de Bouleau est rarement pur : sur les lieux de production, on le mélange avec du Goudron de Conifères.

L’Écorce du Bouleau doux (Betula lenta, Duroi) dégage, quand on la mâche, une saveur douce, accompagnée d’une odeur agréable, analogue à celle du Gaultheria procura bens, odeur due à la présence du salicvlate de Méthyle ou Essence de Gaulthèrie. Cette odeur se développe surtout dans l’infusion, qui est très agréable à boire et qui est usitée, en Amérique, comme légèrement stimulante et diaphorétique.

Cette écorce ressemble beaucoup à celle du Prunus virginiana, mais elle s’en distingue immédiatement par la saveur. On l’emploie aussi, comme tonique et astringente, contre la dysenterie et la diarrhée des enfants et parfois également contre la gravelle (Holmes).

LIQUIDAMBARACÉES

Baume Liquidambar

Ce baume est fourni par le Liquidambar styraciflua, L.. grand arbre qui s’étend des Etats-Unis au Mexique et au Guatemala, où il est ordinairement appelé Copalme.

Le Baume Liquidambar ( Siceet Gum , Copalm Balsam, des Américains) découlé spontanément des fissures naturelles du tronc, ou bien il est obtenu à l’aide d’incisions. On le reçoit dans des vases, où il se sépare en deux parties : une supérieure, appelée Liquidambar liquide ; une inférieure, appelée Liquidambar mou.

Le Liquidambar liquide ou Huile de Liquidambar est une

matière liquide, transparente, ambrée, douée d’une odeur forte, assez analogue à celle du Styrax, mais plus agréable,

BAUME LIQUIDA MBAR

et d’une saveur âcre, aromatique, un peu amère. Il rougit le tournesol, ce qui est dû à la présence d’un acide, que Proctor dit être de Y Acide Cinnamique et non de l’acide benzoïque, comme on l'avait admis d’après Bonastre.

Le Liquidambar mou ou Liquidambar blanc est une substance de consistance molle, analogue à celle de la Poix de Bourgogne, opaque, blanchâtre, d’une odeur douce, agréable, d’une saveur parfumée, un peu âcre. Ce Liquidambar se solidifie à la longue, devient transparent, mais presque inodore et sert, dit-on, à falsifier le Baume de Tolu. Il s’en ditingue par son amertume et son goût âcre, rappelant la saveur du Styrax. Selon Hanbury, ce baume, d’abord opaque, jaune pâle et ayant la consistance du miel, devient transparent, ambré, et cassant, par exposition à l’air; il exhale une odeur térébenthineuse-balsamique, se ramollit dans la bouche, comme le Mastic, et n’a qu’un goût faible. Le même auteur dit posséder un échantillon provenant du Guatemala, et qui est une oléo-résine épaisse, fluide, transparente, de couleur brun doré.

Il parait que le Liquidambar mou est parfois constitué par le suc qui a découlé du tronc, par des fissures naturelles et s’est épaissi à l’air.

Un spécimen de cette sorte de baume, donné par Guibourt, existe au Musée de la société de Pharmacie de la Grande- Bretagne. Holmes, qui le mentionne, dit qu’il diffère du Liquidambar du commerce, qu’il a l’aspect de la Térébenthine de Ghio et l’odeur du Styrax.

On emploie le Liquidambar, sous forme d’onguent, contre les ulcères indolents et les maladies cutanées. On en prépare un sirop usité, en Amérique, contre la diarrhée des enfants.

Deux autres Liquidambars donnent une résine analogue, mais qui ne vient pas en Europe.

L'un do ces arbres ( L . formosana, Hance), habite Formose et le sud de la Chine; l’on en retire un suc qui paraît être employé par les Chinois. Selon Hanbury, c’est une matière térébenthineuse, sèche, dégageant une odeur agréable, quand on la chaufie.

Le secondé//. Altingia , Bl. ; Altingia excelsa, Noronh.:

liquidambaRacees

Rasamala, des Malais) est un grand arbre de l’Archipel Indien, de l’Inde et de l’Annam. Il fournit, par incision du tronc, une petite quantité d’une résine odorante, que l’on ne recueille pas à Java, selon de Vry. Dans le Burmah, d’après Waring, on en retire deux sortes de baumes ' 1° l’un, obtenu par incision, qui est pellucido et jaune clair : 2° l’autre, qui est épais, foncé, opaque et d’odeur térébenthineuse ; on l’obtient en perforant la tige et appliquant le feu autour du tronc.

Styrax liquide

Cette substance est produite par le Liquidambar orientalis,W\W.(Liq. imberbe , Ait.; Platanus orientalis, Poe.), arbre qui forme de vastes forêts, dans le sud-ouest de l’Asie Mineure, notamment aux environs de l’ancienne Iîalicarnasse, ainsi que près de Marmoritza et d’isgengak (en face de Rhodes) ; on le trouve aussi près d’Alexandrette.

Le procédé employé pour obtenir le Styrax paraît varier : l°selon Petiver,onpile l’écorce de l’arbre, on la fait bouillir dans de l’eau de mer et l’on recueille le baume qui surnage;

2° selon Maltass, on enlève à l’arbre l’éeorce extérieure, que l’on rejette, puis on racle l’écorce interne avec un couteau. La sorte de râpure ainsi obtenue est tantôt soumise 1 directement à la presse, puis traitée par l’eau bouillante (Maltass), tantôt mise d’abord à bouillir, pour en séparer la > matière résineuse; qui surnage, et soumise ensuite à la presse, dans des sacs en crin, afin d’en extraire le reste de la résine : le mélange de ces doux produits constitue le Styrax liquide .

Les résidus d’écorce, qui ont été soumis à la presse, forment des sortes de gâteaux odorants et feuilletés, que • l’on trouve parfois dans le commerce, Sous le nom d e'Corteoc* Thymiarnatis.

Le Styrax liquide du commerce est une substance molles, tenace, terne, de couleur brun grisâtre, de saveur aromatique, sans âcreté, d’odeur forte, désagréable, bitumineuse. 11 contient toujours de l’eau ; celle-ci est acide et rougit le tournesol. Quand on en séparé cette eaü, à l’aidé de la chaleur, il devient transparent, brun foncé et soluble dans l’alcool,

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