LAURINEES. CANNELLE DE CEYLAN
(Macène) bouillant à 160°, ayant la formule du Térébenthène, mais ne donnant pas de cristaux de Terpine, par l’alcool et l’acide nitrique. Koller dit que le Macène est analogue au Myristicène , hydrocarbure de l’essence de Muscade. Flückiger fait observer que le Macène donne des cristaux avec le gaz chlorydrique, tandis que, selon Cloëz,le Myristicène n’en donne pas.
LAURINEES
Cannelle de Ceylan
L’écorce connue sous le nom de Cannelle de Ceylan est produite par le Cinnamomum Zeylanicum , Breyne (Laurus C innamomum, L. ; L. Cassia, Burm., wecNees ; Cinn. Wightii , Meissn.), petit arbre des forêts de Ceylan, où, selon Thwaites, il croît jusqu’à une attitude de 900 mètres. On cultive le Cannellier, dans l’Inde, à Java, dans la Guyane française et au Brésil. La Cannelle de ces diverses provenances est toujours inférieure à celle qui vient de Ceylan.
On connaît un certain nombre de variétés du Cannellier vrai; celle qui provient du C. Zeylanicum ,2, commune est la meilleure. La partie de Ceylan où on la cultive est située entre Negumbo, Colombo et Matura. L’arbre y croit à une attitude de 150 mètres, dans des sortes de plantations aménagées comme les taillis de Chênes en Europe.
Les Canneliers sont taillés en forme de têtard, de manière à les transformer en une sorte de souche, sur laquelle 011 laisse seulement cinq à six branches. Celles-ci 11e sont récoltées, que lorsque l’arbre est suffisamment développé, ce qui arrive à un âge variable (cinq à douze ans), selon l’exposition. La récolte se fait deux foix par an, immédiatement après les pluies, et pendant la montée de la sève, c’est-à-dire, en Mai- Juin et en Novembre-Décembre, mais surtout à l’époque de la sève. printanière. Les branches sont réputées mûres, quand leur épiderme est devenu grisâtre, en suite de la production
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du suber, (ce qui arrive entre un an et demi et deux ans, selon Thwaites). Elles sont alors coupées, puis divisées en fragments d’environ 30 centimètres de longueur, que l’on roule dans les mains, pour détacher l’écorce du bois. Gela fait, on fend l’écorce dans toute sa longueur et on l’enlève avec soin. Après vingt-quatre heures, les écorces sont placées sur une baguette en bois et raclées avec précaution, pour en séparer la couche extérieure. Les tubes ainsi obtenus sont enfin emboîtés les uns dans les autres, de façon à former une baguette solide. On les fait sécher alors.
La Cannelle de Ceylan est en faisceaux plus ou moins longs (fig. 341), formés d’écorces très minces, cassantes, roulées, enfermées les unes dans les autres, de saveur aromatique, chaude, piquante et sucrée , d’odeur très suave. Elle est blonde en dehors, avec quelques taches arrondies, traces de l’insertion des feuilles, et sillonnée de lignes blanches, tortueuses, longitudinales, qui paraissent dues aux faisceaux libériens répartis dans la couche externe : ces faisceaux ne se montrent pas sur la face interne, qui est presque brune. Sa cassure est esquilleuse. On en retire, par distillation, une huile volatile plus dense que l’eau.
L’Essence de Cannelle est un liquide jaune clair, bru- ] nissant à la lumière, d’une '* saveur douce, aromatique, non bi niante, d une odeur forte de Cannelle. Elle a une densité de 1 ,035 et est faiblement lévogyre. Elle absorbe rapidement 1, oxygène de lair: il s’y forme alors de la résine et de 1 acide Cinnamique, Exposée au froid, elle se trouble par ls dépôt d une sorte de Camphre. Elle est formée de divers
Fio. 34L. - Cannelle de Ceylan : A, entière; a) coupée en travers.