SANTA LACÉES - BOIS DE SANTAL
déterminée, que l’on croyait tirée de la Perse ou de l’Ethiopie et qui est fournie par le Sarcocollier ( Penæa Sarcocolla, L.). Celle que l'on trouve aujourd’hui, dans les ofucines, est en petits grains irréguliers, jaunâtres, d’odeur faible, de saveur légèrement âcre, amère et douce; elle parait, en quelque sorte, tenir le milieu entre les gommes et les sucres. On en retire un principe amorphe (S ar cocolline), à la fois doux et amer, un peu odorant, soluble dans 40 parties d’eau froide, dans 25 parties d’eau bouillante et en toutes proportions dans l’alccol. L'acide azotique bouillant la transforme en acide oxalique.
Le nom de Sarcocolle (colle-chair) indique les propriétés de cette substance.
Bois de Garo
11 existe dans le commerce, sous le nom de Garo, un bois que l’on confond avec le Bois d' Aloès ou de Calambac vrai; ce dernier est fourni par une Légumineuse, 1 ' Aloexylum A gallochum, Lour.
Le Garo est produit par plusieurs arbres du genre Aquilaria, Lam., surtout par les Aq. Ma laccensis, Lam., Aq. A gallocha, Roxb., Aq. secundaria , DC Les Portugais le nomment P do de Aguila. Il est d’un gris jaunâtre, veiné de noir, avec des excavations remplies de résine; sa saveur est un peu amère; son odeur rappelle celle de la résine animé; quand il brûle, il répand une odeur forte et agréable, un peu analogue à celle du Patchouly ; il noircit avec le temps. On suppose que c’est l’ Aloès biblique. Le Garo a été employé contre la goutte et le rhumatisme.
SANTALACÉES Bois de Santal
Ce bois est généralement attribué au Santalum album , L. (S. myrti folium, Roxb. ; Syrium myrti folium, L.). Il se peut, toutefois, qu’il soit produit aussi par d’autres espèces. Les prix courants anglais en mentionnent trois sortes, dénommées selon le lieu de leur provenance : 1° le Santal clés îles de la mer du Sud ; 2° le Santal de Timor ; 3° le Santal de Malabar , qui coûte 3 à 4 fois plus cher que les deux autres. Dans le commerce français, on n’en distingue que deux: le Santal blanc , le Santal citrin. Ce dernier est de beaucoup le plus estimé.
Le S. album , est un petit arbre de l’Inde, de Timor, de
SANTALACEES
cultive sur la côte de Malabar, dans des forêts réservées, où il est l’objet de soins spéciaux.
Gomme il semble que les Santals sont des parasites radicicoles, on sème, en même temps que leurs graines, des somencesde Capsicum, dont les plantes servent à la nourriture des jeunes arbres. On prétend aussi que ceux-ci poussent mieux, quand on établit une prairie dans leur voisinage. Toutefois, selon Beddome, le meilleur bois de Santal est celui qui provient d’arbres ayant poussé dans des terrains secs et rocheux. Ceci s’explique par la moindre rapidité de la croissance de ces arbres, par la minceur plus grande des couches à aubier et surtout par la prédominance du duramen, seule partie employée et qui constitue le Santal citrin.
Le Santal blanc doit provenir d’arbres jeunes ou à croissance rapide. On ne saurait guère l’attribuer à l’aubier de l’arbre, car, après l'abattage, le tronc est laissé pendant plusieurs mois sur le sol, et l’aubier est alors, dit on, dévoré par les Fourmis blanches.
Le bois de Santal est principalement expédié en Chine, où on l’emploie comme parfum. Il entre aussi dans la composition des bûchers des riches Hindous. Dans les pays situés entre Mangalore et Mysore, on en extrait, par distillation, une essence dont l’arome varie en intensité et en caractère, selon la variété de bois qui l’a produite.
Le Bois de Santal arrive en bûches, ordinairement privées d’aubier, très lourdes, longues de 9 à 14 décimètres, épaisses de 8 à 20 centimètres. Ce bois est poreux, de couleur brun pâle, avec des couches concentriques plus foncées, que traversent de nombreux rayons médullaires, visibles à la loupe.
Selon Oberlin et Schlagdenhauffen, le bois de Santal, examiné sur une section transversale, se montre composé des éléments ci-après : 1° de fibres ligneuses relativement épaisses, dont les unes, en petit nombre, sont remplies d'une matière résinoïde brune, que l’on retrouve aussi dans les cellules des rayons médullaires; les autres, plus nombreuses, renferment des granulations verdâtres, qui semblent constituées par des gouttelettes résineuses à demi desséchées et pouvant contenir de l’essence; 2° do lacunes de dimensions variables, mais toujours beaucoup plus grandes que les fibres : ces lacunes offrent aussi