‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 21 sur 214 · HUILE DE POISSON COMMUNE · texte numérisé non relu

HUILE DE POISSON COMMUNE

Sur les côtes de la Baltique, on fait bouillir, avec de l'eau, le Hareng commun ( Clugea Ilarengus , L.) et la Sardine ( Clupea Sardina , Cuv.). L’on recueille, à la surface du liquide, une huile de couleur rougeâtre, possédant une odeur prononcée de poisson, et qui sert principalement au chamoisage des peaux. Le résidu constitue un excellent engrais, que l’on appelle Tangr tan.

Cauvkt. Mat. méd

SUBSTANCES GRASSES D’ORIGINE ANIMALE

On fabrique une huile de même nature, sur le littoral des États-Unis, avec la Pouggée ou Menhaden (A losa Menhaden).

Selon Danilewski, les pêcheurs russes mettent les poissons dans des tonneaux ouverts par en haut, versent de l’eau bouillante par dessus et brassent le tout, puis l'abandonnent. Au bout de quelques jours, le poisson se décompose et se trans forme en une matière semi-liquide, rougeâtre, infecte, que surmonte bientôt une couche d'huile : cette dernière est recueillie à mesure.

En Russie, également, on enlève avec soin la graisse qui entoure les intestins des Esturgeons et de la Sandre ( Lueio perça Sandra , Cuv. et Val.) sorte de grande Perche du nord et de l'est de l’Europe. Cette graisse, fondue au bain-marie, est réservée aux usages alimentaires.

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