DE SQUALE
Oléine
Margarine
Chlore
Iode
Brome ....
Soufre
Phosphore
Perte
Total
Propriétés médicinales des huiles de foie de Poisson. — L’huile de foie de Morue est rangée parmi les médicaments histogéniques. On l'emploie, par cuillerées, contre le » rachitisme, la phtisie, les scrofules, etc... Le plus souvent, elle est administrée par petites quantités : on évite d'en donner, au début, plus d'une demi-cuillerée à la fois, chez les adultes, et d'une demi-cuillerée à café, chez les enfants, pour arriver graduellement à en faire prendre deux cuillerées à café aux enfants, et 2 à 4 cuillerées à bouche aux adultes. Il est nécessaire, d'ailleurs, de réparlir ces quantités en deux ou plusieurs fois dans là journée, sous peine de provoquer des troubles digestifs. Aussi s'explique-t-on difficilement que des médecins aient cru pouvoir en porter la dose jusqu’à 500 et même 1000 grammes par jour. S'il a été
SUBSTANCES GRASSES D’ORTGINE ANIMALE
démontré que l’huile de foie de Morue traverse les membranes animales plus facilement que les autres huiles grasses, il est évident que la faculté de pénétration a des limites. D’autre part, si l'existence de principes biliaires (d'ailleurs niée par Buchheim) favorise celle pénétration, en irritant la muqueuse intestinale, l’irritation produite est nécessairement fâcheuse, si elle est exagérée, et amène le rejet de la majeure partie de l’huile. Ce fait est fréquemment observé chez les enfants, lorsque l’huile est continuée, sans relâche, pendant trop longtemps, surtout si la dose en est proportionnellement trop élevée. On ne doit pas oublier que le tube digestif des enfants n’est pas encore capable de ces efforts et l’on ne saurait trop réprouver l’emploi de l’huile pendant la période de l’allaitement. Quelle que soit alors la sorte ingérée, elle passe rapidement dans les fèces et provoque la diarrhée.
La saveur et l'odeur particulièrement désagréables de l’huile la font difficilement accepter par beaucoup de malades, d'autant plus qu’elle provoque des éructations pénibles. — Il est bien entendu, d’ailleurs, que l’on doit proscrire absolument les huiles dites blanches. qui sont presque inefficaces, et les huiles décolorées artificiellement, qui peuvent être dangereuses, si elles n’ont pas été convenablement dépurées. — On a donc cherché à amoindrir ces inconvénients, en administrant l’huile mêlée à divers véhicules aromatiques. Ces additions, d’ailleurs superflues, parce qu’elles masquent difficilement ou ne masquent même pas la saveur de l'huile, ont l’inconvénient d’obliger le malade à absorber une quantité de liquide trop grande ; à plus forte raison doit-on en repousser l'administration sous forme d'émulsion, de looch, etc. Le plus simple, c’est de donner l'huile pure, en fractionnant les doses et de faire prendre, aussitôt après, une substance très sapide (eau-de-vie, pastilles de menthe, etc.). Un médecin militaire, le docteur A. Martin, a prétendu que, si l’on boit un demi-verre d’eau ferrée, immédiatement après avoir pris de l’huile de foie de Morue, il ne reste plus dans la bouche qu'un goût d'huitres.
Nous avons dit que 1 huile de foie de Morue n'est pas toujours digéi’ée par les malades. Comme Claude Bernard avait montré que l’éther favorise la sécrétion du suc pancréatique, Foster a conseillé d’administrer de l’étlier (10 à 20 gouttes, pour 8 grammes d'huile) soit en même temps que l’huile, soit peu après son ingestion.
Les inconvénients que nous venons de signaler et la répugnance absolue que l’huile de foie de Morue inspire à beaucoup de malades, ont porté les médecins physiologistes à rechercher le principe auquel sont dues ses propriétés. Si l’on fait abstraction de l’iode et du brome, dont l’huile renferme de si minimes quantités, ainsi que des éléments de la bile, dont l’existence reelle est mise en doute par Buchheim, on se trouve en présence des seuls corps gras. Or, Buchheim a montré, d’une pari, que la facile absorption de l'huile de l’oie de Morue est due à ce qu’elle contient des acides gras en liberté. D'autre part, Radziejewski et K lhne ont prouvé, que l’association des acides gras ou des