‹ Nouveaux éléments de matière médicale (volume 2)Chapitre 65 sur 214 · LICHEN D’ISLANDE · texte numérisé non relu

LICHEN D’ISLANDE

habite le nord de l’Europe, surtout la Suède, et se trouve

Fia. 135. — Lichen d'Islande.

aussi abondamment, sur les montagnes de 1 Auvergne, dans les Vosges, les Alpes, les Pyrénées, etc.

Il est formé d’expansions foliacées, coriaces, rameuses, irrégu lières, laciniées et souvent ciliées sur les bords, de couleur fauve ou brun verdâtre en dessus, plus pâle en dessous. A l’état sec, il est inodore ; mais, quand on le brise, il dégage une odeur de Varech. Il se ramollit dans l’eau, devient cartilagineux et possède alors une saveur amère faible,

Sa constitution anatomique diffère à peine de celle du Parmelia Aipolia (fig. 136). Comme dans les Lichens les plus élevés en organisation, le t hall u s se compose d’un tissu central, lâche (hypha), improprement appelé Couche mè -

Fxo. J30. — Coupe transversale du Parmelia Aipolia , d’après Tulaspe.

LICHENS

dullaire(cm) et qui est formé de cellules tubuleuses, irrégulières, ramifiées, pourvues de parois épaisses. Ces tubes sont diversement entrecroisés et interceptent de nombreux espaces remplis d’air. Au milieu de ce tissu, plus souvent sur ses bords (g, g'), se voient d’autres cellules ordinairement arrondies et colorées en vert par de la chlorophylle. Ces cellules sont appelées Gonidies et leur ensemble a reçu le nom de tissu Gonimique ou Gonidique. En apparence libres, elles sont, en réalité, portées directement sur les tubes de la couche médullaire, ou disposées en chapelets issus de cellules renflées (Cellules d'insertion), qui naissent d’une prolifération latérale de ces filaments. Les gonidies résistent à l’action de l’acide sulfurique concentré et à celle de la potasse caustique bouillante. Traitées par la potasse et mises ensuite, pendant vingt -quatre heures, dans une solution d’iodure de potassium iodé, elles se colorent en violet.

De chaque côté de la zone médiane, se trouve un tissu formé de cellules très serrées les unes contre les autres (ce), ne laissant entre elles aucun méat et qui ne paraissent contenir aucune substance particulière. En dehors de cette dernière ouche, se voit une zone corticale mince, constituée par des cléments étroitement serrés, que l’iode colorée en brun.

La zone corticale se sépare des tissus sous-jacents, sous forme d’une membrane cohérente, quand on l’humecte avec de l’acide chlorhydrique ou avec de l’acide sulfurique concentrés. Si la section transversale a traversé une apothécie, la partie supérieure de la coupe montre, au-dessus du tissu cortical, une couche formée de cellules tubuleuses, dressées perpendiculairement à la surface du thallus et qui sont de deux sortes : les unes (Paraphgses, t ) plus nombreuses, très étroites, subcylindriques et contenant du protoplasma ; les autres (Thèques, th) renflées en massues, beaucoup plus grandes et en nombre moindre, contenant, à la fois du protoplasma et des spores ovales-arrondies. Ces deux sortes de cellules sont portées sur un tissu spécial, appelé Hypotheciurn (h) ; leur ensemble a reçu le nom à' Hyménium.

Le Lichen d’Islande comprend un grand nombre de formes pouvant être rapportées à deux variétés : a Platyna , Fries, à

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