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FOUGÈRE MALE

fluentes par la base et inclinées vers le sommet ; pétiole brun foncé, couvert, surtout à la base, de poils scarieux et d’un brun roussâtre ; rhizome plus ou moins gros, noirâtre, garni de tubercules allongés, constitués par la base persistante des frondes et offrant, dans leurs intervalles, une grande quantité de lames laciniées, rousses, soyeuses, entremêlées de racines noirâtres. La partie supérieure du rhizome porte toujours des frondes non étalées et circinées.

Considéré en lui-même, le rhizome est formé d’un parenchyme central vert-pistache, entouré par un cercle de faisceaux assez irréguliers, dans l’intervalle ou en dehors desquels s’en montrent d’autres plus petits, qui se rendent aux frondes. La coupe transversale a un aspect irrégulier, essentiellement variable, et qui dépend de la position des frondes, ou de la hauteur à laquelle on les a coupées (fig. 141). Dans

Fio. 141. — Coupe transversale d un Fio. 142. — Coupe transversale d'un faisceau rhizome do Fougère mâle (gr. nat.; pris dans une fronde de Fougère mâle. — «, «, racines ; b, écailles, A. Tissu extérieur plus grossi.

celles-ci, les faisceaux sont plus régulièrement disposés en cercle et leur section est, en général, arrondie ou réniforme.

Les faisceaux (fig. 142) sont formés par une enveloppe de fibres noirâtres, ponctuées, épaisses, disposées autour d’une couche de cellules* courtes, assez minces, étroitement acco-

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lées, offrant l’aspect cl’un tissu réticulé, à mailles petites et inégales (fig. 142, A). Gette couche est surtout épaisse vers le côté interne du faisceau et souvent elle s’enfonce comme un coin, dans la portion vasculaire ; elle s’amincit sur les côtés, pour devenir plus étroite encore vers le bord externe, où elle est parfois réduite à une faible lame. Le centre du faisceau est occupé par un amas de vaisseaux rayés, à canal très large (fig. 143).

La partie ancienne du rhizome est rougeâtre et doit être rejetée ; il en est ainsi, le plus souvent, des rhizomes du commerce.

Les cellules du parenchyme contiennent de l’amidon, des gouttes d’huile et des granulations verdâtres ou brunâtres, constituées par du tannin. Les parties vertes offrent de f, g. i43. - portion nombreux espaces intercellulaires, occupés

riforme) du rhizome pclï* cloS glcUld.GS pGClonClllGGS, CJU1 llcllSSGUt

de Fougère mâle. gurles parois cies cellules situées au pourtour de ces espaces. Après leur complet développement, et lorsque le parenchyme ambiant renferme de l’amidon, ces glandes exsudent un liquide verdâtre; celui-ci se solidifie en cristaux aciculaires, quand on conserve pendant quelque temps, dans la glycérine, des coupes minces du rhizome.

La nature de ces cristaux semble encore peu connue. Flùckiger les croit formés par de Y Acide Filicique, mélangé avec delà chlorophylle et de 1 huile essentielle.

L’analyse de la Fougère mâle a été faite surtout par Bock et Luck, qui y ont trouvé environ 5 à 6 0/0 d’une huile grasse, verte, des traces d huile volatile, de la résiné, du tannin (Acides Tannaspidique et Ptéritannique, de Luck), et un sucre cristallisable, que Bock croit être du sucre de Canne.

Le principe actif delà Fougère mâle, appelé Aspidine par Pavesi, parait être la même chose que la substance cristalline, dont Peschier a signalé le dépôt au sein de l’extrait éthéré et que Luck appelle Acide Filicique.

L’Acide Filicique(C20 H3G09, Luck^C^H^OSGrabowski)

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