‹ Nouveaux éléments de matière médicaleChapitre 107 sur 219 · CO PAL · texte numérisé non relu

CO PAL

25 0/0 d’une huile fixe , usitée dans l’Inde, contre la paralysie, les convulsions, etc. Kirkpatrick prétend que l’écorce de la racine du Bonduc est plus active que la semence.

Co pal

On désigne, sous ce nom, plusieurs résines, qui viennent de contrées différentes et que l’on trouve, soit encore attachées aux arbres qui les produisent, soit enfouies dans le sol. Les résines de cette dernière provenance se rencontrent souvent en des points actuellement dépourvus des plantes- mères et sont considérées alors comme des fossiles analogues au succin. Toutes ces résines sont plus ou moins dures, souvent recouvertes d’une poussière blanchâtre, soluble dans la potasse. Elles sont odorantes et peu sapides, transparentes ou translucides, fusibles et odorantes à chaud, peu solubles dans l’alcool, plus solubles dans l’éther, surtout solubles dans un mélange d’alcool absolu et d’essence de térébenthine. Leur cassure est brillante et conchoïdale.

Le Copal pulvérisé et exposé à l’air chaud absorbe de l’oxygène et devient soluble dans l’alcool. Cette dissolution est facilitée par addition préalable de camphre ou d’ammoniaque, au dissolvant; mais les vernis ainsi obtenus sèchent lentement. Les meilleurs dissolvants du Copal sont l’huile de caoutchouc et l’huile empyreumatique, obtenue de la distillation du Copal lui-même.

Les diverses sortes de Copal peuvent être réparties en trois groupes, selon leur provenance :

1° — Copal dur, Animé dur oriental (Copal des côtes orientales de V Afrique ; C. de Madagascar , de Mozambique, du Z anguebar, de l'Inde). Cette substance est fournie par divers Trachylobium , surtout par la Tr. verrucosum , Klotsch (Hymenæa verrucosa , Lamk.) et par le Tr. mosambicense, Klotsch, arbres de Madagascar et des côtes de l’Afrique orientale voisines de cette île.

Ce Copal affecte des formes différentes, selon qu’il a été récolté soit sur les arbres ou sur le sol, soit trouvé dans le sable.

LÉGUMINEUSES - CÆSALPINIEES

Celui qui n’a pas été enfoui est poli, lisse, transparent, jaune foncé, difficilement rayé par la pointe d’un couteau, vitreux, inodore et insipide à froid, mais exhalant une odeur très aromatique, quand on l’expose à une forte chaleur.

Celui qui a été retiré du sol est généralement couvert d’une croûte blanchâtre, opaque et friable. On le monde au couteau (Copal de Bombay), ou en le trempant dans une solution de potasse (Copal de Calcutta). Il est alors en morceaux plats, d’un jaune très pâle, très durs, à surface terne et fortement chagrinée. Cet aspect chagriné, qui lui a fait donner le nom technique de 'peau d'Oie (Goose-skin), est dû à la pression exercée sur la résine, par le sable, dans lequel elle a été enfoncée, sans doute à l’état pâteux.

Certains échantillons de Copal offrent, comme le succin, des Insectes englobés dans leur substance; par le polissage des morceaux, ces Insectes s’y montrent, le plus souvent, dans un état de conservation remarquable.

Le Copal dur se rapproche beaucoup du Succin ; il s’en différencie par les moyens suivants :

Exposé à la flamme d’une bougie, le Copal brûle avec flamme, fond et tombe goutte à goutte: le Succin brûle en se boursouflant et ne coule pas. Éteint et encore chaud, l’ Animé dégage une odeur analogue à celle du Copalm de Cayenne ; le Succin exhale alors une odeur bitumineuse.

Traité par l’alcool à 80°, T Animé devient poisseux et sa surface reste ensuite opaque ; le Succin n’est pas attaqué par cet agent.

Enfin, soumis à la distillation, l’ Animé ne donne pas d’acide succinique.

Cette résine forme la base des vernis les plus solides.

2° — Copal de la côte occidentale d’Afrique. — Ce Copal découle spontanément de plusieurs arbres du genre Gui- | bourtia , Bennett (surtout du Guib. copallifera, Benn.), qui croissent dans la Sénégambie et dans la Guinée, ou bien il est retiré du sol, en des lieux actuellement dépourvus de Gui- 1 bourtia. Le Copal des côtes occidentales peut donc être rapporté à deux groupes, selon son origine.

A. — Les variétés du 1er groupe arrivent des parties sep- J

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