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tentrionales des régions copallifères. On en connaît deux sortes :

7.) — Le Copal de Sierra-Leone est en masses mamelonnées, arrondies ou coniques, couvertes d’une poussière blanche et à cassure vitreuse, de couleur jaune plus ou moins foncé ou vert pâle.

p) — Le Copal d' Akkrah est en fragments libres ou agglomérés, nébuleux à l’intérieur, de couleur jaune sombre ou brun clair, terreux et couverts d’impuretés au dehors; ils ont une odeur de térébenthine agréable et l’alcool les rend glutineux.

B. — Les variétés du 2e groupe arrivent des parties méridionales des régions copallifères. On en connaît trois sortes :

a) — Le Copal du Congo (Copal blanc, des Américains), qui est très commun dans le commerce, est en morceaux arrondis, formés d’une résine très claire, translucide, recouverte d’une couche granuleuse blanche.

S) — Le Copal d' Angola varie de l’orange foncé au rouge ; il est en morceaux gros comme un œuf de Pigeon, irréguliers ou sphéroïdaux et pourvus d’une croûte verruqueuse.

y) — Le Copal de Bcnguela (Copal de Lisbonne, des Anglais) est en fragments plats ou arrondis, jaune pâle ou jaunes et couverts d’une croûte d’apparence crayeuse.

3° — Animé tendre d’Amérique (Copal du Brésil, Copal de Cayenne). — ftuibourt décrit, sous ce nom, un certain nombre de résines produites par des arbres du genre Ilymenæa, qui croissent dans les régions chaudes de l’Amérique. Tels sont : Y Hymenæa Courbaril, L.; VH. Candolleana , H. B. K.; Y H. conferti folia, Hayn. ; Y II. converti fl or a, Mart.; Y H. lati folia, Hayn. ; Y H. Olfersiana, Havn,; Y H. Selloiciana, Hayn. ; Y II. stilbocarpa, Hayn. ; Y II. venosa, Vahl. Il II. Courbaril paraît être l’espèce qui en fournit la majeure partie.

Les Animés d’Amérique sont jaunâtres, transparents, difficiles à dissoudre, mais moins que les Copals d’Afrique. Ils sont aussi plus tendres et se laissent assez aisément en tamer par la pointe d’un couteau. On trouve parfois, en Amé rique, du Copal fossile, ayant la dureté et l'aspect du Copal

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dur. Guibourt cite, sur la foi d’un capitaine de navire, l’existence d’une grande quantité de Gopal fossile, dans les alluvions d’une rivière de la province de Choco.

L e Getaiba (H. Martiana, Hayn.), arbre du Brésil, dont parlent Pison et MarcgrafF, fournit un Copal employé dans le pays, en fumigations, comme tonique et qui est usité aussi contre la phthisie, la dyspnée, les hémoptysies les plaies (H. Bâillon).

Onrapportele Copaldu Mexique àl’ H . stilbocarpa , Hayn.

Outre son produit résineux, désigné sous les noms de Copal d’Algarobo, de Gatoba, de Gatchy ou Gatahy, Y H. Courbaril fournit aussi des feuilles utillisées comme anthelminthiques, une écorce purgative et carminative et des fruits employés pour des usages différents, selon qu’ils sont verts ou mûrs. Le fruit vert, riche en tannin, est usité comme astringent. Le fruit mûr renferme une pulpe contenant de l’amidon, du sucre et une résine aromatique ; aussi l’emploiet-on comme aliment sucré et aromatique, sous le nom de Faroba. Ce fruit sert à fabriquer une boisson fermentée.

H. Bâillon, auquel nous empruntons ces détails, dit que la matière pulpeuse provient du développement des cellules de la couche interne du fruit : ces cellules grandissent peu à peu, font saillie dans la cavité de l’endocarpe, s’allongent, deviennent tubuleuses et rejoignent leurs congénères de la face opposée, en même temps que leur contenu se modifie. Les graines sont ainsi enfouies dans la substance pulpeuse, à tel point qu’elles semblent l’avoir produite.

Guibourt regardait la Gomme look, de Murray, comme

une sorte d’ Animé tendre orientale et rapportait à l’Animé tendre d’Amérique, la gomme Kikekunemalo de la Pharmacopée de Wurtemberg.

Oléo-résine de Copahu

Cette substance, communément appelée Baume de Copahu, découle spontanément ou par incision, du tronc de plusieurs arbres du genre Copaifera, L., qui croissent aux Antilles et sur le continent américain, depuis le Mexique jusqu’au Brésil.

OLÈO-RÈSINE DE COPAIIU

Tels sont: le Cop.multijuga, Hayne, qui paraît fournir la majeure partie du Baume du Para ; le Cop. Langsdorffii , Desf., et le Cop. coriacea, Mart., qui fournissent le Baume de San-Paulo; le Cop. offtcinalis, Jacq., qui fournit le Baume de Venezuela. Selon Hayne, les espèces suivantes en fournissent aussi : Cop. Beyrichii , Hayne, de Mandiocca (Brésil); Cop. Guyanensis, Desf., de la Guyane; Cop. Martii, Hayne, du Para; Cop. bijuga , Willd., du Brésil; Cop. Jussieui , Hayne, du Brésil ; Cop. nitida, Mart., du Brésil; Cop. laxa, Hayne, du Brésil; Cop. cordi folia, Hayne, du Brésil; Cop. Selloioii, Hayne, du Brésil; Cop. oblongi folia, Mart., du Brésil.

Dans un Mémoire récent, H. Bâillon a réduit le nombre de ces espèces. Voici, selon cet auteur, le nom des plantes, qui produisent du Copahu :

1° Le C. offtcinalis , L., H. B. K. (C. Jacquini , Desf.), arbre de moyenne taille, vivant à la Trinité, au Vénézuéla, en Colombie et dans la partie méridionale et occidentale de l’Amérique du Nord, à partir de San-Salvador. Cet arbre, appelé Canime'par les indigènes, est cultivé en divers pays, sous les tropiques, notamment à la Martinique. Son suc est la Tacamahaca de Vénézuéla, YAcèite de Canime de la Nouvelle-Grenade, le Capivi, Cuparyba et Copaiba des indigènes.

2° Le C. pubiflora , Benth., petit arbre delà Guyane, que Bâillon croit très voisin du précédent et qui, selon Bentham, n’est qu’une variété du C. Martii, Hayne, dont elle se distingue par ses fleurs pubescentes et ses feuilles plus aiguës.

8° Le C. Martii , Hayne, arbre peu élevé, habitant la Guyane anglaise et les bords de l’Amazone, dans le Brésil septentrional. Il est très voisin du C. offtcinalis. Selon Bâillon, ces deux espèces seraient unies par le C. pubiflora.

4° Le C. rigida, Benth., petit arbre des provinces de Pihauy et de Govaz (Brésil). Bentley et Trimen disent que cet arbre est une espèce sylvestre et qui n'a pas été figurée.

5° Le C. Langsdorffii , Desf., arbre pouvant atteindre 60 pieds de hauteur, plus souvent de petite taille, commun à Goyaz, à Saint-Paul, à Minas-Geraës et en plusieurs autres

LÉGUMINEUSES — CÆSALPINIEES

provinces du Brésil. Cette espèce est la plus connue de celles qui fournissent du Copahu,au Brésil. On lui rapporte, comme variétés ou sous-espèces, le C . nitida , Hayne, le C. Selloioii , Hayne, le C. grandifolia, qui croît à Bahia, le C. laxa, Hayne, de Minas-Geraës et du Rio-Pardo, ainsi que le C. glabra , Vogel, de Minas-Geraës et de Goyaz. Bentham croit, mais sans preuves, que cette espèce est la même que le C. Jussieui, Hayne.

6° Le C. guianensis, Desf., arbre de 30 à 40 pieds de hauteur, qui habite la Guyane et le nord du Brésil. Ce Copaifera est assez voisin du C. offîcinalis, et Bentham pense que le C. bijuga, Hayne, doit lui être rappporté. Il fournit sur la majeure partie du Copahu de Cayenne.

7° Le C. oblongi folia, Mart., des provinces de Goyaz et de Minas-Geraës, semble très voisin du C. Langsdorffii, dont il ne diffère, que par des folioles plus nombreuses et souvent petites. H. Bâillon ne croit pas qu’il fournisse du Copahu, à cause du petit diamètre de son tronc. Bentley et Trimen disent même qu’il n’en produit pas du tout.

H. Bâillon ne peut rien dire des C. Beyrichii , Hayne, C . Selloioii, Hayne et C. Blancheti , Benth., qu’il n’a pas vus et qui passent pour produire du Copahu.

Quant au C. multijuga, Hayne, Bentham le rapporte, avec doute, au genre Copaifera, et Bâillon penche à le rapprocher des Dialium.

Le Copahu semble avoir été retiré primitivement des Copaifera du Brésil et surtout du C. Langsdorfjïi. Selon Karsten, cette oléo-résine s’accumule dans des canaux occupant toute la longueur de la tige et qui peuvent avoir plus d’un pouce de large. La pression exercée par la colonne liquide est parfois telle, que le tronc éclate spontanément avec fracas. Hanbury, qui rapporte ce fait, d’après Spruce, dit que le même phénomène est offert par les vieux troncs du Dryobalanops aromatica, de Bornéo, lorsqu’ils renferment beaucoup d’huile de camphre..

Le Baume est obtenu, soit en pratiquant des trous à l’arbre avec une grosse tarière, soit y faisant une entaille profonde, qui pénètre jusqu’au cœur. Par l’ouverture ainsi

OLÊO-RÈSINE DE COPAHU

faite, le suc s’écoule d’ordinaire avec assez d’abondance, pour qu’on puisse en recueillir plusieurs livres, en quelques heures. Si l’écoulement s’effectue avec lenteur, on bouche le trou, avec de l’argile, ou avec de la cire, qu’on enlève au bout de quelques jours. D’abord incolore et limpide, le baume se colore et s’épaissit peu à peu au contact l’air.

Celui que l’on recueille sur les bords de l’Orénoque et de ses affluents est exporté de Bolivar, par voie de la Trinité. Le Copahu du Para est récolté au voisinage des cours d’eau tributaires du Cassiquiare et du Rio-Negro. Il en vient aussi des affluents septentrionaux de l’Amazone et surtout des forêts vierges de la vallée de ce nom (Caaguacu, des Brésiliens; Monte alto, des Vénézuéliens). Enfin, on en exporte beaucoup du côté de Maracaïbo, où il est produit parle C. ofificinalis , selon Engel.

Il existe, dans le commerce, deux sortes principales de Copahu : celui de la Colombie ou de Maracaïbo et celui du Brésil ou du Para.

Le Copahu de la Colombie (Cop. de Maracaïbo , Cop. de Savanille, Cop. des Antilles ) vient du Vénézuéla, de la Nouvelle-Grenade et peut-être de la Trinité, en estagnons de fer-blanc d’une contenance d’environ 20 à 30 kilogrammes. Il est jaunâtre, doué d’une odeur forte, désagréable, d’une saveur âcre et amère; il présente toujours un abondant dépôt de matière résineuse cristallisée. Il est soluble dans l’alcool absolu, dévie à droite la lumière polarisée, a une densité de 0,993 et contient seulement 34 0/0 d’essence. On l’attribue au C . officinalis.

Cette sorte paraît être la plus répandue dans le commerce. Le Copahu des Antilles est d’ordinaire opalescent et, pour ce motif, on le regarde comme de qualité inférieure, sans que rien paraisse justifier cette opinion.

Le Copahu du Brésil arrive dans des tonneaux du poids de 50 à 200 kilogrammes. Il est transparent, jaune clair et plus fluide que le précédent, dont il possède l’odeur et la saveur. Il n’offre pas de dépôt. Sa solution alcoolique est un peu laiteuse. Il dévie à gauche la lumière polarisée et contient de 40 à 45 0/0 d’essence. On l’attribue au C. Longs -

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dorfjii. Les droguistes admettent, dans le Copalm du Brésil, deuxsortes, qu’ils distingent par la différence d’odeur, d’aspect et surtout de consistance: l’une, appelée Copahu de Maracaïbo , est plus épaisse que l’autre, qui est désignée sous le nom de Copahu de Para. Cette dernière sorte est souvent à peine colorée et presque aussi fluide que de l’eau.

Le Copahu de Cayenne, décrit par Guibourt, ne vient guère dans le commerce. Il a une odeur assez semblable à celle du Bois d’Aloès, une saveur amère, non repoussante, une couleur jaune foncé et une consistance plus épaisse que celle du Copahu ordinaire.

Le Copahu est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool anhydre, l’éther sulfurique, l’éther nitreux, l’acétone, la benzine, le sulfure de carbone, les huiles fixes et volatiles. Il fournit, par distillation, 32 à 47 et même 60 0/0 d’une Huile volatile incolore (Clu H1G) ayant les propriétés de l'essence de térébenthine, mais qui bout à 245° et possède l’odeur et la saveur du baume. Cette essence, soumise à l’oxydation artificielle, se transforme en une résine molle et non en acide Copahivique susceptible de se combiner aux bases, ce qui arrive, au contraire, par l’oxydation naturelle de l’essence.

Le résidu de la distillation, désigné sous le nom de Résine de Copahu , est formé de deux résines : 1° une jaune, cristallisable, acide (ac. CopahuvAque : G20 H30 O2), soluble dans l’alcool et dans le Copahu, moins soluble dans l’éther; 2° une visqueuse, incristallisable, plus abondante dans le baume ancien et qui paraît être produite par altération de la première.

Au reste, la résine obtenue des divers Copahus varie avec la nature du baume. Fehling a montré que le dépôt cristallin, qui se forme dans le Copahu de Colombie est constitué par une résine, qu’il a nommé acide Oxycopahuvique (C20H28O3) et Srauss a retiré du Copahu de Maracaïbo un autre principe, qu’il a appelé acide Métacopahuvique (C22 H31 O4).

Le Copahu pur est généralement solidifiable par 1/16 de son poids de magnésie calcinée. Toutefois, certaines sortes

OLÈO-RÉSINE I)E COPAHU

commerciales de cette oléo-résine ne peuvent être solidifiées, même par addition d’une quantité relativement considérable de magnésie.

Z. Roussin s’est assuré, par des recherches nombreuses, que ce résultat est dû à un défaut d’hydratation du baume ou de la magnésie. Il a vu que le Copahu solidifiable renferme toujours une certaine quantité d’eau et que, dans l’action de la magnésie sur le baume, ce dernier cède à la magnésie une quantité d’eau suffisante pour l’ hydrater.

Selon Roussin, « l’intervention de l’eau est nécessaire pour déterminer la combinaison de la résine du Baume de Copahu avec les oxydes métalliques et notamment avec la chaux et la magnésie. Si le Copahu et la magnésie employés sont tous les deux anhydres, toute solidification devient impossible. Si ces deux corps, ou seulement l’un d’eux, contiennent la proportion d’eau nécéssaire pour hydrater complètement la magnésie, la solidification se produit. Si la proportion d’eau est insuffisante, la solidification sera incomplète. »

On comprend ainsi : 1° pourquoi un Copahu naturellement anhydre se solidifie, si on le traite par de la magnésie ancienne, conservée dans un lieu humide et dans des flacons mal bouchés, tandis qu’il ne se solidifie pas du tout, si on le traite par de la magnésie anhydre ; 2° pourquoi encore un Copahu à peine hydraté forme seulement une pâte molle, avec de la magnésie anhydre et prend la consistance pilulaire, avec la magnésie hydratée,

Pour rendre solidifiable un Copahu qui ne l’est pas, Roussin a donc proposé d’agiter, pendant quelque temps, ce baume avec 1/20 environ de son poids d’eau, de mettre le mélange à l’étuve et de l’y laisser, jusqu’à ce que l’eau en excès s’en soit séparée, puis de décanter le baume qui surnage. Le baume ainsi hydraté se solidifie en quelques jours ou même en 24 heures, sous l’action de 1/16 de magnésie calcinée.

Nous devons ajouter que si, dans certaines circonstances, le Copahu ne se solidifie pas, on doit s’en prendre aussi à la vétusté de la magnésie calcinée. Pour que la solidification s’effectue, il suffit alors de calciner légèrement la magnésie,

LÉGUMINEUSES — CÆSALPINIEES

avant do la mêler à l’oléorésine. Go moyen a été indiqué par Junilhon, pharmacien militaire. La solidification est plus rapide, quand le mélange de Gopahu et de magnésie est soumis à une douce chaleur.

Les variations observées, dans la consistance des Copahus, sont, d’après Procter, dues à la différence d’âge des arbres, les plus anciens fournissant un Gopahu plus consistant. Ges variations de la consistance tiennent sans doute aussi à la proportion relative de la résine et de l’essence. On sait, en effet, que la quantité d’huile volatile varie de 21 à 60 0/0.

L’acide sulfurique colore le Gopahu en rouge brun et lui fait perdre son odeur et sa liquidité. Le Copahu (3 p.), traité par une solution d’hydrate de potasse au 1/8 (1 p.), donne une combinaison limpide, qui se sépare par addition d’une plus grande quantité du soluté potassique. Ce composé se dissout dans l’eau, l’alcool et l’éther. Il en est de même avec la soude caustique et l’ammoniaque.

Si l’on fait bouillir le baume dans l’eau, pendant assez longtemps, l'essence se volatilise; il reste une résine sèche et cassante, que l’on prescrit quelquefois comme la térébenthine cuite.

Le Gopahu est rarement pur. Presque toujours, il est mélangé d’huiles fixes, de térébenthine ou d’essence de térébenthine.

L’odeur de la térébenthine ou de son essence servira à les déceler, surtout si l’on projette quelques gouttes du mélange sur une plaque métallique chaude.

L’alcool absolu (2 p.) dissout complètement le Gopahu et ne dissout pas les huiles fixes , sauf l’huile de Ricin.

Le Gopahu mêlé d huiles fixes donne, par ébullition dans l’eau, un résidu d’autant plus gras et plus mou, que la quantité d’huile est plus grande.

Le savon de Copahu et de potasse ne se sépare pas, s’il contient de l’huile et se convertit en une masse gélatineuse, transparente, quand on y ajoute un excès de solution alcaline. Le savon, obtenu, par la : soude et le Copahu mêlé à l'huile de Ricin reste homogène et devient d’autant plus opaque et consistant que l’huile y est plus abondante.

OLÈO-RÈSINE DE COPAHÜ

Le carbonate de magnésie (1 p.) forme au bout de quelques heures, avec le Copahu (4 p.), un mélange transparent, analogue à une dissolution épaisse de gomme arabique; si le • Copahu contient de V huile , le mélange est opaque.

Si l’on verse une goutte de baume pur, sur une feuille de papier blanc et qu’on chauffe avec précaution, il reste une tache homogène et translucide; le baume impur laisse , au contraire , une tache entourée d'une auréole huileuse.

Flückiger a indiqué le moyen suivant, pour reconnaître la présence de l’huile de Ricin : on ajoute 4 parties d’alcool d’une densité do 0,84 à 1 partie du baume suspect; on mélange et l’on chauffe à 40-00°. Le liquide refroidi laisse déposer un peu de résine, que l’on en sépare par décantation. Ce liquide est alors formé par une dissolution d’essence de Copahu, de résine et d’huile de Ricin dans l'alcool. On le distille. Si l’on chauffe ensuite le résidu huileux, avec delà soude caustique et de la chaux, il se forme de Y Œnanthol , que son odeur révèle sûrement. Ce moyen permet de reconnaître un centième d’huile dans le baume.

La solution alcoolique du Copahu, falsifié par addition de colophane , précipite en vert par le sulfate de cuivre, en brun par la potasse et l’ammoniaque (Vivier).

La présence de Y essence de Sassafras, dans le Copahu, est décelée par le moyen suivant :

Mélanger le baume avec deux fois son poids d’acide sulfurique concentré; laisser refroidir, puis ajouter au liquide 20 parties d’alcool: il se produit alors une coloration rougebrun foncé, que l’ébullition augmente; le baume pur se colore en jaune clair et donne un dépôt résineux (Hager).

Le Copahu est uu excitant puissant. A faible dose, il active la digestion; à dose élevée, il occasionne des nausées et des déjections alvines. Il paraît agir principalement sur les muqueuses et surtout sur celle des organes génito-urinaires; aussi est-il employé contre les affections blennorrhagiques, dont il est regardé comme le spécifique, avec le cubèbe. Il arrête les érections nocturnes, la douleur et l'inflammation; mais il faut l'administrer de manière à ce qu’il n'agisse pas comme purgatif, car il est alors peu absorbé, n’arrivé qu’en faible proportion dans la vessie, par la sécrétion urinaire et son action est ainsi plus faible. O.i le prescrit, soit mêlé au cubèbe, sous forme d’electuaire, soit

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seul, dans de l'eau sucrée, dans des capsules gélatineuses, ou solidifié par la magnésie et eu pilules. 11 forme la base de la potion de Chop - ^arf.Onl'a administré aussi en lavements ou en injections uréthrales.

Ses propriétés excitantes ont été essayées contre les bronchites chroniques, les bonchorrhées, le psoriasis et même contre la fièvre intermittente. 11 paraît avoir donné de bons résultats.

Baume d’Hardwickia

Dans l’Inde, on substitue au Gopahu deux substance qui en diffèrent par plusieurs caractères, mais qui en ont les propriétés antiblennorrhagiques. Ce sont le Baume de Gor jun , dont nous avons déjà parlé (V. t. II, p. 257) et VOléorèsine d'Hardwickia. Cette dernière oléo-résine est retirée

de Y Hardicickia pinna.ta, Roxb., grand arbre de la famille des Légumineuses et très voisin des Copaifera. On l’obtient à l’aide d’entailles profondes, atteignant le cœur du tronc.

Le Baume d’Hardwickia est épais et visqueux; il a l’odeur et la saveur du Copahu, mais sa couleur est plus foncée. Bien que transparent, il semble noir, à la lumière réfléchie ; à la lumière transmise, il est d’un vert jaunâtre clair, s’il est en couche mince et d’un rouge vineux, s’il est en couche épaisse. Il est donc dichroïque, mais il n’est pas fluorescent. Porté à -f- 130° il ne se trouble ni ne se gélatinise, ce qui le distingue du Baume de Gorjun. Broughton en a retiré 26 0/0 d’essence, en traitant un vieil échantillon de baume, et plus de 40 0/0, en opérant sur un échantillon, récent.

L’Essence d’Hardwickia a la composition de l’essence de Copahu ; elle bout à 225° et dévie à gauche la lumière pola-

risée.

La Résine paraît être de deux sortes, dont une au moins possède des propriétés acides, mais elle n’a guère été étudiée.

Flückiger, auquel nous empruntons les détails ci-dessus, propose le procédé suivant, pour distinguer, l’un de l’autre, les Baumes de Copahu, de Gorjun et d 'Hardwickia : Placez dans un tube 19 gouttes de sulfure de carbone et 1 goutte de l’oléorésine; agitez. Ajoutez alors à ce liquide un mélange à P. E. d’acide sulfurique et d’acide nitrique concentrés.

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