PULPE L)E TAMARIN
Après une courte agitation, l’aspect des mélanges sera le suivant :
Copahu: coloration d’un beau brun rougeâtre, avec dépôt de résine sur les parois du tube.
Baume de Gorjun : coloration rouge pourpre intense, devenant violette au bout de quelques minutes.
Oléo-rèsine d' Hardwickia : pas d’altération visible; le mélange est d’un jaune grisâtre pâle.
Flückiger dit que ce procédé permet de déceler, dans le Copahu, le huitième de son volume de Baume de Gorjun.
Pulpe de Tamarin
Cette substance est retirée du fruit du Tamarinier (Tamarindus indica , L.), grand arbre originaire (?) de l’Afrique tropicale. Son nom paraît venir du mot composé Tamare- Hindi ( Datte indienne ), par lequel les Arabes désignaient le fruit du Tamarinier.
Le Tamarinier habite tout le centre de l’Afrique, depuis le Nil supérieur jusqu’au Zambèze; il existe aussi dans l’Inde et ses îles et même en Australie, où on le dit indigène. Il a été naturalisé au Brésil, au Mexique et aux Antilles. Dans cette dernière région, il est, toutefois, représenté par une forme à fruits courts, pauciséminés, forme dont Gærtner a fait un type spécifique (T. occidentalis) distinct de la forme à fruits longs, qu’il appela T. orientalis.
Le Tamarinier est cultivé, pour la pulpe retirée de son fruit, pulpe employée dans l’alimentation et en médecine, sous le nom de Pulpe de Tamarin ou simplement de Tamarin.
Le fruit du Tamarinier (fig.
526) est constitué par une gousse longue de 8 à 15 centimètres, épaisse, de couleur brun fauve,
i • , i / Fio. 52G — Fruit du Tamarindus in-
droite Oit COlirbee, pOUP\ UO dica, entier et coupé verticalement.
d’étranglements plus ou moins
distincts, terminée par une petite pointe au sommet et sup-
',90 LÉGUMINEUSES - C.KSALPINiÉES
portée par un pédoncule ligneux. Ce fruit est formé d’un épicarpe mince, dur et cassant, d’un mésocarpe pulpeux et d’un endocarpe coriace, parcheminé, creusé d’autant de loges que j le fruit contient de semences. Celles-ci sont quadrilatères, arrondies ou ovales -arrondies, comprimées, brunes, luisantes. I La portion pulpeuse du fruit est parcourue par des nervures I (faisceaux ligneux) ramifiées, dont 1 dorsale, 2 ventrales, . 2 à 4 intermédiaires, plus grêles. Toutes ces nervures sont rameuses, naissent du pédoncule et se dirigent vers le sommet : de la gousse.
La matière pulpeuse du fruit du Tamarinier est employée en médecine, comme laxatif. C’est une pâte noirâtre ou rou- | geâtre, plus ou moins consistante, acidule-sucrée et contenant toujours des graines, ainsi que des filaments ligneux (nervures 1 «lu fruit). On en connaît trois sortes offrant un aspect et des qualités différentes, ce qui est dû surtout au procédé employé pour la préparation et la conservation de la pulpe.
1° Tamarin de l’Inde ou Tamarin noir. — Ce Tamarin est constitué par la totalité du fruit, moins l’épicarpe. Il se présente sous forme d’une masse noire, solide et visqueuse, composée par un mélange de pulpe, de graines, de fibres et de débris de fruits. Elle contient souvent du cuivre provenant, sans doute, des bassines où l’on fait concentrer la pulpe. Cette sorte fut, pendant longtemps, la plus estimée. Elle entrait dans l’ Electuaire lènitif et le C atholicum double des anciennes pharmacopées. On la prescrivait en nature, ou bien on la faisait dissoudre dans l’eau et le soluté, passé, puis évaporé en consistance d’extrait, était employé sous le nom de Pulpe mondée.
2° Tamarin d’Egypte. — Cette sorte est préparée avec les parties molles du fruit, disposées en gateaux discoïdes, que l’on fait sécher au soleil. Ces pains ont 10 à 20 centimètres de diamètre et 3 à 5 centimètres d’épaisseur. Ils sont noirs* percés d’un trou au milieu, couverts d’impuretés (poils, sable, graines, etc.) et pèsent de 200 à 300 grammes. On les trouve rarement dans le commerce. Le Tamarin d’Egypte est employé comme comestible par les caravanes.
3° Tamarin d’Amérique, Tam. brun ou Tam. rouge. —