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ROSACÉES — AMANDES

parfois assez aisément, se montre une couche également mince, verdâtre, formée sans doute aussi par du périderme et qui recouvre une couche circulaire épaisse, jaune, à cassure grenue. Le liber est composé de lames très minces, facilement séparables, blanc jaunâtre et sa face interne est tantôt lisse, tantôt fibreuse.

L'écorce de Mussenna est inodore; la saveur de la couche cellulaire est d'abord douce, puis légèrement piquante à la langue ; le liber nous a paru, en outre, un peu astringent et amer, avec uu arrière-goût acide. On l’administre en poudre, à la dose de 40 à 60 grammes, dans du miel, du beurre ou de la purée de pois. A faible dose, elle ne détermine aucun dérangement ; à dose trop forte, elle devient purgative. Gastinel y a trouvé une matière blanche, pulvérulente, analogue aux alcaloïdes et pouvant se combiner aux acides. Selon Pruner et Bruguière, cette écorce tue le Ver, qui est rendu dans la journée ou les jours suivants, sous forme d’une bouillie caillebottée.

L’écorce de Mussenna ne se trouve pas encore dans le commerce ; elle paraît agir plus sûrement que le Cousso.

Amandes

Les Amandes sont les fruits privés de sarcocarpe de l’Amandier commun (Amygdalus communis, L. ; Prunus Amygdalus, H. Bn.), arbre de la région méditerranéenne. Débarrassées de l’endocarpe ligneux (Coque) qui les enveloppe normalement, elles se montrent, composées d’un épisperme fauve en dehors, blanc en dedans et d’un embryon à cotylédons très développés, blancs, charnus, oléagineux.

On en connaît deux sortes, nettement différenciées par leur constitution chimique et surtout par leur saveur qui est, selon la sorte, douce ou amère.

Les Amandes douces sont produites par VA. communis , var p dulcis , DG. Elles arrivent, en France, des départements méridionaux et de l’Espagne; les meilleures viennent de Provence. En Angleterre, on les tire surtout du Maroc, des Canaries et de l’Espagne : les plus estimées viennent de Malaga. Celles ci sont oblongues, plus grandes que les amandes d’autres provenances et désignées sous le nom de Jordan

ROSACEES

Almonds. On en importe de grandes quantités, à Bombay, des ports du golfe Persique.

Dans le commerce français, on distingue les Amandes, selon leur grosseur, en gros flots, flots et en sorte.

Suivant Boullay, elles contiennent : eau 3,5; èpisperme renfermant un principe astringent, 5; huile fixe , 54 ; sucre liquide, 6; gomme, 3, etc., et surtout 24 d’un principe spécial, appelé Synaptase ou Emulsine .

La nature et la proportion du sucre ne sont pas bien définies. Selon Flückiger, ce sucre a un goût de miel et réduit la liqueur de Fehling. Ce serait donc du sucre de raisin, au moins en partie. Cependant, Pelouze dit avoir retiré des amandes 10 0/0 de sucre de Canne, tandis que Fleury n’y a trouvé que 0,29 0/0 de sucre, de dextrine et de mucilage,

La proportion de 24 0/0 attribuée à la synaptase a été calculée, sans doute, d’après la quantité d’azote (3,7 0/0) trouvée dans les Amandes et qui correspond à cette même proportion d’albuminoïde. Mais les amandes ne contiennent pas seulement de la Synaptase. Commaille y a signalé un deuxième principe azoté, qu’il a nommé Amandine et qui parait être la même substance que Y Almond Legumine de Gmelinet la Conglutine de Ritthausen. L’Amandine est précipitée de sa dissolution aqueuse, par l’acide acétique. Au reste, Ritthausen considère l’Amandine et la Synaptase comme des modifications de la Caséine végétale. D’après Portes, les Amandes contiennent aussi de Y Asparagine. Flückiger dit que les Amandes, chauffées avec de la potasse, dégagent un peu d’ammoniaque et de l’acide cyanhydrique, que l’on peut révéler à l’aide du réactif de Schœnbein.

En définitive, le principe le mieux étudié est la Synaptase.

La Synaptase est une matière azotée, neutre, soluble dans l’eau, d’où l’alcool la précipite, ce qui est dû aux phosphates terreux, dont elle contient une assez forte proportion (parfois 1/2 de son poids) et dont on n’a pu la débarrasser ; ce précité se redissout dans l’eau. L’acétate de plomb précipite aussi la Synaptase de sa dissolution aqueuse; le précipité réagit encore sur l’amygdaline. Il n’en est plus de même, si l’on porte à l’ébullition le soluté aqueux de la Synaptase :

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