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ANÉMONES, CLÉMATITES ET RENONCULES

la pitié, d’où le nom d’ Herbe aux gueux donné à la Clématite. Gaube en a obtenu un principe alcalin, la Clématine , une huile volatile, du tannin, etc.

Pulsatille ou Coquelourde (Anemune Puisât ilia , L.; fig. 390). — Souche grosse, épaisse, dure, noirâtre; feuilles inférieures soyeuses, à limbe trois fois pinnatiséqué ; fleur terminale, solitaire, grande , violacée, portée sur un pé doncule velu ; feuilles involucrales sou dées à leur base et à limbe très divisé ; périantlie simple à 0 divisions marcescentes, velues extérieurement ; étamines extérieures transformées en gl a n d es péd i cellées ; carpelles surmontes d’un style long, plumeux, persistant etacrescent.

Cette plante est, dit-on, très âcre; on la confond souvent avec l’Anémone

des prés (An, pva— rio. 390.— Anemone Pulsatilla.

tensis, L.), qui en

diffère par des fleurs plus petites et plus foncées.

Heyer a découvert, dans l’Anémone des bois, dans la Pulsatille et dans l’Anémone des prés, une substance vénéneuse, neutre, non azotée, Y Anémonine, qui se dépose, au bout de quelques semaines, dans l’eau distillée préparée avec les feuilles de ces plantes.

L’ Anémonine (G15 H12 Oü) est blanche, inodore, cristalli— sable, peu soluble à froid dans l’eau, l’alcool et l’éther,

R ENONC U LACEES

soluble dans le chloroforme; elle se ramollit à 150°, sans fondre, dégage de l’eau et des vapeurs âcres et laisse un résidu jaune, solide. L’acide sulfurique l’attaque et la noircit; l’acide azotiquela convertit en acide oxalique ; l’acide chlorhydrique la dissout sans l’altérer. Les alcalis la dissolvent, avec une couleur jaune, et la transforment en acide Anémonique. Schwartz a trouvé dans l’eau distillée, en même temps quel’Anémonine.un autreacide Anémonique (G15 H14 O7) et une huile âcre, qui, à l’air, se transforme en Anémonine et ensuite en acide Anémonique.

A doni d e

Les plantes du genre Adonis, L., sont irritantes et même vésicantes à l’état frais. On cite surtout, comme possédant cette propriété, les A. autumnalis , L., A. æstivalis, L., A. fiammea , Jacq., qui croissent dans les moissons, en France, et les A. ( Knowltonia , Salisb.) capensis , vssicatoria, hirsuta, gracilis, de l’Afrique australe. En Sibérie, Y A. vernalis, L,, est réputé abortif. Sa racine est parfois, dit-on, substituée à la racine d’Hellébore (v. t. II, p. 72).

On a vu (t. I, p. 301 et 304) que les fruits de Y A. autumnalis se trouvent parfois mêlés au Blé et communiquent à la farine une saveur âcre.

Parmi les divers espèces que nous venons d’énumérer, une seule, VA. vernalis , est employée médecine, sous le nom d’Adonide.

L'Adonide (A. vernalis, L. ; A. apennina, Jacq.), est une plante vivace, assez rare en France, où elle croît pricipalement dans les Cévennes. Elle présente les caractères suivants :

Herbe presque glabre, haute de 1 à 3 décimètres, à souche noirâtre, vivace; feuilles inférieures squamif ormes, les supérieures herbacées, sessiles, à divisions capillaires ; fleurs j a unes, larges de- 4 à 5 centimètres, solitaires à l’extrémité des tiges et des rameaux, pourvues d’un involucre complet, à divisions très fines et très nombreuses ; sépales pubesccnts ; pétales (10-15) lancéolés, dentelés au, sommet ; carpelles obovés, arrondis, réticulés, pubescents, rostellés vers le milieu du bord interne et à bec arqué, appliqué.

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