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RACINE DE GARANCE

Rubèrythrique (G44 H24 O24), capable de se dédoubler en matière sucrée et en Alizarine.

« L’Alizarine cristallise en prismes brillants, jaune foncé. A peine soluble dans l’eau froide, elle se dissout un peu mieux dans l’eau bouillante. Elle est très soluble dans l’alcool, dans l’éther et dans le sulfure de carbone. Ses solutions sont jaunes. A 100°, elle perd son eau de cristallisation. A une température plus élevée, elle fond et se prend, par le refroidissement, en une masse cristalline d’un rouge brun. Entre 215° et 225°, elle se sublime en longues aiguilles brillantes, d’un jaune d’or, rouges par réflexion. Elle se dissout, avec une couleur rouge de sang, dans l’acide sulfurique concentré, d’où l’eau la précipite sans altération. L’acide azotique étendu et bouillant la convertit en acide oxalique et en acide phtalique.

« L’Alizarine forme des combinaisons avec les bases. Elle se dissout dans l’ammoniaque, avec une couleur pourpre et, dans les alcalis caustiques, en donnant une solution pourpre offrant des reflets bleus. Elle teint en rouge les étoffes raordancées avec de l’alumine, en violet celles qui sont mordancées avec.de l’oxyde ferrique. » (Wurtz.)

L’Alizarine (ou une matière tout à fait analogue) a été obtenue par l’action de la potasse sur l’anthraquinone bibromée et bichlorée. D’après les essais de teinture de Cam. Koechlin, l’Alizarine artificielle donne des résultats différents de ceux de l’Alizarine et de la Purpurine provenant de la Garance; elle serait supérieure à ces derniers principes.

La Purpurine (C2ü H12 O7) se forme également par la décomposition des substances contenues dans la Garance. Elle parait produite par une modification de l’Alizarine. Strecker et Wolff l’ont obtenue abondamment, en faisant fermenter de la Garance avec de la levure de bière : au bout de quelques mois, l’Alizarine avait disparu.

« La Purpurine se dissout aisément dans des solutions d’alun, dont on peut la précipiter par l’acide sulfurique étendu. Elle cristallise du sein de l'alcool faible, en aiguilles orangées, qui renferment de l’eau de cristallisation. Elle se dépose de l’alcool concentré, en aiguilles rouges, anhydres. Lorsqu’on la

RUBIAGÈES

chauffe, elle fond d’abordet se sublime ensuite, en aiguilles rouges. Elle eet un peu plus soluble dans l’eau chaude que l’Alizarine et se dissout abondamment dans l’alcool et dans l’éther, qu’elle colore en rouge. Avec l’acide sulfurique et l’acide azotique, elle se comporte comme l’Alizarine. Une solution d’alun la dissout à l’ébullition, avec une couleur rouge et ne la laisse point précipiter par le refroidissement, comme on le remarque pour l’Alizarine. » (Wurtz.)

Les teintes fournies par la Purpurine sont moins abondantes, moins belles et surtoutmoins fixes, que celles données par l’Alizarine.

La Xanthine ne semble pas être un produit bien défini. Suivant Schunck,ce serait un mélange derubian et de Clüorogènine , substance qu’il est très difficile de séparer du rubian et qui donne une poudre verte, par l’ébullition avec les acides chlorhydrique ou sulfurique.

Les racines des Rubia : angustifolia, longifolia, peregrina, lucida, Bocconi, Olivier i, de l’Europe; celles du R. Munjista, Roxb., de l’Inde; du R. relbum , Ghamisso et du R. chilensis, Molina, du Chili; des R. guadalupensis et hypocarpia, des Antilles, peuvent être substituées plus ou moins à la racine de Garance. Il en est de même de la racine des Galium verum et G. Mollugo et de celle de YOldenlandia umbellata connue dans l’Inde sous le nom de Chaya Vair. Cette dernière racine et celle du Munjeet sont très usitées dans l’Inde, comme matières tinctoriales et méritent de nous arrêter.

Munjeet

Le Munjeet ( Rubia Munjista , Roxb.) est une plante tinctoriale de l’Inde, dont on emploie à la fois la racine et les tiges. Il offre cette particularité, que la tige fournit plus de matière colorante que la racine. Celui que l’on trouve dans le commerce se compose de racines et de tiges en parties à peu près égales.

La Racine est d’ordinaire en tronçons cylindriques, ridés, droits ou un peu flexueux, rarement tortueux, longs de

chaya-vair

8 à 12 centimètres, épais de 1 à 1,5 centimètres, et formés de deux parties : 1° une écorce très mince, brun rougeâtre ou gris brunâtre au dehors, rouge-brun foncé en dedans; 2° un bois de couleur chamois-rougeâtre clair, dépourvu de moelle, très poreux et offrant un certain nombre de couches concentriques. Cette racine est toujours bornée en haut par une sorte de tète, constituée par les restes des tiges desséchées; elle porte un petit nombre de débris spinescents des racines latérales.

La Tige se présente sous forme de tronçons, longs de 5 à 10 centimètres, épais de 5 millimètres à 1 centimètre, striés longitudinalement et offrant des tubercules oposéscroisés, indices de rameaux axillaires tombés. Ces tronçons sont formés de 3 parties : 1° une écorce brun-rouge un peu violacé au dehors, brun-rougeâtre foncé au dedans et plus épaisse que celle de la racine; 2° un bois rougeâtre clair, très poreux et composé de couches concentriques plus ou moins nombreuses; 3° une moelle brune, peu développée, parfois résorbée en partie.

Le Munjeet contient un principe colorant orangé, appelé Munjistine (Cir> II8 0°), qui teint en orange clair les tissus mordancés à l'alumine et en brun faible les tissus mordancés au fer. Ces couleurs sont peu stables et disparaissent par le savonnage.

Chaya-Vair

Cette racine, aussi appelée Saya-Yer ( Chay-Root , des Anglais) est employée, dans l’Inde, aux mêmes usages que la Garance. Elle est fournie par YOldenlandia umbellata , Hortul., plante indigène de l’Inde et cultivée sur la côte de Coromandel. On l’importe, parfois, par la voie de Bombay.

Le Chaya-Vair se présente en paquets longs de 20 à 25 centimètres, pesant 75 grammes, formés de racines très petites, distinctes et reliés par une feuille de Bambou.

Ces racines sont cylindriques, tortueuses-ondulées, mais leur direction générale est droite ; leur grosseur varie de 1/2 millimètre à 2 millimètres. Elles sont inodores, peu

«ygq RTJBIACÈES

sapides, de couleur gris jaunâtre ou gris rougeâtre. Coupées transversalement, elles se montrent formées dune écoice mince, brun rougeâtre ou brun verdâtre, entourant un bois gris jaunâtre, proportionnellement très développé.

La poudre de Chaya-Vair est grise. Traitée par l’eau froide, elle fournit une liqueur jaune foncé, que les alcalis font passer à la teinte rouge foncé.

Le Chaya-Vair fournit des rouges aussi solides et aussi beaux que ceux de la Garance; mais, comme il contient 3 fois moins d’alizarine que cette dernière, son importation en Europe ne semble pas devoir être profitable, en raison des frais de transport.

Guibourt attribue au Morinda umbellata la racine de Noona. Cette racine est ligneuse, tortueuse, grosse comme le doigt, couverte d’une écorce assez mince, offrant une teinte jaune orangé, une saveur amère et teignant la salive en jaune safrané.

Combinés avec le bois de Sappan, les Morinda donnent des rouges magnifiques, qu’on s’étonne de ne pas voir utiliser en Europe.

Ipécacuanha ondulé

Cette racine est fournie par la Richardie ou Richardsonie à feuilles rudes (Richardia scabra , L. ; Rich. pilosa, R. et Pav.; Richardsonia scabra, Kunth; Richards, brasiliensis , Gom. ; Spermacoce liirsuta , Rœm. et Scli.).

La Richardsonie est une plante des lieux sablonneux, habitant les régions chaudes de l’Amérique, depuis le sud du Mexique jusqu’au Brésil méridional, où on la nomme Poaya do Campo. Elle offre les caractères suivants :

Tiges couchées, hérissées de poils rudes; feuilles ovales ou oblongues -lancéolées, aiguës, rudes sur les bords et pourvues de stipules laciniées; fleurs petites, blanches ou violettes, disposées en cymes à pédicelles courts et simulant des capitules terminaux, entourés de 3 à 4 feuilles, qui leur forment une sorte d’involucre. La racine est d’un blanc pur, à lYtat frais; par la dessiccation, elle devient grisâtre. Sa

IPÈGAGUANHA ONDULE 787

partie supérieure est surmontée par une sorte cle couronne courte, de laquelle naissent plusieurs tiges couchées. Audessous de cette couronne, l’axe souterrain est constitué par une souche ligneuse simple, peu épaisse, qui se continue inférieurement en une racine pouvant atteindre une longueur de 15 centimètres ; le diamètre de cette racine varie entre 4 millimètres et 1 centimètre. L’épaisseur moyenne est d’ordinaire de 5 à 6 millimètres.

Fia. 628 — Ipécacuanha ondulé.

La racine de la Richardsonie (fig. 628) est connue, dans le commerce, sous les noms d’Ipécacuanha ondulé, d’Ip. blanc, d’Ip. amylacé. Elle est grosse comme une plume d’Oie, d’un gris blanchâtre en dehors, flexueuse et comme annelée. Cette forme est due à ce que, sur des points quelconques de son pourtour, l’écorce est brusquement plissée ou fissurée, et qu’à ces fissures ou plis correspond toujours un renflement situé sur le côté opposé de l’axe.

Sur une cassure transversale, elle se montre formée par un méditullium dur, qu’entoure une écorce épaisse, farineuse, d’un blanc mat, avec des points brillants et micacés, constitués par des amas de granules d’amidon.

A l'examen microscopique (fig. 629), cette racine offre la composition suivante : 1° suber(aj,k cellules brunes; 2° parenchyme cortical ( b),k cellules polygonales minces, contenant, soit de l’amidon, soit des raphides; 3° liber contenant aussi de la fécule et dont les éléments, considérés sur la coupe transversale, ne diffèrent des cellules du parenchyme cor-

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tical, que par de moindres dimensions; 4° zone gênera

Fia. 629. — Section transversale de l'Ipéeacuanha ondulé.

trice, à cellules très petites; 5° bois composé de faisceaux^ formés par un assemblage de fibres fusiformes, épaisses,

IPECACUANHA ONDIJI.È

ponctuées, et de vaisseaux assez nombreux, irrégulièrement répartis au milieu du tissu ligneux. Ces vaisseaux sont relativement grands, ponctués, arrondis ou elliptiques et parfois divisés par une cloison transversale, en deux vaisseaux apposés; 6° rayons médullaires (d), formés de 2 ou 3 rangées de cellules, peu distantes les unes des autres et divisant ainsi le bois en des faisceaux étroits, fort nombreux.

La présence de l’amidon, au sein du parenchyme, et l’existence de nombreux vaisseaux, ainsi que de rayons médullaires bien définis, rapprochent cette racine de celle que nous examinerons plus loin, sous le nom d 'Ipéca strié mineur , et la distinguent des autres sortes d’Ipécacuanha. Ceux-ci sont, en effet, dépourvus de vaisseaux et de rayons médul laires nettement caractérisés.

L’Ipécacuanha ondulé a une odeur de moisi, qui semble lui être spéciale, et une saveur d’abord fade, puis un peu âcre.

Pelletier y a trouvé 6 0/0 environ d’une matière vomitive, qu’il a appelée Emétine. Toutefois, Flückiger dit n’avoir pu arriver à y constater la présence de ce principe et il pense que cette racine doit être exclue de la pratique médicale.

Que cet Ipécacuanha renferme ou non de l’émétine, on ne peut douter, cependant, qu’il possède des propriétés vomitives, démontrées par son usage dans la médecine populaire des Brésiliens. Si donc l’on ne doit pas le substituer à l’Ipéca officinal, au moins peut-on l’employer à défaut d’autre.

Ipécacuanha strié

On connaît, sous ce nom, dans le commerce, deux racines de grandeur différente (fig. 630, A-B), dont une seule, sans doute, est fournie par un Psychotria.

1° La première (fig. 629, A) est à peu près introuvable. C’est l’Ipécacuanha strié mineur, de G. Planchon ; Y Ipéca, strié noir, de Guibourt; YJp. des Mines d' Or, de Pelletier.

Cette sorte est en fragments assez courts, épais de 3 à 5 millimètres, étranglés de distance en distance, de couleur gris noirâtre ou brune et striés longitudinalement. Elle est

790 rubiacées

pourvue d’une écorce cornée, épaisse, d’un brun bleuâtre on noirâtre, parfois d’un blanc grisâtre; placée dans l’air humide, elle se ramollit. Son méditullium est jaune brun et percé de nombreux pores, qui sont les orifices d’autant de vaisseaux.

Fio. 630. — Ipécacuanha strie: A, mineur; B, B, majeur.

Sur une section transversale, cette racine offre la constitution suivante : 1° un suber (fig. 631, a ; 632, c) composé de cellules tabulaires; 2° un parenchyme (fig. 631. b) à cellules régulières, sinueuses remplies d’amidon (632, b) et con tenant parfois des raphides ; 3° une zone libérienne (fig. 631, c; 632, a) formée de faisceaux soudésen une couche continue et dont les extrémités extérieures, saillantes au sein du parenchyme, sont irrégulières et inégalement espacées. Les éléments de cette zone sont irréguliers, pourvus de parois cornées, épaisses, jaunâtres ; ils contiennent de l’amidon ; quelques-uns sont occupés par des raphides groupées en une masse compacte. Ces éléments sont beaucoup plus étroits et proportionnellement plus épais, au voisinage de la zone cambiale. 4° Le bois (fig. 631, d) est composé de fibres fusiformes, à parois épaisses, ponctuées, jaunes, et de vaisseaux ponctués, beaucoup plus grands que les fibres. Les faisceaux ligneux sont séparés les uns des autres, par des rayons médullaires constitués par une seule rangée de cellules étroites, mal définies et remplies remplies d’amidon. 5° La zone cambiale, est très mince et formée d’un petit nombre de cellules.

IPECACUANHA STRIEj

> L’Ipécacuanha strié mineur a une odeur faible, une saveur d’abord mucilagineuse, puis âcre. Pelletier y a trouvé 9 0/0

d’émétine.

On ne connaît pas la plante productrice de cette sorte d’Ipécacuanha.

L’existence de vaisseaux et de rayons médullaires, dans le méditullium, la rapprochent de l’Ipéca cuanlia ondulé et la différencient des Ipécacuanha annelé et strié majeur, qui en sont dépourvus. Il est donc à supposer que l’Ipécaculiana strié mineur ne provient pas d’un Psy-

I Fig. 631. — Section transversale de ripécacuanha strié mineur.

Fio. 632 — Ipécaouanha strié mineur (détails).

choina , ni d'un Cephæh's et tout porte à croire qu’il doit

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être produit par une espèce voisine du Richardia scabra. De Lanessan a décrit deux échantillons de cette sorte de racine, l’un analogue à celui que nous venons d'étudier, l’autre de provenance péruvienne (?) et comprenant des fragments dont le diamètre variait de 3 à 5 ou 8 et même 10 millimètres. Ces échantillons offraient, d’ailleurs, une structure anatomique identique.

2° La deuxième sorte (fig. 630, B-B), que G. Planchon appelle Ipécacuhana strié majeur, est Y lpècacuanlia violet ou Ip. de Carthagène, du commerce; Y Ip. gris cendré glycyrrliizè , de Lemery; Y Ip. glynyphlaea, de Vogl.

Cette sorte d’Ipécacuanha est produite par la Ronabée vomitive (Ronabea ernetica , Ach. Rich. ; Psychotria emetica , Mut.; Uragoga ernetica , H. Bn.), arbuste des forêts ombragées de la Nouvelle-Grenade et dont voici les caractères : souchepresquc horizontale, cylindrique, grosse comme le petit doigt, étranglée de loin en loin et à radicules grêles ; tige ligneuse, haute de 3 à 5 décimètres, simple, un peu pubescente ; feuilles lancéolées-aiguës, brièvement pétiolées, entières, glabres en dessus, pubescentes en dessous et àstipules étroites, aiguës; fleurs en glomérules axillaires, brièvement pédoncules; corolle infundibuliforme ; étamines incluses ; le fruit est une nuculaine ovoïde, bleuâtre, renfermant deux nucules plan-convexes.

L’Ipécacuanha strié majeur est en fragments plus longs que ceux de la sorte précédente, épais de 5 à 8 millimètres, striés dans le sens de la longueur, souvent bruns au dehors et de saveur fade un peu douceâtre. Son écorce est proportionnellement moins épaisse, que celle de la sorte précédente. Sa cassure transversale est compacte et d’une couleur violacée, allant du violet blanc au violet noir. Cette racine est souvent molle, surtout quand elle est vieille ou lorsqu’elle a été conservée dans un lieu humide, d’où le nom (Y Ipéca mou, qu’on lui donne parfois.

Examinée au microscope (fig. 633), cette racine se distingue nettement de l’Ipécacuanha annelé, par Y absence près que complète { mais non absolue) de fécule. Elle se compose des éléments ci-après : 1° Un suber (a) formé de

IPECACUANHA STRIE 793

cellules brunâtres et sèches. 2° Un parenchyme cortical (b), à cellules grandes, i rrégulièremen t polyédriques et pourvues de parois relativement très minces. Ces cellules ne renferment pas d’amidon ; mais beaucoup d’entre elles contiennent des raphides sou vent très allongées et disposées en amas serrés. 3° Un liber (c) formé de fibres rectangulaires, irrégulières, à parois à peine plus épaisses quecelles des cellules du parenchyme cortical. Ces fibres sont également plus petites que ces dernières et leur calibre diminue progressivement du pourtour de la zone libérienne à la portion la plus interne de cette zone, où elles offrent des paroisépaisses. 4° Une couche cambiale , comprenant un petit nombre de cel - Iules. 5° Un bois (cl)

1 10 633 ~ Section transversale de l’ipécacuanha strié majeur.

composé défibrés de grandeur variable, mais plus grandes, en

Cauvet, Mat. méd., f. II.

RUBIACKES

général que les libres les plus intérieures du liber. Ges libres ont des parois relativement peu épaisses; elles sont disposées en séries rayonnantes et constituent la totalité du bois, au sein duquel elles forment une niasse compacte, dans laquelle on 11e trouve ni vaisseaux, ni rayons médullaires apparents.

L’absence de rayons rapproche cette racine de l’Ipécacuanha annelé. Elle s’en distingue : 1° parla rareté des grair.s

Fui. 634. — Poudre de l'Ipéeacuanlia strie majeur.

de fécule ; 2° par la grandeur plus considérable des cellules du parenchyme cortical et l’épaisseur moindre de leurs parois ; 3° par l’existence de raphides nombreuses ; 4° enfin, par le défaut absolu de vaisseaux bien définis.

Cet Ipécacuanha renferme seulement 2 0/0 d’émétine et sa substitution à l’ Ipécacuanha officinal constitue une fraude.

Les caractères physiques des deux sortes d’Ipécacuanhas striés ne permettent pas de confondre ces deux espèces, avec la sorte officinale. Mais la substitution ou le mélange de leur

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