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RACINE DE VALÉRIANE

attire les Chats. Aussi est-il nécessaire de garantir soigneusement cette substance contre leurs atteintes.

Si l’on fait une section transversale de la partie inférieure de la souche, on la trouve composée des éléments ciaprès :

1° Un épiderme, formé par une série simple de cellules à minces parois; 2° un parenchyme cortical pourvu de nombreux méats et dont les cellules contiennent de la fécule, avec des goutelettes d’une huile jaunâtre; 3° une Kernscheide, à cellules tangentielles, contenantde l'huile essentielle ; 4° des faisceaux fibro -vasculaires irrégulierrs assez petits, séparés par d’étroits rayons médullaires et composés : a) d’un liber arrondi en dehors, constitué par un mélange de fibres molles et de parenchyme libérien ; (3) d’un bois formé de vaisseaux ponctués et de fibres parenchymateuses, non lignifiées; 5° une moelle à cellules polyédriques, contenant de la fécule et de l’huile, mais qui, résorbées plus tard, laissent, au centre de la souche, un vide plus ou moins grand.

Les stolons offrent une constitution analogue, sauf en ce qui concerne le nombre des faisceanx, naturellement moins nombreux.

La composition des radicelles est un peu différente : 1° La couche épidermique est formée de deux parties : une extérieure, à cellules petites, assez épaisses, bombées en dehors; une intérieure ( sous-.èpiderme ), à cellules plus grandes que celles du parenchyme juxtaposé et contenant de grosses gouttes d’une huile jaunâtre, qui se concrète plus tard, tandis que ces cellules et celles du parenchyme voisin s’affaissent, brunissent et prennent l’aspect d’un faux liège; 2° le parenchyme cortical et la Kernscheide offrent la même constitution que dans la souche ; 3° les faisceaux ligneux, au nombre de cinq, dans les jeunes racines, alternent avec autant de faisceaux libériens. Dans les racines plus âgées, les faisceaux secondaires, plus développés, occupent la majeure partie du cylindre central et forment un cylindre presque continu, autour d’une moelle très étroite.

La racine de Valériane contient une huile volatile, de Y acide Valêrianique, une résine, etc.

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Bouchardat a émis l’opinion que l’huile volatile et l’acide valérianique ne préexistent pas dans la racine et qu’ils s’y forment par une réaction analogue à celle qui produit l’essence d’amandes amères et l’acide cyandrique. Pierlot admet, au contraire, que ces deux principes se trouvent dans la racine fraîche : la racine sèche est plus odorante que la racine fraîche, dit -il, parce que ces principes deviennent plus odorants, à mesure qu’ils se déshydratent.

Il semble démontré que l’acide valérianique est un produit d’oxydation de l’essence et ne préexiste pas dans la racine fraîche. On sait, en effet, que la racine, peu odorante au moment où on l’arrache, acquiert une odeur de plus en plus forte, à mesure qu’elle se dessèche. D’autre part, en distillant des racines fraîches. Schoonbroodt en a obtenu une eau à réaction neutre et une essence d’odeur très faible, qui devient acide à l’air, et acquiert une odeur très forte.

L’Huile volatile de Valériane, récente, est fluide, souvent verdâtre, plus ordinairement jaune pâle ou jaune brun. Elle s’épaissit avec le temps. Elle a une densité de 0,90 à 0,96, une réaction acide assez marquée et une odeur forte, caractéristique. Son pouvoir rotatoire est nul. Elle bout à 200°, mais ne se volatilise qu’à 400°. Distillée, elle laisse un résidu acide, contenant de l’acide malique, une résine et un sucre, qui réduit la liqueur cupro-potassique (Schoonbroodt). Elle se dissout, en toutes proportions, dans l’alcool absolu et dans son poids d’alcool à 85°. La Santaline la dissout fort peu. Traitée par l’iode, sa température s’élève à peine, et il se dégage quelques vapeurs grisâtres. L’acide azotique la colore d’abord en rouge-pourpre, puis en violet ou même en bleu, j L’acide sulfurique la colore en rouge foncé, avec élévation de la température et formation de quelques vapeurs : sous | l’action de la chaleur, le mélange, d’abord un peu trouble, 1 se colore en rouge-framboise et s’éclaircit.

L’essence de Valériane est formée par un mélange de 5 0/0 | à* acide Valérianique , de 25 0/0 de Valérène (C10 H16) et de 70 0/0 de composés oxygénés, facilement résinifîables, i parmi lesquels on a signalé le Valèrol (G6 Hi0 O) et un Camphre (G10 H18 O) identique au Bornêol.

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