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RACINES DE PYRÈTHRE

On a observé plusieurs cas d’empoisonnements par l’administration de Santonine mêlée de strychnine. Aussi convient-il des’assurer de la pureté de cette substance (v. t. II, p. 655).

Le Semen-contra est administré sous forme de poudre, d’infusé, de biscuits, de dragées, etc. On le dit fébrifuge. La Santonine parait avoir aussi cette propriété.

La Santonine détermine une légère diurèse, et l’urine prend une teinte jaune verdâtre, qui passe au l’ouge pourpre, par addition d’un alcali; Falck attribue cette coloration à un produit d'oxydation, encore peu connu, qu’il appelle Xantliopsine.

A la dose de 0,05, chez les enfants, et de 0,3 à 0,5, chez les adultes, il se produit un état de dyschromatopsie, qui a été décrit par Rose : les différents objets à couleurs peu accentuées sontd’abord perçus, avec une teinte bleuâtre; plus tard, les corps les plus éclairés semblent jaunes, en même temps que le violet et même le bleu cessent d'être perçus. Si la dose a été plus forte, les différences de couleur ne sont plus distinguées, même celles qui sont les plus opposées et il se produit, surtout à l'obscurité, de singulières hallucinations de la vue. Ces effets paraissent dus à une excitabilité "exagérée des fibres nerveuses sensibles au violet, excitabilité qui devient de la paralysie de ces fibres, d'où la cécité pour le violet.

Au reste, l’accommodation reste intacte et il n’y a pas d'amblyopie.

On prétend que ces troubles de la vue sont souvent accompagnés de la perception d'une odeur de patchouly ou de violette.

Il se produit de la lourdeur de tête, sans perte de la conception, une sorte d'ivresse, faible d'ailleurs, parfois des nausées et des vomissements, qui se dissipent au grand air.

A dose toxique, le point d'attaque a son siège initial au niveau du mésocéphale, c'est-à-dire, entre les 2e et 71-1 nerfs crâniens: il se produit alors des contractions de la peau. Plus tard, faction atteint la moelle allongée et se traduit par des convulsions des muscles cervicaux, ainsi que de ceux du tronc et des membres. Les convulsions observées ressemblent à celles de l’épilepsie et rappellent celles que détermine le camphre. Los plus vives inquiétudes sont duesà la paralysiede la respiration.

Ces phénomènes d'intoxication ne sont pas très rares ; mais les cas de mort sont heureusement très peu fréquents. La première indication à remplir, c’est de faire vomir et de combattre ensuite les symptômes. La paralysie de la respiration sera combattue par la respiration artilicielle (Binz).

Racines de Pyrèthre

On connaît deux racines de ce nom :

1° La vraie Pyrèthre (Anacyclas Pyrethrum, Sclirad. ;

SYNANTHÊRÉES

Anthémis Pyrethrum, L.) est une plante de la région méditerranéenne, commune en Turquie, en Asie et surtout en Afrique. Elle ressemble beaucoup à laCamomille romaine, dont elle diffère surtout, par ses capitules pourvus d’un seul

rang de fleurs largement ligulées et étalées, blanches en dessus, pourpres en dessous.

Sa racine (Pellitory Root , des Anglais; Bertramiourzel , des Allemands, flg. 697), nous est rapportée sèche de l’Algérie et de la Tunisie. Elle se présente en morceaux cvlindro- coniques, longs de 6 à 15 centimètres, épais de 10 à 12 millimètres, parfois surmontés par les restes des feuilles inférieures et garnis de quelques radicelles. Cette racine est brune et ridée en dehors, blanchâtre en dedans ; sa texture est compacte, cassante et sa cassure radiée.

Elle offre une écorce mince, très adhérente au bois, dont la sépare une zone cambiale très mince ; de larges rayons médullaires occupent l’intervalle des faisceaux ligneux. La moelle manque. L’écorce et les rayons médullaires sont occupés par de nombreux canaux résineux, dispersés sans ordre dans le paren chyme.

Sur une section transversale, la racine de Pyrèthre se montre composée des éléments ci-après :

Suber. à cellules brunes, minces et aplaties; parenchyme', cortical , à cellules minces, allongées tangentiellement et traversé par d’assez nombreux canaux oléo-résineux, dont les parois sont formées pàr une gaine de petites cellules sécrétantes ; le corps central est constitué par un nombre variable de faisceaux vasculaires, à peu près exclusivement composés de vaisseaux réticulés, courts et à mince paroi ;

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