FLEURS DE FYRKTIIIIE DU CAUCASE
dans le P. roseum. Ces deux dernières plantes ont, d’ailleurs, les propriétés insecticides de la Pyrèthre du Caucase, mais à un degré un peu inférieur.
La poudre des’tleurs de ces plantes forme la base des diverses poudres insecticides, si fort employées de nos jours, contre les Punaises, Puces, Mouches, Charançons, etc. Ces poudres portent différents noms, que nous n’avons pas à énumérer; la plus connue est Y Insecticide Vicat.
La poudre de Pyrèthre est nécessairement falsifiée. On en trouve même souvent dans le commerce, qui est vendue à un taux moins élevé que' le prix d’achat des fleurs, et qui n’a aucune valeur. Cette poudre est préparée, soit avec des fleurs de Pyrèthre trop vieilles ou gâtées, soit en mélangeant à la poudre de Pyrèthre des poudres quelconques (sciure de bois, poudre de Synanthérées diverses, etc.). La détermination de ces mélanges est le plus souvent impossible; tout au plus peut-on affirmer s’il y a ou non de la poudre de Pyrèthre, celle-ci étant aisément reconnue à la forme particulière des grains de pollen de la Pyrèthre, qui sont arrondis et couverts d’aiguillons à base très large (fig. 699), ce qui leur donne l’aspect de fruits de Thuya.
D’autre part, si l’on se reporte à la constitution histologique des capitules, on concevra que la poudre ne peut contenir que des éléments peu épais, savoir : des fragments épidermiques, à cellules irrégulièrement polyédriques ; du parenchyme à minces parois ; quelques vaisseaux (surtout des trachées) ; des fibres assez allongées, mais déliées ; un petit nombre de cellules pierreuses , provenant de l’involucre ‘ou du pédoncule; enfin, du pollen reconnaissable à sa forme spéciale et des débris du tissu de recouvrement des pétales ( èpibléma ), tissu formé de cellules, dont la portion extérieure proéminente fournit ces sortes de papilles, qui donnent aux pétales leur aspect velouté.
Fig. fiOO. — Pollen de Pyrèthre.
C \ u vet, Mat. méd., t. II.
SYNANTHÈRÈES
Camomille commune
La Camomille commune ou Camomille d'Allemagne (Mat-ricaria Chamomilla, L. ; Gemeine Kamillen, des Allemands ; fi g. 700) est une plante commune en Europe, dans les
moissons. Elle offre les caractères suivants : Plante haute de 3 à 4 décimètres, verte,, glabre, à tiges rameu-1 ses, diffuses ou dressées; feuilles bipinnatiséquées, à segments linéaires, écartés et étalés, planes sur le dos; capitules hétérochromes, terminaux, à pédoncules nus ; écailles de l’involucre scarieuses; ligules ordinairement dcllécliies, blanches, beaucoup plus longues que l’involucre ; « akènes jaunâtres, à cinq côtes sur la face interne, à dos lisse, sans côtes et sans rides ; réceptacle conoïde, creux . »
(Kirschleger.)
La Camomille commune peut être confondue avec le Matricaria inodora , L., dont les feuilles sont canaliculèes sur le dos, les capitules plus gros, avec des ligules étalées, les akènes brun noirâtre , à trois côtes blanchâtres, très saillantes sur la face interne, rugueux sur le dos et marqués, au sommet, de deux glan-
Fia. 700. — Camomille -V 7 , . . ■ J
commune. des d'abord jaunes, puis noires. »
(Kirschleger.) En outre, la Camomille
commune esttrès aromatique, tandis que la Camomille inodore
est sans odeur, comme son nom 1 indique. Les Anthémis \
Coticlaet Anth. arvensis s’en distinguent par leur récea I
tacle palêacè.
Les Fleurs de la Camomille commune ont une odeur agréable, lorsqu’elles sont sèches et une saveur peu amère;