BOIS DE GAYAC
du Krèosol (G8 H10 O2), liquides épais, incolores, que les alcalis colorent en vert et les alcalis terreux en bleu. Après la séparation de ees principes, il se sublime de la Pyrogcïia cine , substance inodore, colorée en bleu par l’acide sulfurique et en vert par le perchlorure de fer. C’est sans doute à la présence de la pyrogaïacine que la résine de Gaïac doit les réactions semblables qu’elle donne avec ces mîmes agents.
La résine de Gaïac a été surtout falsifiée, à l’aide de la Colophane colorée artificiellement . Cette falsification est aisée à reconnaître :
l°La cassure de cette fausse résine est et reste verte.
2° Sa teinture alcoolique ne colore pas en bleu le parenchyme do la pomme de terre crue.
3° Elle se dissout à froid dans l’essence de térébenthine, qui dissout à peine la résine de Gaïac et ne se dissout pas dans l’ammoniaque, qui dissout au contraire la résine de Gaïac.
4° A chaud, elle dégage une odeur de térébenthine, odeur encore manifeste dans un mélange, de colophane et de résilie de Gaïac.
5° La teinture faite avec ce mélange, étant étendue d’eau, puis rendue claire par addition de potasse caustique, un exès de ce réactif la troublera de nouveau ; la liqueur reste claire, si la résine est pure.
Le Gaïac est stimulant et diaphorétique. On l’emploie en décoction ou en extrait, contre les maladies cutanées, la syphilis, la goutte, etc. C’est un des quatre bois sudorifiques. Sa teinture alcoolique est usitée comme dentifrice.
Le Gaïac saint (G. sanctum, L.), qui possède les mêmes propriétés, n’est guère usité qu’en Amérique,
C’est un arbre très voisin du précédent, dont il se distingue par son fruit à 5 loges et par ses feuilles à 3 ou 4 paires de folioles très obliquemment oblongues ou obovales, ou rhomboïdes-ovales et mucronées.
Le Gaïac saint habite la Floride du sud, les îles Baliama,
' Cuba, Saint-Domingue et Porto-Rico. Il paraît fournir l’excellent Bois de Gaïac, qu’on apporte des Bahamas en petite quantité, ainsi qu’une partie du Gaïac de Haïti.
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L’écorce de cet arbre était jadis importée, comme écorce officinale de Gaïac. Elle diffère de l’écorce de Gaïac officinal, par sa face externe pourvue de dépressions -conchoïdales plus nombreuses, par son liber plus dense et plus foncé, enfin, par sa face interne striée et livide. Ges deux écorces ont, d'ailleurs, une structure analogue.
Selon le Dr Peckolt, les droguistes de Rio substituent au Gaïac le bois d’une Bignoniacée, le Tecoma Ipe(Ipè~Tabaco , des indigènes). Ce bois est d’un brun clair, fonçant à l’air; il donne une poudre de la couleur du tabac à priser. Il renferme de l’acide chrysoplianique et une résine très distincte de celle du Gaïac, par ses propriétés chimiques.
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Semences de Lin
Les semences de Lin sont fournies par le Lin ordinaire
( Limon usitatissimum . L. . flg. 426), plante annuelle, cultivée pour les fibres textiles retirées de sa tige au moyen du rouissage.
Scs semences sont petites, de couleur puce, ovales, luisantes, aplaties, arrondies à l’une de leurs extrémités, terminées à l’autre par une pointe mousse. Leurs dimensions moyennes sont de 5 millimètres de longueur, sur 2 à 3 millimètres de largeur et 1 millimètre d’épaisseur. Elles sont formées par un épisperme coriace, entourent une mince albumen presque membraneux, qui enveloppe un embryon huileux, riche en aleurone et en cristalloïdes.
Les semences de Lin contiennent environ le tiers de leur poids d’huile ; mais on n’en extrait
Img. 426. — Sommité du Lin ordinaire.