‹ Nouveaux éléments de matière médicaleChapitre 35 sur 219 · SEMENCES DE LIN · texte numérisé non relu

SEMENCES DE LIN

qu’cnviron 20 à 30.0 0, par expression de la poudre. Elles fournissent un abondant mucilage du à une modification des cellules extérieures du testa.

Ce mucilage parait être analogue à celui de la Guimauve. Traité par l’acide nitrique, il fournit des cristaux d’acide mimique et se rapproche ainsi de la gomme.

Nous avons vu que les cellules du périsperme et de l’embryon contiennent abondamment de l'aleurone; aussi a-t-on trouvé environ 25 0/0 de matières protéiques, dans les semences de Lin. L’on s’explique ainsi pourquoi le tourteau de Lin constitue un boa aliment pour les bestiaux.

Examinées sur une coupe transversale (lig. 427), ces semences se montrent composées des éléments ci- après :

1» Une couche extérieure de cellules (a) à peu près carrées et pourvues de parois minces ; 2" une couche de cellules irrégulières (b) allongées tangentiellement, très aplaties et disposées en une série simple ; rarement, dans l'intervalle de deux cellules, s'en intercale une autre comprise entre celles-ci et la couche extérieure (ces deux couches de cellules ont des parois incolores) ; 3° une zone de cellules en palissade (c), étroites, assez allongées radialement, avec des parois épaisses, blanches ; 4° une couche de cellules polyédriques (cl), surtout allongées tangentiellement, cons'.ituant l’enveloppe externe du périsperme et remplies d'une matière brun rougeâtre, qui donne à la semence sa couleur spéciale: 5’ les cellules sous-jacentes (e), appai tenant au péris-

LINÊES

penne, sont polyé Iniques irrégulières, avec des parois incolores et un contenu formé d'un proloplasma granuleux, entourant de nombreuses sphérules huileuses ; G> le tissu cotylédonaire (f) offre la même organisation, ma's ses cellules sont plus petites et riches en grains aleuriques intercalés dans le protoplasma. Le périsperme est plus riche en cristalloïdes,

L’observation microscopique doit être faite dans l'huile ou dans la glycérine pure. Si l'on ajoute de l'eau à cette glycérine, on voit les cellules de la couche extérieure augmenter rapidement de volume, dans le sens radial, de manière à devenir 3 ou 4 fois plus grandes. Lfurs parois se transforment alors en une sorte de mucilage, qui se dilue dans le liquide ambiant, et il n’en reste plus qu’un mince squelet c, souvent déchiré lui-mâme, par une extension trop rapide. Les cellules delà seconde couche, qui, normalement, sont très déprimées et pourvues d’un lumen linéair e à peine visible, prennent aussi un grand développement, mais sans atteindre de beaucoup celui des cellules de la couche externe.

La Semence de Lin est employée entière ou pulvérisée. Entière, on la prescrit sous forme de macération, d’infusion ou de décoction, comme émolliente; pulvérisée, elle fait la base ordinaire des cataplasmes.

La Farine de Lin rancit rapidement; aussi recommandet-on de l’employer récemment préparée. Ce défaut est dû à la présence de l’huile qu’elle renferme ; il pourrait être évité, si l’on employait les tourteaux de Lin, dont on a extrait l’huile à froid.

L’Huile de Lin obtenue à froid est jaune clair et son goût n’est pas bien désagréable ; obtenue à chaud, elle est brunâtre et pourvue d’une saveur, ainsi que d’une odeur fortes, repoussantes. Lorsqu’on l’expose à l’air, elle augmente de poids, s’oxyde et so dessèche, en formant un vernis transparent. Sa propriété siccative est augmentée, quand elle a été chauffée avec de l’oxyde de plomb. Par saponification, elle donne 95 0/0 d'acides gras : acides olèique , palmitique , myristique et surtout acide Linolèique (C,GH2G02); l’action de l’air transforme ce dernier en acide Oxylinoléique (C1GH2G05).

Bouillie avec de l’eau additionnée d’acide azotique, l’huile de Lin se transforme en une masse visqueuse, élastique, qui possède beaucoup des propriétés du caoutchouc et qu’on a nommée Caoutchouc des huiles (voy. t. I, p. 575). À -27°, elle se prend en une masse jaune; sa densité h -h 12° est

Page 1