COCA
talline ; une température plus élevée la décompose en majeure partie. Les acides forment, avec elle, des sels difficile ment cristallisables ; toutefois, le clilorhvdrate cristallise assez bien. Elle est précipitée par les alcalis et leurs carbonates, par le protochlorure d’étain, les biclilorures de mercure et de platine. Le précipité qu’elle forme, avec l'ammoniaque, se redissout dans un excès de réactif.
La Cocaïne mélangée avec de l’acide chlorhydrique concentré et chauffé à 100°, dans un tube scellé, se dédouble, d’après Lassen, en trois composés nouveaux, selon la formule :
C17 H21 A z 0 1 -b 2 H 20 =. C° H 13Az O3 + C7 He 02-|-C H4 O
Cocaïne. Ec.'onino. Acide Acool
I) nzjique. raètliyliquo.
Les propriétés physiologiques de Y Ecgonine ne semblent pas avoir été recherchées.
Quant aux propriétés de la Cocaïne, .elles ont été beaucoup étudiées, dans ces dernières années. Elles ont eu pour point de départ l’observation faite depuis longtemps, que cet alcaloïde, mis sur la langue, y détermine une insensibilité passagère.
Voici un résumé de ces propriétés, que le professeur Morat a bien voulu rédiger pour nous :
Dissous dans l’eau, à la dose de 4 à 8 0/0, le chlorhydrate de Cocaïne produit l’anesthésie locale des muqueuses, avec lesquelles cette solution est mise en contact. Cette propriété a été utilisée par Coupard et Fauvel, en laryngoscopie et, par Koller, en ophthalmologie. Selon P. 13ert,le même effet d’anesthésie locale est obtenu, quand on porte la Cocaïne sur la peau dénudée par un vésicatoire. Mais c’est dans la chirurgie oculaire, surtout, que la Cocaïne rend les services les plus signalés.
L’anesthésie locale qu’elle provoque est attribuée à une altération temporaire des propriétés physiques du protoplasma des éléments nerveux terminaux.
Portée dans le sang, la Cocaïne ne produit pas les effets généraux des anesthésiques, ni même des narcotiques. Scs effets sont multiples et moins bien définis, que ceux qui sont déterminés par son action locale. Elle amène un abaissement
CEDRELACEES
général des propriétés du système nerveux. La diminution de la sensibilité est accompagnée de paralysie, notamment des membres postérieurs, chez les animaux à sang chaud. Quand la do^e absorbée est un peu forte, il peut survenir de l’excitation et des convulsions ; à dose élevée, la Cocaïne détermine les mêmes symptômes qu’une faible dose de strychnine.
Enfin, cet alcaloïde agit sur les nerfs vaso -moteurs et cardiaques ; ses effets, bien que d’ordre secondaire, sont bons à connaître. Lorsque la dose est suffisante, elle produit la dilatation de la pupille et la surélévation de la pression * sanguine; si la dose est très forte, on observe l’abaissement de la pression, du ralentissement et de l’ataxie cardiaques (Dolphin).
Selon Dujardin-Beaumetz, une solution à 2 0/0 portée sur la muqueuse stomacale, fait parfois disparaître de violentes douleurs gastralgiques. L’injection sous-cutanée de 1 gramme (i centimètre cube) d’une solution avec 1/10 de Cocaïne produit, chez les morphiomanes, des effets ‘ analogues à ceux delà morphine, sans en avoir les inconvénients. Les solutions employées, pour l’anesthésie locale, j varient de 2 à 10 0/0.
CÉDRÉ LACÉES
Écorce de Caïl-Cédra
Cette écorce, aussi appelée Quinquina des pauvres , est produite par le Kay a ( Swietenia , Desrx.) seneg alensis, Guill. et Perr. , arbre de la Sénégambie, dont le bois est connu sous le nom d 'Acajou du Sénégal.
L’écorce de Caïl-Cédra est en plaques cintrées, épaisses de près de un centimètre, couvertes d'un suber faiblement rugueux, brunâtre, avec des parties de couleur rouille clair, au dehors et de couleur brune, sur sa section transversale. Sa face interne est lisse ou rude, par places (ce qui tient à