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La Théine, Caféine ou Guauanine (C8H*°Az4 02) sc trouve aussi dans le Calé, le Guaràna,le Maté. Elle cristallise en prismes blancs, soyeux, longs, ténus, inodores, un peu amers; elle fond à 178° et se sublime sans altération à 38 4°; elle est soluble dans 08 parties d’eau froide, dans 07 parties d'alcool, et dans 1 04 parties d’éther; l’eau bouillante en dis sont beaucoup, mais la dissolution se prend en bouillie par le refroidissement.
La Caféine un alcaloïde (?) faible, qui, suivant A I ü 1— der, est associé au tannin dans le Thé. Prise à faible dose, elle produit un léger assoupissement, bientôt suivi d’une excitation générale, favorable au travail intellectuel; elle active la combustion et augmente la sécrétion de la bile ainsi que celle de l’urée. A haute dose, elle parait n’élre pas vénéneuse, mais provoque les vomissements. Toutefois, Stuhlmann a conclu de ses expériences que la Caféine est un poison et qu’elle tue, à doses relativement petites, en déterminant des paralysies, lorsqu’elle arrive en contactavec le système nerveux.
La Caféine et ses sels (citrate, lactate, malate) ont été préconisés contre les hémicrânies, les gastralgies et les fièvres intermittentes.
La Théine n’est pas un aliment ; elle passe rapidement dans les urines ; d’où sans doute les propriétés diurétiques du thé et du café.
L’Essence de thé est jaunâtre, épaisse et douée d’une odeur forte, étourdissante ; elle cause le vertige et peut agir comme poison (Mulder). Combinée avec le tannin, elle agit comme diurétique ; la majeure partie de cette essence se volatilise par la dessiccation des feuilles de Thé.
L’emploi de l’eau bouillante, pour préparer l’infusion de Thé, cG indispensable, en ce sens qu’elle dissout le tannate de théine et précipite la caséine.
La Caséine existe, dans le Thé, en proportion considérable (2 a 3 0/0, selon M. Péligot). On s’explique ainsi pourquoi les habitants du Tliibct mangent les feuilles qui ont servi à faire l’intusion, ces feuilles leur fournissant un aliment plus nutritif que la plupart des autres produits végétaux.
CAMELLIAGEES
Falsification du Thè. — Les Thés, surtout les Thés verts, sont souvent falsifiés.
Le Thé ordinaire est parfois additionné de feuilles de Thé ayant servi, que l'on colore artificiellement et que l’on trempe dans une solution de gomme, pour lui faire prendre et garder la forme roulée. Un Thé ainsi adultéré contiendra tantôt plus, tantôt moins de tannin et toujours plus dégommé; il laissera, par contre, un résidu ligneux bien plus considérable, ce qu’il sera facile de déterminer, en épuisant le Thé par l’eau bouillante. Une augmentation dans la quantitédu tannin devra être attribuée à une addition frauduleuse de cachou, addition qui sera toujours accompagnée d’une augmentation dans le poids de la gomme, le cachou étant toujours employé avec celle- ci.
Le Thé est fréquemment additionné de feuilles diverses : CamclliaSasanqioa , Chloranthus inconspicuus , Planera crcnala , LCpilobium an (justi folium , Salix caprea, etc.
Fia. 432. — Section transversale d'une feuille de 7 hea chinensis '
Selon E. Collin, on y ajoute aussi les feuilles suivantes : Prunus spinosa , Fraxinus excelsior , Sambucus nir/ra, Laurus nobilis , Fr ag aria vesca, Posa canina et R. cen-
* a) épiderme de la face supérieure; b) cellules on palissade; c) parenchyme f. liairc; d) épiderme de la face inférieure; e) cellules (stéréicles) rameuses à parois fortement épaissies et disposées perpendiculairement aux faces de la feuille, dont elle; occupent l’épaisseur.