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THE

ti folia, Populus nigra, etc. Ces feuilles, sauf celles des deux premières espèces (Camellia, Chloranthus), n’ont qu’une ressemblance lointaine avec celles du Thé, dont les rapprochent leur forme et l’anastomose de l’extrémité des nervures. Toutefois, l’anse formée par cette anastomose est plus voisine du bord, dans les feuilles du Thé, que dans les autres. Les feuil-

pent parfois toute

l’épaisseur du parenchyme (fig. 431-432).

Suivant Rob. Fortune, les Chinois colorent le Thé vert destiné à l’exportation, avec du bleu de Prusse additionné de Curcuma et y ajoutent un peu de plâtre, pour lui donner un aspect eftlorescent, analogue à celui du duvet des jeunes feuilles.

Dans des échantillons de Thés verts saisis en France, on a constaté la présence de chromate de plomb et de bleu de Prusse ou d’indigo.

Les Thés noirs sont moins falsifiés ; mais on a trouvé des Pékao colorés par de la plombagine et par du campêche.

Pour reconnaître ces falsifications, on humecte le Thé avec de l’eau, puis on le comprime, afin d’en séparer le liquide, qui entraîne les matières étrangères. Le dépôt obtenu par le repos, étant soumis au microscope, pourra contenir :

1° de larges cellules jaunes, remplies de fécule à grains tronqués à l’une de leurs extrémités (Curcuma) : ce Thé traité par l’alcool fournira une solution jaune, brunissant par les alcalis et teignant la soie en jaune ;

222 CAMKLUACKIiS

3Ü des fragments bleus, anguleux, transparents, colores en rouge brun par la potasse et redevenant bleus, par l’action de l’acide sulfurique dilué (Bleu de Prusse);

des grains irréguliers, d’un bleu verdâtre, solubles dans l’aeide sulfurique concentré (qui se colore en bleu, niais •est décoloré par l’eau chlorée), non décolorés par la potasse, mais décolorés par l’acide azotique (Indigo);

■\° des particules noires, amorphes, inattaquables par les acides (Î Plombagine) ;

5° des fragments cristallins, incolores, offrant au moins en paitic l’aspect d’un rhombèdre, solubles dans l’acide chlorhydrique bouillant (Gypse) ;

0° des matières inattaquables par les acides, amorphes et blanches ou grises (Kaolin, Talc), ou rougeâtres et cristallines ( Sable ferrugineux), ou blanches et solubles avec effervescence dans les acides (Carbonate de chaux ou de magnésie) ;

7° une poudre jaune, insoluble dans l’eau et pouvant être du Chromate de plomb. Cette substance éminemment toxique pourra être déterminée de deux manières : a) calciner ou seulement faire bouillir le Thi avec de la potasse caustique, et reprendre par l’eau ; — 5) faire digérer le Thé dans l’acide azotique, pendant trois quarts d’heure, exprimer, évaporer le liquide à siccité, reprendre par l'eau. Dans la solution obtenue par l”un ou l’autre procédé, on recher cliera l’acide chromiquc, au moyen des réactifs ordinaires

En Chine, on fabrique, un Thé artificiel, appelé Lic-tea (faux Thé), en agglomérant, avec delà gomme, un mélange formé de débris de Thé, de feuilles étrangères et de sable. Celte fraude se reconnaît par l’immersion, dans l’eau, qui désagrège le faux Thé et le fait se déposer sous forme de poudre.

La culture du T lié, au Brésil, parait donner de belles espérances. On l’a essayée aussi dans l’Inde.

; Ti-nci.’UAc;-.i£$.

KOI. A

STERCULIACLES Kola ou Noix do Kola1

Les indigènes de l’Afrique tropicale emploient, comme excitant, les graines du Sterculia acuminata, P. Beaux. (Cola acumincitci, \\. Br.; Sler. vcrticillata , Slium. et Thonn.; Ster. nacrocarpa, Don ; Siphoniopsis monoica, Karst.). Ce Sterculia est un arbre haut d’environ 10 à 20 mètres, vivant au voisinage des côtes occidentales, mais qui parait s’étendre jusqu’au lac Nyanza et même au pays de Momboutous

La graine de Kola est diversement dénommée, selon les localités. On l’appelle Gourou, Kourou, Ngourou , Ombènc, dans le Soudan; KoJihorokou , aux environs de Nyanza ; Nangouè, chez les Momboutous. C’est à tort, suivant Heckel, qu’on lui a donné le nom de Café du Soudan, ce nom devant être réservé à la graine de YInga biglobosa (Légumineuses).

Le Kola est récolté deux fois par année : i° en mai-juin ; 2° en octobre et novembre. Au moment delà maturité, les fruits prennent une couleur jaune brunâtre et s’ouvrent par la nervure ventrale ; ils contiennent de 5 à 15 graines, les unes rouges , les autres blanches. Ces graines sont de grandeur inégale : leur poids varie de 5 à 25 et 28 grammes. Elles sont dépourvues de périspermo et constituées par un gros embryon homotrope, à cotylédons, tantôt à peu près entiers, tantôt et plus souvent divisés en 1 5 et même 8 lobes, dont la couleur, dans une même semence, varie du jaune clair au rouge rosé.

Sur une section transversale, les graines se montrent rêvé tues d’une couche épidermique simple, à cellules quadrilatères, un peu radiales, que recouvre une cuticule assez épaisse. Cet épiderme offre un certain nombre de stomates répartis sur toute sa surface, tant sur la portion plane, que

1 Cet article a été écrit d’après le mén.oire de MM. Heckel et Scltlagdenhauflfen des Kolas africains, l’aris. Marpon et Flammarion, éditeurs, l'Sî.

STERCULIACKES

sur la portion convexe de la graine. Le tissu cotylédonaire est constitué par un parenchyme à cellules irrégulières, sans méats et gorgées d’amidon. Ce dernier est en grains volumineux, assez analogues à ceux de la pomme de terre, et dont la dimension moyenne est de 0 n:n ,02 4 sur 0nvn,010.

La Faculté de Lyon possède un fruit et quelques graines de Kola. Voici leur description :

Le Fruit est ligneux, arqué, long de 15 centimètres, épais de 3 à 3,5 centimètres, appoinli en une sorte de corne au sommet, rétréci à sa base, qui est brisée. Ce fruit présente des côtes peu saillantes, tondeuses, inégalement réparties et des sillons longitudinaux, peu profonds, dont deux, opposés, sont constitués par les satures dorsale et ventrale; il a une couleur géné-ale brun-rouille, sauf sur les côtes, qui sont noires. Il contient 3 ou 4 graines, et sonne, quand on l’agite.

Les Graines sont de deux formes :

1° Les unes trigones, avec deux faces planes séparées par une côte, tantôt saillante, tantôt à peine marquée et remplacée par un sillon; la troisième face, toujours bombée et souvent prédominante, est, parfois assez réduite.

2° Les autres triangulaires ou elliptiques, avec deux faces planes opposées et parallèles, très développées, séparées par un bord à peu près droit, perpendiculaire aux faces planes.

Ces graines sont longues de 2 1/2 à 4 centimètres et larges d’environ 2 centimètres ; leur poids moyen est de 7?r,2. Elles sont d’un brunrougeâtre foncé, tantôt presque lisses, tantôt plus ou moins rugueuses. Leur surface est parcourue par une sorte de côte ou de saillie rarement rectiligne, plus souvent irrégulièrement flexueuse, occupant une situation quelconque de la périphérie et qui est formée par les bords des cotylédons. La graine, étant divisée selon cette ligne, se montre composée de deux cotylédons subtriangulaires, à bords flexueux et tranchants. La face interne de ces co'ylédons offre, vers sa base, une radicule saillante, sur les côtés de laquelle se voit une fente, sans doute formée par la division des lobes cotylédonaires. La coul.ur de cette face varie : ordinairement d’un brun foncé vers les bords, elle est rougeâtre au voisinage de la radicule, où se montrent quelques zones à teinte fauve clair.

Le Kola est expédié des lieux de production, dans des paniers garnis de feuilles deBal (Sfcrculia cordi folia, Cav.), que l’on mouille de temps en temps, pour les conserver humides.

On maintient ainsi les graines fraîches, pendant plusieurs mois, à la condition de vider les paniers touslestrentejours.au moins, de laver les graines et de remplacer les feuilles lié-

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