OS
Matières colorantes. . . ,
Idem.
Matières extractives. . .
Tannin
Cendres
Eau • .
1 Rouge de cacao. — - et 3 Chlorophyta. — 4
Rouge do Kola.
ÉCORCE DE BAOBAR
Les expériences faites par Heckel et Schlagdenhauffen , avec l’extrait aqueux ou alcoolique de Kola, ont montré que cet extrait possède des propriétés physiologiques en rapport avec sa teneur en caféine.
Nous ne pouvons suivre ici les auteurs dans la suite de leurs recherches. Nous dirons seulement que Heckel a expérimenté ou fait expérimenter le Kola sous diverses formes : poudre , extrait , teinture, élixir, et qu’il a tiré de ces expériences la conclusion suivante :
« Le Kola vrai est un antidéperditif au plus haut degré et un reconstituant énergique, par son amertume et son astringence, dans les cas de troubles profonds des organes digestifs. Il prend place, en thérapeutique, bien au-dessus du Maté, de la Coca et du P aullinia . »
Dans le choix du mode d’administration du Kola, il faut se rappeler que les dissolvants pharmaceutiques ordinaires (eau, alcool) n’enlèvent pas à cette graine toute la proportion de caféine contenue dans les graines. 11 semble donc ressortir du mémoire précité, que si l’on avait à prescrire le Kola, mieux vaudrait le donner en poudre.
Écorce de Baobab
Cette écorce est fournie par la Baobab (Adansonia digital a, L.), grand arbre des régions tropicales de l’Afrique, où il peut atteindre une épaisseur de 12 mètres. Ses feuilles et son écorce contiennent un abondant mucilage, employé, par les nègres, d’après Adanson, contre la diarrhée et les fièvres.
Le I)r Duchassaing (de la Guadeloupe') l’a préconisé, le premier, contre les fièvres paludéennes ; le Dr Pierre, qui l'a essayée ensuite, rapporte en avoir obtenu de bons effets. Il paraît, enfin, que cette écorce est usitée, dans l’Inde, contre la dysenterie. Toutefois, Holmes ne mentionne pas cette propriété; il se contente de dire que les fibres de la tige servent à faire des cordages et que le suc acidulé du fruit est usité, en Afrique, contre les fièvres putrides. - L’écorce de Baobab a été diversement décrite :
STERCULIACKES
« Quand clic est verte, dit Guibert, sa surface est lisse, gris-noirâtre et parsemée d’une foule de plaques de Lichens; sa face interne, d’abord d’un blanc pur, rougit rapidement à l’air; son odeur est analogue à celle du Tilleul ; sa saveur est presque nulle. Cette écorce est très mucilagineuse.
« Lorsqu’elle est sèche, elle a une odeur et une saveur peu appréciables. »
Bans Y Officine de Dorvault, on la décrit comme suit :
« Sa surface est lisse, gris noirâtre, souillée de Lichens; sa face interne est rougeâtre : son odeur rappelle celle de l’écorce de Tilleul. »
Une description aus.'i incomplète ne permet pas de distinguer cette écorce de beaucoup d’autres.
Voici quels sont les caractères des deux spécimens que possède la Faculté de Lyon :
Plaques faiblement cintrées, à teinte générale gris argenté, due à la présence d’un Lichen crustacé et pourvues de tubérosités diversiformes, elliptiques ou plus souvent arrondies, brunes, peu saillantes, en nombre variable; très rapprochées et confuses en certains points, elles sont nettement distinctes en d’autres.
Ges tubérosités semblent formées par des expansions du su ber; un examen plus attentif les montre constituées par des fruet Tentions de Champignons appartenant au groupe des Hypoxylés. Selon que ces tubérosités sont distinctes ou agglomérées, la face extérieure de l’écorce semble donc grisâtre ou brune. La face interne offre une texture grossière : compacte et d’un blanc grisâtre, quand le liber manque; très iibreuse, au contraire, quand le liber existe. Comme, dans ce dernier cas, les fibres sont courtes et brisées, la face interne rappelle alors à l’esprit l’aspect d’un fruit do Cocotier, dont on a partiellement enlevé l’épicarpe. Là où manque le liber, la face interne est comme criblée de trous ou mieux de très petites fentes irrégulières.
La cassure de l’écorce, dans les points dépourvus de liber, est compacte, blanchâtre, avec des ilôts de matière brun clair, et bordée extérieurement par une mince zone brune, que re couvre, en dehors, le revêtement argenté du Lichen.