‹ Nouveaux éléments de matière médicaleChapitre 45 sur 219 · DOA-TAM-PA YANG · texte numérisé non relu

DOA-TAM-PA YANG

L’écorce de Baobab, examinée sur une section transversale, se montre formée exclusivement par du liber. Kl le est bornée, au dehors, par une couche irrégulière do rliylidome, à cellules brun jaunâtre, plus ou moins affaissées, sans intercalation de subei. Les portions sous-jacentes se composent surtout d'un parenchyme à cellules d'abord 1 u peu tangentielles, puis carrées ou polyédriques-^ubarrondies, avec des parois peu épaisses.

Ce parenchyme contient des éléments de trois sortes :

1° D'assez nombreuses cellules à cristaux, isolées ou juxtaposées, remplies de m isses cristallines d’oxalate de chaux, en étoiles ou en rosaces ;

2° Des rayons médullaires, à cellules ponctuées, ordinairement ovales ou arrondies, disposées en files radiales fréquemment interrompues et remplies d’une matière que la potasse caustique colore en rouge brun ;

3° Des îlots de fibres à parois ponctuées, plus ou moins épaisses, parfois à lumen très étroit ; ces fibres ont d’ordinaire une section transver: ale carrée ou subarrondie et sont disposées en séries radiales. Les amas qu’elles forment sont rarement arrondis; plus souvent leur grand axe est tangentiei. Leur grandeur varie avec la position qu’ils occupent : assez petits vers la périphérie, ils deviennent beaucoup plus gros au voisinage de la face interne de l’écorce, où ils sont très visibles et proportionnellement très développés.

L’écorce de Baobab est à peu près inodore; sa saveur d’abord douceâtre, puis un peu acide, rappelle assez bien colle de la racine de Guimauve. Mâchée pendant quelque temps, elle provoque une sensation faiblement astringente.

(dette écorce parait sans action sur le système nerveux et Mtr i'appareil respiratoire. Elle ralentit le pouls, augmente l’appétit et la perspiration cutanée. Elle contient beaucoup de mucilage. On y a signalé l'existence d’un principe particulier, qu’on a appelé Adansonine. Lt\s propriétés attri buées à l’écorce de Baobab tendent à rapprocher ce principe de la Saponine.

Boa-tam-payang

Un ofiicier belge importa en Franco, sous ce nom, ii y a plus de vingt ans, une substance qu’il dit être fort usitée dans l’Inde, contre la diarrhée et contre la dysenterie. Cette su i stance a été décrite par Guibourt, comme une semence et, par Dorvauit, comme un fruit. IL Bâillon, qui parait se ranger

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à l’opinion de Guibourt, nous semble n’avoir pas examiné cette prétendue graine.

Le Boa tam-payang, aussi appelé Tambayang, Boatarn- paijang , Booch am-tam-paij an g , Boochgaan-tam-paijcmg fut d’abord attribué au Sapindus rubiginosus, Roxb., puis à V Isonandra Guttci , Hook On a reconnu qu’il est fourni par 1 q Stevculia scaphigera , Wall. ( Scaphiurn scaphigerum , Schottet Endl.).

A l’état scc, ce fruit est obovale, renflé en son milieu, arrondi au sommet, atténué à sa base en un pédicelle ordinairement très court. Il a une couleur brun noirâtre ou brun jaunâtre et est couvert de rides, les unes longitudinales plus ou moins distinctes, droites ou très flexueuses, les autres comm,e transversales, mais très ondulées; l’ensemble de ces rides rappelle à l’esprit celles de la Jujube, lorsqu’elle commence à se flétrir.

La grosseur du fruit a été comparée à celle d’un pruneau sec. Nous ignorons s’il en existe de ce volume. Les fruits que nous avons sous les yeux ne dépassent guère le volume d’une olive de grandeur moyenne.

Coupé transversalement, ce fruit se montre composé de deux enveloppes distinctes, entourant un embryon libre dans la cavité de l’épisperme. L’enveloppe externe est brune à sa face interne, qui est rugueuse, irrégulière, parsemée de taches noires, paraissant formées par une matière mucilagineuse desséchée. Sa cassure est nette, d’un brun noirâtre et creusée de cavités irrégulières.

L’enveloppe interne se compose de deux parties : une extérieure mince, brune, rugueuse en dehors; une intérieure, un peu plus épaisse, de couleur grisâtre sur sa face interne et à section transversale fauve clair.

La séparation de ces deux enveloppes ne se fait pas toujours, et l’on voit parfois l’enveloppe interne unie à l’enveloppe externe, par une matière brune, très caverneuse.

L’amande est formée par un embryon apérispermé,à coty lédons épais, charnus, plus ou moins rétractés, mais toujours appliqués contre les parois de l’épisperme et laissant entre eux une cavité de grandeur variable. Ces cotylédons sont

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