GUIMAUVE OP P 1 C I N A LE
Vü
très, larges de 1/2 à 1 centimètre, blancs, plus ou moins ridé dans le sens de la longueur et marqués eà et là de ponctua tiens jaunâtres, quelquefois un peu saillantes, qui sont les restes de radicelles enlevées. Cette racine est ilexible, mais assez facile à casser; sa cassure est nette dans la portion ligneuse, fibreuse dans la portion corticale. Cette dernière est formée d’un parenchyme amylacé, que traversent des faisceaux libériens à fibres allongées. I)e Lanessan a signalé, dans la portion centrale de la racine, l’existence de cellules su béreuses, disposées en zones concentriques et en séries rayonnantes, autour d’un ou de plusieurs vais seaux.
La Racine de Guimauve a une odeur faible, caractéristique ( t une saveur mucilagi neuse, un peu sucrée.
Elle renferme une matn re gommeuse abondante, de Y Asparagine , du sucre cristallisable, etc.
Los Fleurs sont ré - 1 utées pectorales.
Les Feuillus de Guimauve entrent dans les espèces émollientes.
On peut substituer, sans inconvénient, IL! .
/umoiH/fi/jr', L., a IA. officmalis. 11 n’en est pas ainsi de la racine de la Rose Trémiere ou Passe-rose (A. rosea, qui est plus ligneuse, jaunâtre, poreuse, couverte d’une
*10. 439. — Sommi.é de
Guimauve ofueinub.
MALVACEES
écorce plus épaisse et plus rude. Les fleurs pourpre foncé d’une variété de cette dernière espèce servent, comme matière colorante, dans la falsification du vin.
Selon Holmes, la racine de Guimauve est parfois mêlée de racine de Belladone, dont elle se distingue aisément par sa structure fibreuse.
On l’emploie comme émolliente, en décoction, ou sous forme de poudre, de sirop, etc. Elle est surtout fort usitée, comme hochet, pour les enfants, à l’époque de la première dentition.
Fleurs de Mauve
On emploie, sous ce nom, les fleurs de plusieurs espèces de Mauve, mais surtout celles de la Mauve suvage, de la Mauve à feuilles rondes et de la Mauve glabre.
La Mauve sauvage (Malva sylvestris , L.; fîg. 410), aussi appelée Grande Mauve , est une plante vivace, commune dans les lieux incultes, le bord des chemins, les haies, les taillis un peu clair-semés. Elle a une racine pivotante blan châtre, une tige cylindrique rameuse, légèrement pubescente, haute do 5 décimètres à 1 mètre. Ses feuilles, longuement pétiolées, ont une forme générale arrondie, mais offrent 5 ou 7 lobes peu profonds ; ses fleurs sont roses, veinées de pourpre et réunies, à l’aisselle des feuilles, en petits fascicules à pédoncules inégaux. Ces fleurs ont un calicule à trois divisions distinctes ; un calice gamosépale à cinq divisions; cinq pétales beaucoup plus grands que le calice, subcordiformes, échancrées au sommet; des étamines très nombreuses, monadelphcs, à anthères uniloculaires, réniformes; des carpelles monospermes, indéhiscents, verticillés.
La Mauve sauvage, entière, est utilisée comme émolliente. Ses fleurs bleuissent par la dessiccation; mais elles se décolorent sous l’action de la lumière et de l’humidité. Aussi doit-on les conserver à l’abri de ces influences. On les emploie comme béchiques, pectorales, etc.
La Mauve glabre (M. ylabra, Desrousseaux), espèce originaire (?) de la Chine, est cultivée pour ses fleurs, que l’on substitue à celles de la précédente. Cette plante a des tiges