‹ Nouveaux éléments de matière médicaleChapitre 56 sur 219 · IG · texte numérisé non relu

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CA N EL LACEES

il est formé d'élément plus larges, moins épais et moins colorés. Le liber est traversé par de nombreux rayons médullaires, à cellules uni sériées, contenant chacune des cristaux d'oxalate de chaux en losaces.

Gomme nous l’avons dit, l’écorce de Cinnamodendron est habituellement substituée à l’écorce de W inter. Cette substitution paraît, d’ailleurs, sans inconvénient.

Ces deux écorces et celle de la Cannelle blanche sont toniques et stimulantes. Dans l’Amérique du Sud, on les emploie comme un excitant, contre la diarrhée.

L’écorce de Cinnamodendron ne semble pas avoir été analysée. Elle contient évidemment de l’ huile volatile et. sans doute aussi, du tannin.

Écorce de Paratudo aromatique. — Cette écorce est fournie par un arbre indigène du Brésil, le Cinn. axillare, Endl. ( Ca nella axillaris, Mart.). Elle se présente en morceaux de grandeur variable, cintrés ou roulés, épais de 6 à 8 millimètres. Sa face externe est pourvue d’un périderme gris brun, plus ou moins crevassé ou verruqueux. offrant des sortes de taches subéreuses, rougeâtres en leur milieu, avec une bordure brune formée de plusieurs couches concentriques. Ces taches sont disposées en séries obliques, spiralées, comme si elles étaient l’indice du point d’insertion de feuilles tombées. Sa face interne est noirâtre et tantôt lisse, tantôt finement striée en long.

L’écorce de Paratudo a une odeur aromatique, poivrée, une saveur amère, très âcre et très brûlante. Sa cassure est grenue, grossièrement lamelleuse, dure, rougeâtre, avec quelques pores irréguliers ; elle offre de nombreux points cristallins, brillants.

Sur une section transversale, aplanie, elle se montre composée des éléments ci -après :

1° Un périderme grisâtre, assez mince ; 2° un parenchyme rouge pâle, offrant quelques taches plus foncées et de rares amas de cellules pierreuses (?) grisâtres ; 3° un liber , à faisceaux bruns, rayés de blanc, larges en dedans, effilés et flexueux en dehors, entre lesquels s’interpose le parenchyme cortical. La portion la plus interne du liber est plus brune et semble plus dense que la portion externe.

IIYPKRICIttÉES - MILLEPERTUIS 9g3

Cette ecorce constitue l’une des fausses écorces c le Win -

f ] Par sa coIo1ralion> sa et la présence ,1c cristaux

dans son parenchyme, clic se rapproche d'une autre écorce <ine nous décrirons plus tard, sons le nom A’ Écorce de loto

H YPÉRICINÉES

Millepertuis (fig. 419)

Le Millepertuis (Hypericum perforatum, L.) est une plante européenne, commune dans les clairières, haute de o a o décimètres, ra meuse et marquée de petits points glanduleux, noirs.

Il ofîre les caractères suivants : feuilles sessiles, oblongues ■ obtuses, bordées de points noirs, glanduleux et parsemées de vésicules translucides (d’où le nom de Millepertuis); ûeurs jaunes, on cvme corymbiforme ; 5 sépales ; 5 pétales ponctués de noir sur les bords ; étamines triadelphes, à anthères noirâtres; ovaire triloculaire, sur- ,, „

monté de S styles di- “ MiMepcrtuij vul=air(?

v ergents ; le fruit est une cansule à q i i

Le Millepertuis exhale „n/n 3 °6S PolJ’spermcs.

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excitant et anthelminthinuc Buchncl v a ',7 rounn mnirn « i x V I5Ucnner è « trouve une resme J > IL, odorante, de 1 acide malique, du tannin , cto.

284 aurantiacées ou iiespèridées

Ses sommités entrent dans la thériaque, le Baume du Commandeur et forment la base de I'Huile de Millepertuis, qui est très usitée, dans la médecine populaire, pour favoriser la cicatrisation des coupures.

On lui substitue parfois VHyp. tetrapterum, Fries, qui en diffère par sa tige munie de quatre bandes longitudinales, ailées, et l 'TI. quadr unguium, L., qui s’en distingue par sa tige quadrangulaire, ainsi que par les ponctuations noires, qui existent sur les fruits et sur la face inférieure des sépales.

AURANTIACÉES ou H SPÉRIDÉES

Cette famille, qui est réunie par beaucoup d’auteurs à la famille des Rutacées, comprend un petit nombre de genres et d’espèces, dont les plus importantes, au point de vue médical, appartiennent aux genres : Citrus , Ægle, Feronia.

Bergamotier

Le Bergamotier (C. Bergamia, Risso et Poiteau ; C.Aurantium, var. Bergamia , Wight et Arn.) est un petit arbre cà feuilles de Bigaradier, mais à fleurs plus petites, souvent réunies en petites cymes axillaires, 2-4-flores. Son fruit ( Bergamote ) est petit, arrondi, priforme et pourvu d’une écorce mince, ferme, unie, jaune doré, d’où l’on extrait Y Essence dite de Bergamote, à l’aide d’une machine spéciale : cette machine ne déchire que la portion extérieure de l’écorce, dans laquelle sont contenus les réservoirs à huile. Les fruits sont ensuite exprimés, pour en séparer le jus, qui sert à la fabrication de l’acide citrique.

Le Bergamotier est cultivé en grand aux environs de Reggio. Les fruits sont récoltés en novembre et décembre, avant leur maturité, mais quand ils ont acquis un développement presque complet; ils fournissent environ 1,5 à 2,0 d’essence, par kilogramme.

L’Essence de Bergamote est un liquide mobile, d’odeur

BERGAMOTIER. — CITRONNIER

spéciale, do saveur amère, d’une densité de 0,809 à 0,880, bouillant entre 183° et 195° et solidifiable à quelques degrés au-dessous de 0°. Cette essence a une couleur jaune clair ou jaune verdâtre, ce qui est dû à la présence d’un peu de chlorophylle provenant du mode d’extraction ; elle offre uneréaction acide, déterminée par l’existence d’une petite quantité d’acide acétique qu’elle renferme. Elle dévie à droite la lumière polarisée et son pouvoir dextrogyre varie de 7° à 10°, 4 (Flückiger). Elle est soluble dans l’alcool et dans l’acide acétique cristallisable ; le sulfure de carbone ne la dissout pas sensiblement, mais quatre parties d’essence dissolvent une partie de sulfure. Elle détone avec l’iode, ne dissout pas la santaline et réduit la fuchsine à chaud. La solution alcoolique d’essence est colorée en brun, par le perchlorure de fer. Enfin, elle se dissout dans les lessives alcalines, ce qui la distingue des essences d’orange et de citron.

L’essence de Bergamote parait formée d’un ou de plusieurs carbures d’hydrogène, de la formule G10 PI10, ainsi que d’une huile oxygénée, bouillant à 183°, d’une densité de 0,856 et dont la formule, selon Olime, serait(G11’ H16) 3,2 H8 O. Quant au stéaroptène, qui se dépose spontanément dans l’essence et que l’on appelle B erg aliène ou Camphre de Bergamote , Flückiger dit l’avoir obtenu en beaux cristaux aciculaires, blancs, neutres et inodores, très solubles dans le chloroforme, l’éther et le sulfure de carbone ; sa dissolution alcoolique n’est pas altérée par les sels de fer.

L’essence de Bergamote est falsifiée par addition d'alcool. Suivant Giovanni Righini, si, à 15 parties d’essence, on ajoute 15 parties d’huile d’olive ou d’huile d’amandes, et qu’on agite, l’alcool se sépare.

La solubilité de l’essence de Bergamote, dans la potasse caustique, permet d'y dévoiler l’addition des autres essences d’Aurantiacées, celles ci étant insolubles dans ce réactif.

Citronnier

Le Citronnier (C. Limonum, Risso; C. medica,\ ar. j3, L.) est un petit arbre de 3 à 5 mètres de hauteur, originaire (?)

AURANTIACEES OU HESPÈRIDÈES

des forêts du nord de l’Inde et cultivé, en Europe, dans les parties chaudes de la région méditerranéenne, surtout dans le sud de l’Italie, en Espagne et en Portugal, pour son fruit appelé Citron.

Le Citron ou Limon est un fruit ovoïde, mamelonné au sommet, à surface jaune clair, lisse ou rugueuse et dont les 10 ou 12 loges contiennent chacune 2 ou 3 graines jaunâtres, enfouies dans un tissu cellulaire rempli d’un suc jaune pâle, de saveur acide, agréable, d’odeur forte, spéciale.

Le suc de citrons ( Lemon juice, des Anglais), séparé de la pulpe, par expression, se présente sous forme d’un liquide trouble, jaunâtre, d’une densité de 1,040 à 1,045. Il contient environ 9,5 0/0 d'acide Citrique, 3 à 4 0/0 de gomme et de sucre, et 2,28 0/0 de sels inorganiques. Selon Cassa, le résidu de l’incinération du suc de citrons renferme 54 0/0 de potasse et 15 0/0 d’acide phosphorique.

Le suc de citrons est employé comme antiscorbutique. Convenablement préparé, il peut être conservé pendant plus d’une année ; mais le sucre, la gomme et les matières albuminoïdes qu’il contient le rendent susceptible de fermenter rapidement, lorsqu’il reste en vidange.

On retire aussi du Cédrat (C. medica , Risso) et de la Bergamote (C. Berg ami a) un suc ayant les mêmes propriétés.

L’écorce du Citron est intéressante par les principes qu’elle renferme, savoir l’ Hespéridine et l'Essence de citrons.

L’ Hespéridine (C22 H2G O12) est u:i glucoside obtenu de la portion spongieuse blanche du citron et de l'orange. Elle cristallise en aiguilles microscopiques, blanches, inodores, insipides, assez solubles dans l’acide acétique chaud, peu solubles dans l'alcool, presque insolubles dans l’eau froide, mais solubles dans 60 parties d’eau bouillante, très solubles clans l'alcool bouillant, insolubles dans l'éther, la benzine, les huiles grasses et volatiles. Elle forme, avec les alcalis, une solution d'abord incolore, qui jaunit à la longue; l’acide sulfurique la dissout et se colore en jaune.

Traitée par les acides dilués bouillants, elle se dédouble en glucose (G° H12 0°) et en Hespérétine (C16 H11 0°), sans fixation d’eau, tandis que le contraire arrive dans le dédoublement des autres glucosides.

Lebreton, qui découvrit l'Hespéridine, supposait que les aiguilles obtenues par lui étaient associées à un principe amer. Biandes

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