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CITRONNIER

donna à ce ] rincipe le nom d' Aurantiine. Ce dernier semble être analogue à la Limonine retirée par Bernajs des graines du Citron et de l’Orange et sans doute aussi à V Aurantiine extraite, par de Vry, des f.eurs du Citrus decumana. Bien que très voisines, Y Hespéridine et Y Aurantiine (G23 H20 O12, 4 II2 O) different par leur cristallisation, l'amertume de la dernière et par d’autres caractères.

Hilger et Hoffman assignent à l'Hespéridine la formule C18 H21 O®, H2 O.

L'Hespéridine parait dénuée de propriétés. Quant à l’Aurantiine, elle prend place parmi les amers ; c’est sans doute à elle que l'écorce d’oranges doit une partie de son action.

Essence de citrons. — Cette essence est obtenue de deux manières : 1° par expression du zeste avec une éponge, que l’on comprime ensuite ; 2° en frottant le citron entier sur la pointe d’épingles fixées au fond d’un vase, dans lequel se rassemble le liquide qui s’écoule des réservoirs à huile déchi rés par ce frottement.

L’essence préparée, soit par le procédé de V éponge , soit par le procédé de iécitelle à piquer, est décantée, pour en séparer le liquide trouble qui l’accompagne et filtrée ensuite. C’est alors un liquide jaune clair, lluide, mobile, d’une odeur suave, d’une saveur un peu amère, aromatique, d’une densité de 0,847, bouillant entre 160° et 170° et laissant déposer, à + 20°, des cristaux incolores d’un stéaroptène. L’essence de citron est dextrogyre, mais son pouvoir rotatoire parait variable. Elle est presque insoluble dans l’eau, soluble dans 10 parties d’alcool à 85°, soluble en toutes proportions dans l'alcool absolu, le sulfure de carbone. Elle dissout les huiles, les résines, le soufre, le phosphore, etc.; réduit la fuchsine à chaud et fait explosion avec l’iode, surtout quand elle, est mélangée d’essence de térébenthine. L’acide azotique la brunit ; l’acide sulfurique la trouble et le mélange prend une couleur rouge brun, qui devient jaunâtre, par addition d’alcool.

Ainsi que la plupart des essences d’Aurantiacées, elle a pour formule Glu H16 et offre les plus grandes analogies avec l’essence de térébenthine. Comme celle-ci, elle donne'; avec l’alcool et l'acide azotique, un hydrate (Clü H16, 2 H2 O) et l’acide sulfurique ou l’anhydride phosphoriquela transforment en colophène et en térébène. Elle se distingue de l’essence de

AURANTIACEES OU IIESPERIDEES

térébenthine en ce que, saturée par le gaz chlorhydrique, elle donne un bichlorhydrate (C10H1Ô,2HG1), tandis que l’essence de térébenthinefournit alors un monochlorhydrate (G10 H1G,C1).

On obtient, par distillation des zestes, avec de l'eau, une essence incolore ou colorée, très fluide, mais d’odeur moins agréable et qui sert surtout à détacher les étoffes.

Falsifications. — L’essence de Citrons est falsifiée par addition d'alcool , d 'essence distillée de citron , d 'essence de térébenthine , etc.

La falsification par V essence distillée ne peut guère être déterminée, que par l’arome moindre du liquide et par sa comparaison avec une essence de bonne qualité.

L 'alcool est décelé, en agitant l’essence avec de l’eau, qui devient laiteuse.-

L 'essence de térébenthine est reconnue en versant, dans le creux de la main, quelques gouttes de l’essence à essayer; si l’on frotte ensuite les mains l’une contre l’autre, l’odeur spéciale de térébenthine se développe.

Le pouvoir rotatoire de l’essence de citron ne change pas, si on la chauffe à 300° ; il augmente, quand elle contient de l’essence de térébenthine française.

En soumettant à la distillation une essence additionnée de pétrole, d’huiles grasses, de paraffine, le pétrole distille à une température inférieure à 175°; les huiles grasses et la paraffine restent dans la cornue.

En traitant l’essence par l’alcool fort, les huiles grasses etla paraffine ne sont pas dissoutes. La paraffine resterait comme résidu du traitement par l’acide sulfurique concentré, bouillant.

L’Acide citrique (Gg H8 O7) est extrait de la pulpe des citrons, qui ont servi à la préparation de l’essence, ainsi que de celle des oranges, des cédrats et des groseilles à maquereau cueillies avant la maturité; mais beaucoup d’autres fruits en contiennent ; tels sont les cynorrhodons, les fraises* les framboises, les sorbes, la pulpe de tamarins, etc.

Il cristallise en prismes orthorhombiques, de saveur acide, agréable, solubles dans l’eau, dans l’alcool et dans l’éther. Chauffé, il fond dans son eau de cristallisation, puis bout; vers 165°-170°, il se produit de l’acide aconitique, en

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