RACINE DE RAIFORT SAUVAGE
tites, à deux loges contenant chacune cinq ou six graines. Le Raifort est cultivé pour sa racine, que l’on emploie comme assaisonnement ou pour remplace le Cochléaria, qu’elle surpasse en activité.
Examinée sur une section transversale, la racine de Raifort se montre composée comme suit : lo une couche peu épaisse de cellules tabulaires, d’origine subéreuse; 2° une mince zone de parenchyme cortical, bornée en dedans, par une série simple de cellules pierreuses jaunâtres, considérées, par de Lanessan, comme appartenant à la gaine des faisceaux (Kernscheicle). Cette opinion semble peu conciliable, avec l'interruption fréquente de cette prétendue gaine et la présence de cellules analogues, dans la portion voisine du parenchyme libérien; 3o un liber, formé d'une couche épaisse de cellules polygonales irrégulières, au milieu desquelles sont dispersés de nombreux petits faisceaux de libres à blanches parois; 4° une zone cambiale, composée de cellules rectangulaires tangentielles ; 5° le méditullium ou portion centrale de la racine est constitué par un tissu parenchymateux, non lignifié, au sein duquel se voient de petits faisceaux vasculaires, disposés en séries radiales et composés chacun de deux ou trois vaisseaux réticulés ou ponctués ; ces vaisseaux sont rarement solitaires. Toutes les cellules renferment de l’amidon, tant dans l'écorce que dans le bois.
Bien que la racine de Raifort contienne de la Sinigrine et, sans doute, de la Myrosine (?), ces deux principes ne réagissent l’un sur l’autre que lorsqu’ils arrivent au contact, après la destruction des cellules qui les produisent (pour l’histoire de la Sinigrine et de la Myrosine, voir Moutarde noire , p. 23). L’on ignore, d’ailleurs, dans quelle partie des tissus existe la Sinigrine, dont le microscope n’a pu révéler l’existence. Quant à la Myrosine, on admet sa présence, mais sans preuves et uniquement en raison de la formation de Y huile essentielle qui se développe quand on broie la racine fraîche.
En effet, lorsqu’on écrase cette dernière et qu’on la soumet à la distillation avec de l’eau, on obtient 0,5 0/0 d’une huile volatile sulfurée, plus dense que l’eau, épaisse, jaune clair, extrêmement âcre et d’une odeur insupportable. Cette huile est soluble dans l’alcool et peu soluble dans l’eau. Sa composition est identique à celle de l’essence de Moutarde.
La racine de Raifort est un excitant très puissant. Elle
CRUCIFÈRES
entre dans Y alcoolat de Cochléaria, dans le sirop et dans le vin antiscorbutiques. Onl’emploie beaucoup, en Allemagne, comme condiment, d’où le nom de Moutarde des Allemands, qu’on lui donnait autrefois en France.
Éry simura officinal
L’Érysimum, aussi appelé Vélar, Herbe aux chantres ( Ery simum officinale , L. ; Sysimbrium officinale , Scop.;
F, g. 378, — Érysimum officinal.
fîg\3 78) est une plante annuelle, offrant les caractères suivants : tige rameuse, pubescente, étalée; feuilles inférieures pubescentes, presque lyrées, les supérieures bastées, irrégulièrement dentées ; fleurs jaunes, très petites, en longues grappes éffilées ; sépales pubescents, demi-ouverts; pétales entiers,