HAMAMEI.IS DE VIRGINIE
dans un appareil à déplacement; laissez égoutter et lavez ensuite le résidu (dans l'appareil) avec Q. S. d’alcool, pour obtenir 500 grammes de teinture, que l’on donne à la dose de 0,20 à 1 gramme par jour.
3» Le Dr Dujardin-Beaumetz indique de préparer celte teinture avec: Extrait, 1 partie ; Alcool, l partie; Eau, 1 partie; mêlez, et filtrez. — Dose de 5 à 30 gouttes.
N. B. — Les teintures n° 2 et n° 3 sont loin d’être équivalentes et ne peuvent être données aux mêmes doses; la teinture n° 3 est infiniment plus active que la teinture n° 2. Quant à cette dernière, sa préparation est défectueuse. Il faut la modifier comme suit : Poudre d'Hamamèlis, 50 grammes; Alcool à 60°, 200 grammes. Faites macérer 4 jours, laissez égoutter et lavez le résidu avec Q. S. d’alcool à 60°, pour obtenir 500 grammes de teinture.
B — Décoction. — Ilamamélis, 30 grammes ; Eau , 500 grammes. Faites bouillir, passez. — Dose : un verre plein.
C — Extrait fluide. — La préparation connue sous ce nom (Pond' s extract, des médecins américains) est, paraît-il, beaucoup usitée aux États-Unis. Les formules qu’on en trouve dans les auteurs sont loin d'être analogues ou même comparables.
1° Dujardin-Beaumetz en indique une, qu'il dit être employée dans le Massachusetts et qui est évidemment erronée. La voici : Hamamëlis, Alcool, Glycérine, de chaque 1 partie; Eau Q. S. On met l'Hama mélis réduite en poudre, avec les 4 parties d'eau, de glycérine et d’alcool, sur un filtre placé dans un entonnoir, dont la douille est bouchée. On recouvre la matière avec du papier à filtrer et l'on verse par-dessus 350 grammes d’eau ; puis on laisse macérer le tout pendant quatre jours, dans une chambre chaude. Au bout de ce temps, on fait écouler le liquide et l'on ajoute de nouvelle eau, jusqu’à ce qu’on ait recueilli 420 grammes de liqueur filtrée, que l’on met de côté. On lave avec Q. S. d’eau, pour obtenir encore 300 grammes de liquide, que l'on réduit, par évaporation, à 60 grammes, lesquels sont mêlés aux 420 grammes déjà recueillis. Enfin, on filtre.
Dujardin-Beaumetz prescrit cet extrait tluicle, par cuillerées à café. L’on peut se demander quelle action peut avoir un liquide de ce genre, obtenu par la lixiviation de 1 partie cl’Homamélis, avec 480 grammes d’eau.
2° La Pharmacopée des Etats-Unis indique la formule suivante, qui est rationnelle :
Hamamélis en poudre n° 40, 100 grammes ; Alcool et Eau, Q. S. pour obtenir 100 centimètres cubes d’extrait fluide.
On emploie aussi, eu Amérique, deux préparations connues sous les noms d Hazeline et d' Hamamélin ou d' Hamamélidin,
L’Hazeline est une hydrolat obtenu avec l'é:orce fraîche. La faible proportion d’essence, contenuedans cette écorce, doit rendre cet hydrolat à peu prés aussi inoffensif que notre Eau de Plantain.
Quant à 1 Hamamélin, il est constitué par l'extrait d'Hamamélis, que 1 on a desséché et mis en poudre. On l’administre à la dose de 3 à 13 centigrammes par jour.
AQUJFOLIACEES ou JLJG1NI K
A QU I FOLIACÉES ou IUCINÉES
Produit des Ilicinées
Houx commun. — Le Houx commun (Ilex A qui folium, L., ûg. 460) est un arbuste raraeux, abondamment répandu dans les forêts et les montagnes de l'Europe centrale. Ses feuilles sont ovales ou oblongues,
coriaces, luisantes, brièvement pétiolées, d'un vert pré, en dessus, plus pâles en dessous, longues de 3 à 4 centimètres, larges de 2 à 3 centimètres ; leurs bords anguleux et munis de dents épineuses sont ordinairement ondulé?.
L'écorce de la tige renferme beaucoup de glu ; on l'employait jadis, en décoction, contre la goutte, les rhumatismes et les fièvres. Les baies sont réputées purgatives et même émétiques.
Cn a signalé, dans les feuilles de IIoux, un principe amer, encore peu connu, que Deleschamps a nommé Ilicine , et qui a été préconisé comme fébrifuge. Moldenhauer y a trouvé aussi un acide, non isolé à l'état libre (Ac. Ilicique) et une substance colorantejaune, qu'il a appelé Ilixantliine (G17 Ii22OU).
Thé du Paraguay, ou Maté — Le Thé du Paraguay (Ilex paraguayensis , Lamb.)est un arbuste des régions tempérées de l'Amérique méridionale, dont les feuilles sont usitées, au Brésil et au Paraguay, comme s imulantes.
Ces feuilles sont glabres, un peu coriaces, ovales-lancéolées ou oblongues, en général longuement atténuées à la base et irrégulièrement dentées ou serretées. Aussitôt après leur récolte, on les grille légèrement, puis on les broie entre des pierres ou sous des meu'es. C'est en cet état qu'on les emploie et qu'elles arrivent dans le commerce. Elles ont une saveur amère, aromaiique et une odeur assez analogue à celle du Thé.
Le Thé du Paraguay doit ses propriétés à la caféine, dont il contient environ 1,2 0/0. A dose faible, ces feuilles sont réputées stimulantes et digestives ; à dose un peu élevée, elles déterminent le romis-